Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, jaf sect. 2 cab 5, 23 janv. 2026, n° 21/38035 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 21/38035 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 12 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 10]
■
AFFAIRES
FAMILIALES
JAF section 2 cab 5
N° RG 21/38035 – N° Portalis 352J-W-B7F-CVFON
N° MINUTE :
JUGEMENT
rendu le 23 janvier 2026
Articles 233 -234 du code civil
DEMANDERESSE
Madame [X] [W]
[Adresse 2]
[Localité 6]
Ayant pour conseil Me Cora VALERY-OLIVERA ANGEL, Avocat, #E1581
DÉFENDEUR
Monsieur [G] [T]
[Adresse 7]
[Localité 6]
Ayant pour conseil Me Aicha ANSAR-RACHIDI, Avocat, #D0825
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
[Y] [V]
LE GREFFIER
[D] [U]
Copies exécutoires envoyées le
à
Copies certifiées conformes envoyées le
à
DÉBATS : A l’audience tenue le 24 Novembre 2025, en chambre du conseil ;
JUGEMENT : prononcé rendu publiquement, contradictoire susceptible d’appel.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats hors la présence du public, et après en avoir délibéré conformément à la loi,
Vu l’assignation en divorce en date du 14 octobre 2021,
Vu l’ordonnance sur les mesures provisoires en date du 08 avril 2021,
Vu l’ordonnance en date du 22 avril 2024,
PRONONCE en application des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
Madame [X] [W]
née le [Date naissance 5] 1977, à [Localité 8] (Maroc),
et
Monsieur [G] [T]
né le [Date naissance 3] 1963, à [Localité 9] (Maroc),
mariés le [Date mariage 1] 2006 à [Localité 12] (75) ;
ORDONNE la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l’article 1082 du code de procédure civile, en marge de l’acte de mariage, de l’acte de naissance de chacun des époux ;
RAPPELLE que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou un acte public ;
DIT n’y avoir lieu à statuer sur les demandes de « donner acte » ou d’application de dispositions prévues de plein droit par la loi ;
DIT qu’en ce qui concerne leurs biens le présent jugement prendra effet dans les rapports entre époux à compter du 14 octobre 2021 ;
RAPPELLE que chaque époux perd l’usage du nom de son conjoint ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis ;
DECLARE irrecevables les demandes formulées par Monsieur [G] [T] au titre de la liquidation du régime matrimonial et le partage des intérêts patrimoniaux ;
RENVOIE, le cas échéant, les parties à procéder à l’amiable aux opérations de compte, liquidation et partage de leur régime matrimonial et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1360 et suivants du code de procédure civile ;
FIXE à la somme de 19 200 euros (DIX NEUF MILLE EUROS) le montant de la prestation compensatoire que Monsieur [G] [T] versera à Madame [X] [W], sous forme de rente mensuelle de 400 euros (QUATRE CENTS EUROS) par mois pendant 4 ans ;
DEBOUTE Madame [X] [W] de sa demande d’exécution provisoire sur la prestation compensatoire ;
CONSTATE que les deux parents exercent conjointement l’autorité parentale sur l’enfant [H] [T] ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard de l’enfant et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges entre l’enfant et l’autre parent dans le respect de vie de chacun,
— respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant,
— communiquer, se concerter et coopérer dans l’intérêt de l’enfant,
— se communiquer leurs adresses et coordonnées respectives ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
RAPPELLE qu’à l’égard des tiers, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant ;
FIXE la résidence de l’enfant au domicile de Madame [X] [W] ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement de Monsieur [G] [T] s’exercera à l’amiable à l’égard de l’enfant, et à défaut de meilleur accord, selon les modalités suivantes :
— en période scolaire : les 1ère, 3ème et 5ème fin de semaines du vendredi sortie des classes au lundi entrée en classe,
— en période de vacances scolaires : la première moitié les années impaires et la seconde moitié les années paires ;
DIT que l’accueil de l’enfant une fin de semaine sur deux sera déterminé en fonction du planning professionnel de Monsieur [G] [T] qui devra être communiqué à Madame [X] [W] chaque mois, un mois à l’avance ;
PRECISE que :
— la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir de la date officielle des vacances, le premier jour à 09 heures, soit habituellement le samedi, et se terminant le dernier jour à 19 heures, soit habituellement le dimanche ;
— l’échange de résidence de l’enfant se fait le jour de la moitié des vacances, soit habituellement le samedi à 19 heures ;
— les dates de vacances à prendre en considération sont celles de l’académie dont dépend l’établissement scolaire fréquenté par l’enfant ;
— la période d’hébergement des fins de semaine ne pourra s’exercer pendant la partie des congés scolaires réservés au parent chez qui l’enfant réside ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement s’étend aux jours fériés précédant ou suivant les fins de semaine considérées ;
