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Sur la décision
| Référence : | TJ Thonon-Les-Bains, ch. jaf divorce, 16 mars 2026, n° 23/02388 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/02388 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 31 mars 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE THONON-LES-BAINS
Deuxième chambre
JUGEMENT DU JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
DU 16 MARS 2026
MINUTE N°26/00082
N° RG 23/02388 – N° Portalis DB2S-W-B7H-E25A
OBJET : Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
AFFAIRE :, [Q] /, [Z]
COMPOSITION DU TRIBUNAL
PRÉSIDENT : Juliane PINSARD
GREFFIER : Sandrine GENET
DÉBATS : Audience en chambre du conseil du 19 janvier 2026
JUGEMENT contradictoire rendu le 16 mars 2026, en premier ressort, par mise à disposition au greffe.
DEMANDERESSE
Madame, [C], [Q] épouse, [T]
née le, [Date naissance 1] 1975 à, [Localité 1]
de nationalité française
demeurant, [Adresse 1]
Représentée par Maître Luc HINTERMANN, avocat au barreau de THONON-LES-BAINS
DÉFENDEUR
Monsieur, [J], [Z]
né le, [Date naissance 2] 1973 à, [Localité 2] (MAROC)
de nationalité française
demeurant, [Adresse 2]
Représenté par Maître Philippe DIDIER, avocat au barreau de BONNEVILLE
Titre exécutoire délivré le
à
— Monsieur, [Z] – par LRAR
— Madame, [Q] – par LRAR
Expédition délivrée le
— Maître Luc HINTERMANN, vestiaire : 50
— Maître Philippe DIDIER
— Monsieur, [Z] – par LRAR
— Madame, [Q] – par LRAR
— Trésor public
,
[Motifs de la décision occultés]
,
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et rendu en premier ressort ;
Vu l’assignation en divorce du 17 octobre 2023 ;
Vu le procès-verbal d’acceptation du principe de la rupture signé le 4 avril 2024 ;
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil, le divorce des époux entre :
Madame, [C], [Q] épouse, [Z]
née le, [Date naissance 1] 1975 à, [Localité 1]
Et
Monsieur, [J], [Z]
né le, [Date naissance 2] 1973 à, [Localité 3] (MAROC)
ORDONNE la mention du divorce en marge de l’acte de mariage, célébré le, [Date mariage 1] 1998 à, [Localité 4] (33), ainsi qu’en marge des actes de naissance de chacun des époux ;
SUR LES MESURES ACCESSOIRES CONCERNANT LES ÉPOUX
RAPPELLE que la dissolution du mariage existant entre les époux interviendra à la date où la décision qui prononce le divorce prendra force de chose jugée ;
FIXE la date des effets du divorce dans les rapports entre les époux en ce qui concerne leurs biens au 17 octobre 2023 ;
RENVOIE les parties à un partage amiable ou judiciaire dans les conditions des articles 1358 ou 1359 et suivants du code de procédure civile, en l’absence de convention ou de demande actuelle ;
DIT que chaque époux reprendra l’usage de son nom ;
DIT que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, faute de volonté contraire de l’époux qui les a consentis ;
CONDAMNE, [J], [Z] à payer à, [C], [Q] une prestation compensatoire sous forme de capital en numéraire de 60 000 € ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire de la prestation compensatoire
SUR LES MESURES ACCESSOIRES CONCERNANT LES ENFANTS
CONSTATE que l’autorité parentale sur, [N] est exercée conjointement par les deux parents ;
RAPPELLE que conformément à l’article 371-1 du code civil, l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant, jusqu’à sa majorité ou son émancipation, pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, assurer son éducation, permettre son développement, dans le respect dû à sa personne, sans violences physiques ou psychologiques, et en l’associant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité, avec notamment les obligations pour chaque parent suivantes :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, la scolarité, l’éducation y compris religieuse et les modifications des modalités de résidence et de visite de l’enfant ;
— informer régulièrement l’autre parent de l’organisation concrète de la vie de l’enfant ;
— maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent, y compris en permettant les échanges par télécommunication de l’enfant avec l’autre parent dans le respect du cadre de vie de chacun et de l’âge et la disponibilité de l’enfant ;
— informer, préalablement et en temps utile, l’autre parent de tout changement de résidence, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale ;
FIXE la résidence de l’enfant, [N], [Z] en alternance au domicile de chacun de ses parents, à l’amiable, et à défaut de meilleur accord selon les modalités suivantes, à compter de la séparation effective des époux :
* en dehors des vacances scolaires et pendant les petites vacances scolaires :
— les semaines paires au domicile du père,
— les semaines impaires au domicile de la mère,
avec changement de résidence le dimanche à 18 heures 00 ;
* pendant les vacances scolaires d’été :
— chez le père : les 1er et 3ème quarts les années paires et les 2ème et 4ème quarts les années impaires ;
— chez la mère : les 1er et 3ème quarts les années impaires et les 2ème et 4ème quarts les années paires ;
DIT que le parent qui débute sa semaine de résidence doit prendre, ou faire prendre l’enfant par une personne digne de confiance (parent, allié ou personne dûment mandatée par le titulaire du droit de visite), au lieu de sa précédente résidence ;
DIT que par dérogation à ce calendrier, l’enfant passera le dimanche de la fête des mères auprès de sa mère et le dimanche de la fête des pères auprès de son père ;
INDIQUE que les parents ont le devoir, en cas de changement de résidence, de se communiquer leur nouvelle adresse ;
