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Sur la décision
| Référence : | TJ Pontoise, ch. j a f cab 4, 10 avr. 2026, n° 24/02100 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/02100 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 21 avril 2026 |
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Texte intégral
MINUTE N° :
JUGEMENT DU : 10 Avril 2026
DOSSIER : N° RG 24/02100 – N° Portalis DB3U-W-B7I-NVED
AFFAIRE : [H] [I] épouse [Z] [C] [Q]
OBJET : DIVORCE
CODE NAC : 20L Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
CHAMBRE J.A.F. CAB 4
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PONTOISE
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Jugement rendu le 10 Avril 2026 par Monsieur Christophe CHAMOUX, Juge aux affaires familiales, assisté de Madame Maéva LETARD-DELLEVI, Greffier.
DATE DES DÉBATS :13 novembre 2025
L’affaire a été mise en délibéré au 13 mars 2026, prorogé au 10 avril 2026 pour surcharge du cabinet et absence d’un personnel
PARTIES :
DEMANDERESSE :
Madame [H] [I] épouse [Q]
née le [Date naissance 1] 1985 à [Localité 1] (MALI)
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par Me Stéphanie VAUTTIER, avocat au barreau de VAL D’OISE plaidant, vestiaire : 219
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-95500-2023-3045 du 18/10/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])
DÉFENDEUR :
Monsieur [C] [Q]
né le [Date naissance 2] 1983 à [Localité 4]
[Adresse 2]
[Localité 5]
représenté par Me Prisca LAMETH, avocat au barreau de VAL D’OISE plaidant, vestiaire : 46
1 grosse à Madame [H] [I] le
1 grosse à Monsieur [C] [Q] le
1 ccc à Me Prisca LAMETH
1ccc à Me Stéphanie VAUTTIER
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Monsieur Christophe CHAMOUX, vice-président délégué aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Pontoise, assisté de Madame Maëva LETARD-DELLEVI, greffière, statuant par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et en premier ressort :
DIT que le juge français est compétent et la loi française applicable ;
DÉCLARE recevable la demande en divorce formulée par Madame [H] [I] ;
PRONONCE LE DIVORCE POUR ALTÉRATION DÉFINITIVE DU LIEN CONJUGAL
de Madame [H] [I]
née le [Date naissance 1] 1985 à [Localité 1] (MALI)
et de Monsieur [C] [Q]
né le [Date naissance 3] 1983 à [Localité 6]
mariés le [Date mariage 1] 2004 à [Localité 1] (MALI) ;
DIT que le présent jugement fera l’objet des mesures de publicité prévues par l’article 1082 du code de procédure civile ;
DIT que Madame [H] [I] conservera l’usage de son nom marital après le prononcé du divorce ;
CONSTATE la révocation de plein droit, du fait du prononcé du divorce, des donations et avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort, consentis entre époux par contrat de mariage ou pendant l’union ;
DIT que le divorce prendra effet dans les rapports patrimoniaux des époux entre eux à la date de la cessation de leur cohabitation, soit le 8 juillet 2018 ;
RAPPELLE que le divorce emporte liquidation et partage des intérêts patrimoniaux sans qu’il soit besoin de l’ordonner ;
INVITE les parties à procéder à l’amiable aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux devant tout notaire de leur choix, et en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales pour qu’il soit statué sur le partage judiciaire et ce, conformément aux dispositions des articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
DIT que l’autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents sur les enfants [X] [Q], né le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 3] (95), [Y] [Q], né le [Date naissance 5] 2013 à [Localité 3] (95), [M] [Q], né le [Date naissance 6] 2016 à [Localité 3] (95) ;
FIXE la résidence habituelle des enfants [X] [Q], né le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 3] (95), [Y] [Q], né le [Date naissance 5] 2013 à [Localité 3] (95), [M] [Q], né le [Date naissance 6] 2016 à [Localité 3] (95) [N] [S], né le [Date naissance 7] 2023 à [Localité 7] (95) au domicile de Madame [H] [I], leur mère ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
DIT que, sauf meilleur accord des parties, Monsieur [C] [Q] bénéficiera d’un droit de visite et d’hébergement s’exerçant selon les modalités suivantes :
— en période scolaire : les fins de semaines paires du vendredi sortie des classes au lundi matin entrée en classe et tous les mercredis de 16 heures à 18 heures ;
— pendant les vacances scolaires : la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires ;
PRÉCISE que :
