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Sur la décision
| Référence : | TJ Lyon, 2e ch. cab. 3, 5 mai 2025, n° 23/08224 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/08224 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Texte intégral
DATE DU JUGEMENT:
05 [H] 2025
RG N° RG 23/08224 – N° Portalis DB2H-W-B7H-YQDV / 2ème Ch. Cabinet 3
MINUTE N°
AFFAIRE
[N] [Z] [C] [Y] épouse [O]
C /
[P] [B] [O]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Mathilde JACOB, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Laurence NODET, Greffier, statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 05 [H] 2025, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 3 Décembre 2024 dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [N] [Z] [C] [Y] épouse [O]
née le [Date naissance 3] 1997 à [Localité 17]
[Adresse 9]
[Localité 6]
représentée par Me Adeline BEL, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 981
DEFENDEUR :
Monsieur [P] [J]
né le [Date naissance 4] 1996 à [Localité 15]
[Adresse 7]
[Localité 2]
représenté par Me Auriel DUCHENAUD, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 2469
Notification le :
1 Grosse et 1 Copie certifiée conforme en LRAR
à
Madame [N] [Z] [C] [Y] épouse [O]
Monsieur [P] [J]
Et
1 Grosse
à
[11]
Me Adeline BEL, vestiaire : 981
Me Auriel DUCHENAUD, vestiaire : 2469
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics,
Vu l’assignation en divorce délivrée par Madame [N] [Y], le 30 octobre 2023,
Vu l’acte sous signature privée signé le 24 mai 2024,
PRONONCE sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
Madame [N] [Z] [C] [Y], née le [Date naissance 3] 1997 à [Localité 16] (Rhône),
et de
Monsieur [P] [J], né le [Date naissance 4] 1996 à [Localité 14] (Rhône),
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2022, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 14] (Rhône),
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
RAPPELLE que le divorce prend effet entre les époux s’agissant de leurs biens à la date de la demande en divorce, soit le 30 octobre 2023 ;
RAPPELLE que chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint dès le prononcé du divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
DEBOUTE Madame [N] [Y] de sa demande visant à attribuer à Monsieur [P] [O] le droit au bail du logement sis [Adresse 8] (Cher) ;
CONSTATE que Madame [N] [Y] et Monsieur [P] [O] exercent en commun l’autorité parentale sur l’enfant mineur [T] [V] [H] [U] [Y] [O], née le [Date naissance 5] 2023 ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard de l’enfant et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges entre l’enfant et l’autre parent dans le respect de vie de chacun ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence de l’enfant au domicile de Madame [N] [Y] ;
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [P] [O] accueille l’enfant et qu’à défaut d’un tel accord, fixe les modalités suivantes :
— pendant 6 mois a compter de l’ordonnance sur mesures provisoires du 04 avril 2024: les fins de semaines paires le samedi et le dimanche de 10 heures a 17 heures, hors periodes des conges de la mere avec un delai de prevenance de 1 mois,
— a l’issue de cette periode et pendant 6 mois : les fins de semaines paires du samedi 10 heures au dimanche 17 heures hors periodes des conges de la mere avec un delai de prevenance de 1 mois,
— a l’issue de cette periode et pendant 6 mois :
* hors vacances scolaires : les fins de semaines paires du samedi 10 heures au dimanche 17 heures,
* pendant les petites vacances : les 4 premiers jours de la periode du samedi 10 heures au mardi 10 heures sauf meilleur accord entre les parties,
* pendant les conges d’ete : deux periodes d’accueil de 5 jours du samedi 10 heures au mercredi 10 heures selon l’accord amiable des parties et a defaut d’accord les 1eres et 5emes semaines de la periode,
— a l’issue de cette periode : les fins de semaines paires du samedi 10 heures au dimanche 17 heures et pendant la moitie des vacances scolaires, la premiere moitie les annees paires et la seconde moitie les annees impaires avec fractionnement par quarts durant les conges d’ete,
— deux appels par Visio conférence par semaine pour le parent n’ayant pas la résidence de l’enfant,
à charge pour le père d’aller chercher ou faire chercher l’enfant à l’école ou au domicile de l’autre parent et de l’y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher l’enfant dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeure l’enfant ;
DIT que si la fin de semaine est précédée ou suivie d’un jour férié, celui-ci s’ajoute au droit d’hébergement ;
FIXE à 250 euros par mois la contribution que doit verser Monsieur [P] [O] toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, à Madame [N] [Y] pour contribuer à l’entretien et l’éducation de l’enfant ;
CONDAMNE Monsieur [P] [O] au paiement de ladite pension à compter de la présente décision ;
DIT qu’elle est due même au-delà de la majorité des enfants tant que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l’autre parent ;
DIT que le créancier de la pension doit produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
RAPPELLE que cette pension varie de plein droit chaque année à la date anniversaire de la précédente décision en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par L’INSEE selon la formule suivante:
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui au jour de l’ordonnance sur mesures provisoires et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr ; ou www.servicepublic.fr ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
* saisie-arrêt entre les mains d’un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l’employeur,
* recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République,
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : deux ans d’emprisonnement et 15000 € d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République;
3) le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires ([10] : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa [12] – ou [13], afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant [T] [V] [H] [U] [Y] [O], née le [Date naissance 5] 2023 sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires peut prendre fin sur demande de l’un des parents adressée directement à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l’autre parent ;
DEBOUTE les autres demandes des parties ;
DIT que chaque partie conserve la charge de ses propres dépens ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus.
En foi de quoi le présent jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier présent lors du prononcé par mise à disposition au greffe.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
L.NODET M. JACOB
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