Rejet 2 mai 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Paris, 2 mai 2025, n° 2511819 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Paris |
| Numéro : | 2511819 |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 30 mai 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2025, Mme A B, représentée par Me Mokrane, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa situation ;
2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
— la condition de l’urgence est satisfaite ;
— la décision de clôture de sa demande de document de circulation pour étranger mineur au profit de sa nièce qui lui a été confiée par Kafala porte une atteinte grave et manifestement illégale à l’intérêt supérieur de l’enfant, en violation de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, à la liberté d’aller et venir et au droit de mener une vie privée et familiale normale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
— le code de justice administrative.
Mme Giraudon a été désignée par le président du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. » et aux termes de l’article L. 522-1 : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique () ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ». Enfin, en vertu du premier alinéa de l’article R. 522-1 du code, la requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit justifier de l’urgence de l’affaire.
2. Il n’y a urgence à ordonner la suspension d’une décision administrative que s’il est établi qu’elle préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du demandeur ou aux intérêts qu’il entend défendre. En outre, lorsque le requérant fonde son intervention non sur la procédure de suspension régie par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, mais sur la procédure de protection particulière instituée par l’article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l’article L. 521-2 soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.
3. À l’appui de sa requête, Mme B ne justifie d’aucune situation d’urgence qui rendrait nécessaire l’intervention, dans un délai de quarante-huit heures, d’une mesure de la nature de celles qui peuvent être ordonnées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Paris, le 2 mai 2025.
La juge des référés,
Signé,
M.-C. GIRAUDON
La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
N°2511819/9
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Solidarité ·
- Revenu ·
- Département ·
- Foyer ·
- Dette ·
- Bonne foi ·
- Justice administrative ·
- Remise ·
- Commissaire de justice ·
- Situation financière
- Justice administrative ·
- Education ·
- Enfant ·
- Handicapé ·
- Adolescent ·
- Urgence ·
- Autonomie ·
- Scolarisation ·
- Suspension ·
- Obligation scolaire
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Assignation à résidence ·
- Éloignement ·
- Obligation ·
- Ingérence ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale ·
- Tiré
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Territoire français ·
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Carte de séjour ·
- Mentions ·
- Stipulation ·
- Vie privée ·
- Interdiction ·
- Délai
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Guadeloupe ·
- Département ·
- Lieu de résidence ·
- Compétence du tribunal ·
- Juridiction administrative ·
- Permis de conduire ·
- Conseil d'etat ·
- Route
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Urgence ·
- Commune ·
- Heures supplémentaires ·
- Décision administrative préalable ·
- Demande ·
- Réponse ·
- Règlement ·
- Juridiction administrative
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Communauté de communes ·
- Urbanisation ·
- Justice administrative ·
- Urbanisme ·
- Recours gracieux ·
- Délibération ·
- Désignation ·
- Commissaire de justice ·
- Courrier ·
- Vote
- Maire ·
- Conseil municipal ·
- Commune ·
- Délégation ·
- Administration communale ·
- Collectivités territoriales ·
- Communication de document ·
- Perte de confiance ·
- Commissaire de justice ·
- Finances
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Refus ·
- Titre ·
- Justice administrative ·
- Liberté fondamentale ·
- Ressortissant ·
- Vie privée ·
- Pays
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Urgence ·
- Suppression ·
- Solidarité ·
- Système informatique ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale ·
- Délai ·
- Notification
- Justice administrative ·
- Allocations familiales ·
- Commissaire de justice ·
- Recours administratif ·
- Prime ·
- Décision implicite ·
- Désistement d'instance ·
- Acte ·
- Activité ·
- Droit commun
- Territoire français ·
- Pays ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Médecin ·
- Interdiction ·
- Santé ·
- Liberté fondamentale ·
- Tiré ·
- Traitement
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.