— la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir du premier jour de la date officielle des vacances de l’académie dans laquelle se trouve l’établissement fréquenté par l’enfant ;
— si un jour férié précède ou suit une fin de semaine en la prolongeant, il profitera à celui qui exerce son droit de visite et d’hébergement ;
— que par dérogation à ce calendrier, le père exerce un droit de visite à l’égard de l’enfant le dimanche de la fête des pères et la mère le dimanche de la fête des mères ;
DIT que les trajets sont mis à la charge du père à qui il appartiendra de venir chercher les enfants et de les ramener au domicile de la mère ;
FIXE à la somme de 50 euros par enfant et par mois, soit au total 200 euros, et ce sous réserve de l’indexation intervenue depuis l’ordonnance de mesures provisoires du 27 septembre 2024, la pension alimentaire mise à la charge de Monsieur [C] [Q] pour l’entretien et l’éducation des enfants [X] [Q], né le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 3] (95), [Y] [Q], né le [Date naissance 5] 2013 à [Localité 3] (95), [M] [Q], né le [Date naissance 6] 2016 à [Localité 3] (95) , payable au domicile de l’autre parent, et condamné en tant que de besoin Monsieur [C] [Q] à payer cette somme ;
DIT que cette pension variera de plein droit le 1er janvier de chaque année et pour la première fois le 1er janvier 2027 en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par l’INSEE selon la formule suivante : montant initial de la pension X indice du 1er janvier de la nouvelle année / indice publié au jour de la présente décision ;
RAPPELLE qu’il appartient au débiteur de la pension alimentaire d’effectuer chaque année la réévaluation de celle-ci selon les modalités susvisées, par exemple à l’aide des conseils donnés sur les sites :
— https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R1259 ;
— https://www.insee.fr/fr/information/1300608 ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement au parent créancier ;
DIT que cette contribution sera recouvrée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales et versée au parent créancier, dans les conditions et selon les modalités prévues au chapitre II du titre VIII du livre V du code de la sécurité sociale et par le code de procédure civile ;
DIT que la pension alimentaire est due au-delà de la majorité de l’enfant, en cas d’études normalement poursuivies et justifiées ou jusqu’à l’obtention d’un emploi rémunéré leur permettant de subvenir à leurs besoins ;
DIT que le créancier devra justifier de la situation de l’enfant majeur encore à charge (certificat de scolarité ou de formation) le 1er décembre de chaque année sur réquisition du débiteur ;
RAPPELLE qu’en application des dispositions prévues par l’article 227-3 du code pénal, la personne qui n’exécute pas une décision de justice lui imposant de verser au profit d’un enfant mineur, d’un descendant, d’un ascendant ou du conjoint une pension, une contribution, des subsides ou des prestations de toute nature dues en raison de l’une des obligations familiales prévues par le code civil, en demeurant plus de deux mois sans s’acquitter intégralement de cette obligation, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende et encourt les peines complémentaires prévues à l’article 227-29 du code pénal ;
RAPPELLE par application de l’article 465-1 du code de procédure civile qu’en cas de défaillance du débiteur dans le paiement de la pension alimentaire, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
— saisie-vente des biens, saisie-attribution entre les mains d’un tiers, saisie des rémunérations ;
— procédure de paiement direct par un tiers, débiteur du débiteur alimentaire (employeur, caisse de retraite, banque) ;
— recouvrement direct par l’intermédiaire du Procureur de la République.
Le parent créancier peut également recourir à l’Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (www.pension-alimentaire.caf.fr) qui peut aider à recouvrer jusqu’à deux ans d’impayés de pensions alimentaires dès que la pension n’est pas payée depuis un mois ;
DIT que chacune des parties conservera à sa charge ses propres dépens ;
REJETTE le surplus des demandes ;
DIT que la présente décision sera notifiée à chaque partie par les soins du greffe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ;
Ainsi jugé et mis à disposition à [Localité 3], le 10 avril 2026, la minute étant signée par Monsieur Christophe CHAMOUX, vice-président délégué aux affaires familiales et Madame Maëva LETARD-DELLEVI, greffière.
LA GREFFIÈRE LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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