DIT que chacun des parents assumera la charge financière des frais habituels de l’enfant pendant sa semaine de résidence (correspondant aux frais quotidiens que chaque parent engage pour les dépenses de la vie courante) ;
FIXE la contribution à l’entretien et l’éducation de, [N] sous forme de pension alimentaire à verser par, [J], [Z] à, [C], [Q] à un montant mensuel de 300 € par mois ;
ORDONNE l’indexation annuelle du montant de cette pension sur les variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages (Hors Tabac) publié au Journal Officiel intitulé « Ensemble des Ménages hors tabac » (base 100 en 2015), l’indice de référence étant le dernier connu à la date du présent jugement ;
DIT que cette pension est révisable chaque année à l’initiative du débiteur, sans mise en demeure préalable, à la date anniversaire du présent jugement, en fonction du dernier indice paru à cette date et selon la formule :
montant de pension (intégrant celui issu de la précédente révision éventuelle) x dernier indice paru à la date de révision (en général 2 mois auparavant)
— -------------------------------------- -------------------------------------- = nouveau montant
indice de référence
RAPPELLE au débiteur tenu de calculer et d’appliquer l’indexation qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le serveur vocal INSEE ou le site http: www.insee.fr ou www.servicepublic.fr ;
DIT que cette pension augmentée de l’indexation est payable d’avance et au domicile du bénéficiaire avant le dix de chaque mois ;
CONDAMNE en conséquence, [J], [Z] à payer à, [C], [Q] chaque échéance ainsi fixée avec les majorations futures issues de l’indexation qui seront exigibles de plein droit sans aucune notification préalable, à défaut de paiement volontaire ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants est due tout au long de l’année, même durant la période où s’exerce le droit de visite et d’hébergement ;
RAPPELLE qu’elle reste due même au-delà de la majorité de l’enfant tant qu’il n’est pas établi judiciairement par le débiteur ou reconnu par le créancier que l’enfant a cessé d’être à charge de l’autre parent sans négligence de sa part à subvenir à ses propres besoins, notamment en cas de cessation des études ;
DIT néanmoins que le parent créancier de la pension devra informer le parent débiteur, au moins avant le 30 septembre de chaque année, de la poursuite de sa prise charge de l’enfant majeur en produisant tous justificatifs de celle-ci et de l’incapacité de l’enfant à subvenir à ses propres besoins ;
RAPPELLE aux parties qu’en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires, y compris l’indexation, le créancier peut obtenir le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution en recourant :
— au paiement direct entre les mains de l’employeur,
— à la saisie des rémunérations,
ou à l’une ou plusieurs des voies d’exécution classiques :
— la saisie-attribution entre les mains d’un tiers (saisie de sommes sur un compte bancaire),
— la saisie exécution (saisie de biens mobiliers),
— la saisie immobilière (saisie d’un bien immobilier),
et que des sanctions pénales sont encourues ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
DIT que le paiement de la contribution par voie d’intermédiation est applicable de droit en l’absence de demande contraire des parties, que le jugement sera donc notifié à la Caisse d’Allocations Familiales qui procédera à la mise en oeuvre du dispositif et que celui-ci se substituera au paiement direct de droit commun à maintenir par le débiteur jusqu’à communication par l’organisme auprès de ce dernier de sa prise d’effet ;
RAPPELLE que l’ARIPA peut être contactée sur le site www.pension-alimentaire.caf.fr ou par téléphone, pour les allocataires CAF uniquement, au, [XXXXXXXX01] ou, [XXXXXXXX02] ;
DIT que les frais d’inscription scolaire, d’internat, de logement étudiant (incluant caution, loyer et charges locatives), de voyage ou stage scolaire, les frais d’activités sportives et artistiques, les frais de permis de conduire (droits d’inscription, cours) et les frais médicaux ou para-médicaux (incluant tous soins dentaires, psychologiques ou psychiatriques, orthophoniques, ophtalmologiques, de psycho-motricité…) non remboursés par l’assurance maladie et la mutuelle, seront partagés par moitié entre les parents, sous réserve d’un accord préalable entre les parents concernant le principe de leur engagement ou, même en cas de désaccord, en cas de soins dont la nécessité est justifiée par certificat médical, sauf au parent contestant cette nécessité de saisir le juge pour trancher le conflit d’autorité parentale ;
DIT que le remboursement de sa part devra être effectué par le parent qui n’a pas engagé ces frais à l’autre parent dans le délai de 15 jours suivant toute demande notifiée accompagnée du justificatif de paiement, de nécessité médicale le cas échéant et de la part non prise en charge par les tiers payeurs, et au besoin l’y CONDAMNE ;
RAPPELLE que les mesures relatives aux enfants sont assorties de l’exécution provisoire de droit ;
CONDAMNE chaque partie à la moitié des dépens ;
DIT qu’en application de l’article 1074-3 du code de procédure civile la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ;
RAPPELLE que le présent jugement est susceptible d’appel dans le délai d’un mois à compter de sa notification au greffe de la Cour d’appel de, [Localité 5] ;
Ainsi jugé et prononcé par jugement le 16 mars 2026.
Le greffier Le juge aux affaires familiales
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