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Sur la décision
| Référence : | TJ Pontoise, surendettement, 9 févr. 2026, n° 25/00238 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00238 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours |
| Date de dernière mise à jour : | 18 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PONTOISE
Chambre de proximité
Service Surendettement
[Adresse 3]
[Adresse 16]
[Localité 10]
☎ : [XXXXXXXX01]
[Courriel 25]
N° RG 25/00238 – N° Portalis DB3U-W-B7J-ON33
N° Minute :
DEMANDERESSE :
Mme [C] [K]
Débiteur(s), trice(s) :
[K] [C]
Copie délivrée le :
à :
Copie exécutoire délivrée le :
à :
JUGEMENT du 09 février 2026
DEMANDERESSE :
Madame [C] [K]
[Adresse 5]
[Adresse 12]
[Localité 11]
comparante en personne
DÉFENDERESSES :
[P]
Chez [26]
[Adresse 20]
[Localité 6]
non comparante, ni représentée
[18]
Chez [26]
[Adresse 20]
[Localité 6]
non comparante, ni représentée
[15]
Chez [Localité 23] Contentieux
[Adresse 2]
[Localité 8]
non comparante, ni représentée
CA CONSUMER FINANCE
— [Adresse 13]
[Adresse 17]
[Localité 7]
non comparante, ni représentée
[H] [V] [21]
AG Siège Social
[Adresse 4]
[Localité 9]
non comparante, ni représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : SAUVE Florence
Greffier : PASCAL Stéphane
DÉBATS :
Audience publique du : 19 janvier 2026
Après que les formalités des articles 430 et suivants du code de procédure civile eurent été respectées, le Tribunal a rendu le jugement suivant :
au nom du peuple français :
EXPOSÉ DU LITIGE
Mme [C] [K] a saisi la commission de surendettement des particuliers du Val d’Oise afin de bénéficier de la procédure de traitement des situations de surendettement le 30 septembre 2024 pour la première fois.
La commission a déclaré sa demande recevable le 15 octobre 2024 et lors de sa séance du 21 janvier 2025 recommandé la mise en place d’un plan comportant 50 mensualités de 429,27 euros à taux de 3,71 %.
La décision de la commission a été notifiée à Mme [K] et à ses créanciers par lettre recommandée avec accusé de réception ; Mme [K] l’a reçue le 25 janvier 2025.
Mme [K] a formé un recours par lettre recommandée avec accusé de réception adressé au service de la [14] le 19 février 2025.
Mme [K] et ses créanciers ont été convoqués à l’audience du 19 janvier 2026 par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, adressée quinze jours avant l’audience.
Mme [K] a expliqué qu’elle ne contestait pas la mensualité retenue par la commission de surendettement mais souhaitait uniquement conserver le véhicule en LOA, régler la mensualité de 230 euros et le restituer à la fin du contrat qui adviendra au mois de septembre 2026. Elle pourra ensuite bénéficier d’un véhicule donné par son père. Elle souhaite régler les mensualités de la [22] qu’elle n’a jamais cessé de régler plus la mensualité de remboursement prévue par la commission de surendettement.
Le [19] a rappelé le montant de ses créances par courrier.
[26] s’en est rapporté à la décision du tribunal.
L’affaire a été mise en délibéré au 9 février 2026, la décision étant prononcée par mise à disposition au greffe de la juridiction.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur la recevabilité de la contestation de Mme [K]
La contestation de Mme [K] formée dans les délais et dans les formes prévues par l’article R 733- 6 du code de la consommation doit être déclarée régulière et recevable.
Sur les mesures de redressement de la situation de Mme [K]
L’article 711-1 du code de la consommation prévoit que « Le bénéfice des mesures de traitement des situations de surendettement est ouvert aux personnes physiques de bonne foi. La situation de surendettement est caractérisée par l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes, professionnelles et non professionnelles, exigibles et à échoir. Le seul fait d’être propriétaire de sa résidence principale dont la valeur estimée à la date du dépôt du dossier de surendettement est égale ou supérieure au montant de l’ensemble des dettes professionnelles et non professionnelles exigibles et à échoir ne fait pas obstacle à la caractérisation de la situation de surendettement. L’impossibilité de faire face à un engagement de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société caractérise également une situation de surendettement.
Lorsqu’il est saisi de la contestation des mesures recommandées par une commission de surendettement, le juge est investi de la mission de traiter l’ensemble de la situation de surendettement du débiteur et peut prendre tout ou partie des mesures définies aux articles L 733-12, L733-13, L733-1, L733-7 du code de la consommation.
Le juge doit laisser au débiteur une partie de ses ressources, calculée comme il est dit aux articles L 731-2 et suivants du code de la consommation. Hormis cette part minimale de ressources nécessaire aux dépenses courantes du ménage, il appartient au juge d’apprécier les facultés contributives résiduelles du débiteur, au regard de ses charges et ressources réelles.