DIT que le titulaire du droit de visite devra prendre ou faire prendre l’enfant et le ramener ou le faire ramener par une personne digne de confiance (parent, allié ou personne dûment mandatée par le titulaire du droit de visite) au lieu de sa résidence habituelle ou à l’école ;
DIT qu’à défaut pour le titulaire du droit de visite et d’hébergement d’avoir exercé ses droits dans la première heure pour les fins et les milieux de semaine, et dans la première journée pour les vacances, il sera réputé y avoir renoncé pour la totalité de la période considérée ;
INDIQUE que les parents ont le devoir, en cas de changement de résidence, de se communiquer leur nouvelle adresse ;
DIT que par dérogation à ce calendrier, l’enfant passera le dimanche de la fête des mères auprès de sa mère et le dimanche de la fête des pères auprès de son père ;
CONDAMNE Monsieur [G] [T] à verser à Madame [X] [W] la somme de 800 euros (HUIT CENTS EUROS) par mois au titre de sa contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant [H] [T], né le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 11];
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de [H] sera versée par l’intermédiaire de l’organisme des prestations familiales à Madame [X] [W] née le [Date naissance 5] 1977, à [Localité 8] (Maroc) ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
PRECISE que la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant est due au-delà de la majorité de l’enfant sur justification que l’enfant ne peut subvenir lui-même à ses besoins, notamment en raison de la poursuite d’études ;
DIT que cette justification devra intervenir si l’enfant poursuit des études au plus tard le 30 novembre de l’année scolaire en cours ; si l’enfant ne poursuit pas d’études, cette justification devra intervenir au plus tard à la fin de chaque trimestre annuel soit le 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre de chaque année ;
DIT qu’elle cessera d’être due si l’enfant vient à subvenir lui-même à ses besoins en disposant de ressources au moins égales à la moitié du SMIC mensuel ou si l’enfant est personnellement bénéficiaire du RSA ;
RAPPELLE que la présente décision est, de droit, exécutoire à titre provisoire, en ses dispositions relatives à l’enfant ;
DEBOUTE les parties de toutes autres demandes plus amples ou contraires ;
DEBOUTE Madame [X] [W] de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE chaque partie à payer la moitié des dépens et dit que ceux-ci seront recouvrés le cas échéant conformément à la loi sur l’aide juridictionnelle.
Fait à [Localité 10], le 23 Janvier 2026
Lisa ROSSIGNOL Sixtine GUESPEREAU
Greffière Juge
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Notaire ·
- Servitude ·
- Parcelle ·
- Assainissement ·
- Acte ·
- Vente ·
- Compromis ·
- Eau usée ·
- Mise en conformite ·
- Vendeur
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Signification ·
- Dette ·
- Commandement de payer ·
- Contrat de location ·
- Location ·
- Résiliation du bail ·
- Paiement ·
- Locataire
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Locataire ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Caution ·
- Résiliation ·
- Délais ·
- Commandement de payer ·
- Paiement ·
- Clause resolutoire ·
- Adresses
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Dommages causés par des véhicules ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Fracture ·
- Indemnisation ·
- Provision ·
- Juge des référés ·
- Assistant ·
- Gauche ·
- Compagnie d'assurances ·
- Sociétés ·
- Indemnité ·
- Faute
- Indivision ·
- Partage ·
- Notaire ·
- Successions ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Héritier ·
- Liquidation ·
- Ouverture ·
- Demande
- Saisie des rémunérations ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mainlevée ·
- Saisie-attribution ·
- Ordonnance de taxe ·
- Crédit lyonnais ·
- Dette ·
- Attribution ·
- Bâtonnier
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Hospitalisation ·
- Courriel ·
- Consentement ·
- Santé publique ·
- Certificat médical ·
- Personnes ·
- Centre hospitalier ·
- Prénom ·
- Délai
- Expertise ·
- Construction ·
- Mesure d'instruction ·
- Partie ·
- Référé ·
- Tribunal judiciaire ·
- Malfaçon ·
- Consignation ·
- Demande ·
- Non conformité
- Divorce ·
- Mariage ·
- Maroc ·
- Partage ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Civil ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Affaires étrangères ·
- Chambre du conseil
Sur les mêmes thèmes • 3
- Arbre ·
- Associations ·
- Adresses ·
- Immeuble ·
- Expertise ·
- Assurances ·
- Syndic ·
- Commissaire de justice ·
- Propriété ·
- Dire
- Commissaire de justice ·
- Locataire ·
- Loyer ·
- Exécution provisoire ·
- Contentieux ·
- Bailleur ·
- Sociétés ·
- Sommation ·
- Quittance ·
- Titre
- Sociétés ·
- Facture ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bon de commande ·
- Sécurité publique ·
- Mentions ·
- Dommages et intérêts ·
- Montant ·
- Courrier ·
- Expert
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.