Tribunal de commerce / TAE de Paris, 2 avril 1999, n° 99003232
TCOM Paris 2 avril 1999

Résumé par Doctrine IA

La société ESMAR, spécialisée dans le prêt-à-porter haut de gamme sous la marque "FOUKS", reproche à la SA Galerie Y (les X Y) une rupture brutale de leurs relations commerciales établies depuis plus de trente ans, suite à la fin de la présentation de ses collections au magasin Haussmann. ESMAR invoque l'article 36-5 de l'ordonnance du 1er décembre 1986, estimant que le préavis donné par les X Y était insuffisant et que cela a causé un préjudice important, demandant 12.190.419 Francs en dommages et intérêts. Les X Y réfutent ces allégations, arguant que le préavis respectait les usages et que l'accord pouvait être résilié unilatéralement. La Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DRCCF) d'Ile-de-France intervient, soutenant ESMAR et ajoutant que les X Y ont également enfreint l'article 36-4 de l'ordonnance en obtenant des conditions de vente dérogatoires. Le Tribunal de Commerce de Paris juge que les X Y ont rompu brutalement et abusivement la relation commerciale sans respecter l'article 36-5, engageant leur responsabilité et devant réparer le préjudice causé à ESMAR, fixant une indemnité globale forfaitaire de 1.150.000 Francs. Il rejette cependant l'accusation basée sur l'article 36-4, estimant que l'accord de 1996 entre les parties ne résultait pas de pressions anormales. Le Tribunal autorise également la publication du dispositif du jugement dans trois journaux aux frais des X Y et alloue 25.000 Francs à ESMAR au titre de l'article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile, tout en rejetant l'exécution provisoire.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Commentaire0

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 

Sur la décision

Référence :
T. com. Paris, 2 avr. 1999, n° 99003232
Juridiction : Tribunal de commerce / TAE de Paris
Numéro(s) : 99003232

Sur les parties

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Tribunal de commerce / TAE de Paris, 2 avril 1999, n° 99003232