En l’espèce, l’éligibilité de Mme [C] [K] à la procédure de traitement des situations de surendettement prévue à l’article L 711-1 du code de la consommation ne fait l’objet d’aucune contestation.
La bonne foi du débiteur, qui est présumée, n’est pas remise en cause.
Selon l’état des créances établi par la commission de surendettement le 20 février 2025, l’ensemble de ses dettes représentait un montant de 19461,80 euros.
La commission de surendettement a retenu une mensualité de remboursement de 429,27 euros avec un taux de 3,71 % sur 50 mois se basant sur des revenus de 1906 euros et des charges de 1445 euros, Mme [K] étant âgée de 33 ans sans enfant à charge. Elle demande également la restitution du véhicule en LOA.
Mme [K] ne conteste pas le plan en lui-même qu’elle peut régler en l’état mais elle souhaite en plus du plan continuer de régler les mensualités de la LOA et conserver le véhicule jusqu’au mois de septembre 2026, pour le restituer à ce moment et bénéficier d’un véhicule donné par son père. Ce véhicule est essentiel pour se rendre sur son lieu de travail en horaires décalés. L’organisme de crédit qui détient la [22] ne sollicite nullement la restitution du véhicule, les Mensualités du crédit étant réglées.
Il convient ainsi de faire droit aux demandes de Mme [K] qui sont compatibles avec l’intérêt des créanciers et permettent son désendettement.
Les versements de Mme [K] s’effectueront le 10 de chaque mois, pour la première fois le 10 mars 2026 et pendant 50 mensualités de 429,27 euros à taux de 3,71 %. Les conditions d’exécution du contrat de LOA avec Toyota Kreditbk GMBH sont maintenues et les mensualités sont réglées en plus des mensualités du plan comme le prévoit le contrat.
Pendant l’exécution des mesures de redressement, Mme [K] ne pourra pas contracter de nouvelles dettes, ni accomplir des actes de disposition de son patrimoine sous peine d’être déchue du bénéfice de la présente décision.
La présente décision a pour effet de suspendre les cessions des rémunérations éventuellement consenties par Mme [K], les mesures de redressement prévues au dispositif se substituant aux conventions antérieurement conclues entre le débiteur et ses créanciers afin d’apurer ses dettes.
La présente décision fait également obstacle à l’engagement de nouvelles mesures d’exécution par des créanciers parties à la décision, en ce compris les créanciers régulièrement appelés et qui n’ont pas produit leur créance.
Les dépens seront laissés à la charge du Trésor Public.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal judiciaire, statuant publiquement, par jugement rendu par mise à disposition au greffe à la date indiquée aux parties réputé contradictoire et en premier ressort :
DÉCLARE recevable le recours formé par Mme [C] [K] ;
AUTORISE Mme [C] [K] à conserver le véhicule en LOA et à régler les mensualités contractuelles en sus de celles prévues dans le plan de surendettement ;
DIT que les conditions d’exécution du contrat de LOA avec Toyota Kreditbk GMBH sont maintenues ;
Pour le reste,
FIXE les mesures de redressement de la situation de Mme [K] ainsi qu’il est prévu au tableau présenté par la commission de surendettement le 21 janvier 2025 ;
DIT que les versements de Mme [C] [K] s’effectueront le 10 de chaque mois, pour la première fois le 10 mars 2026 et pendant 50 mensualités de 429,27 euros à taux de 3,71 % ;
DIT qu’il appartiendra à Mme [K] de mettre en place les modalités de règlement avec ses créanciers ;
DIT qu’à défaut de paiement d’une seule mensualité à son échéance la présente décision sera caduque de plein droit, après mise en demeure restée infructueuse adressée à Mme [K] d’avoir à exécuter ses obligations ;
DIT que pendant l’exécution des mesures de redressement Mme [K] ne pourra pas contracter de nouvelles dettes, ni accomplir des actes de disposition de son patrimoine, sous peine d’être déchue du bénéfice de la présente décision ;
RAPPELLE que toutes autres modalités de paiement, tant amiables que forcées, sont suspendues pendant l’exécution du plan, y compris les éventuelles cessions des rémunérations consenties par Mme [K] ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire de la présente décision est de droit ;
DIT que le présent jugement sera notifié à Mme [K] et à chacun des créanciers par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ;
DIT que copie du jugement sera adressée à la Commission de surendettement des particuliers du Val d’Oise par lettre simple ;
LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public.
Ainsi fait et jugé à [Localité 24] le 9 février 2026
LE GREFFIER LE VICE-PRESIDENT
Stéphane PASCAL Florence SAUVE
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