Cour d'appel de Metz, Chambre sociale section 3, 23 octobre 2025, n° 23/00812
TGI Metz 10 mars 2023
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CA Metz
Infirmation 23 octobre 2025

Arguments

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  • Accepté
    Connaissance du risque par l'employeur

    La cour a jugé que l'employeur avait conscience des dangers du benzène et n'a pas mis en place les protections nécessaires, établissant ainsi la faute inexcusable.

  • Accepté
    Absence de mesures de protection

    La cour a constaté l'absence de protections adéquates mises en place par l'employeur, ce qui a contribué à établir la faute inexcusable.

  • Accepté
    Droit à une indemnisation complémentaire

    La cour a jugé que l'appelant a droit à une majoration de sa rente en raison de la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur.

  • Accepté
    Souffrances physiques et morales

    La cour a reconnu le préjudice physique et moral de l'appelant et a accordé une indemnisation pour ces préjudices.

  • Accepté
    Perte de capacité à pratiquer des loisirs

    La cour a jugé que l'appelant a justifié de l'existence d'un préjudice d'agrément et a accordé une indemnisation.

Résumé par Doctrine IA

Monsieur [I] a saisi le tribunal judiciaire de Metz pour obtenir la reconnaissance de la faute inexcusable de son ancien employeur, les Houillères du Bassin de Lorraine (devenues Charbonnages de France), suite à une leucémie aiguë myéloïde reconnue comme maladie professionnelle. Le tribunal de première instance avait rejeté sa demande, estimant que la faute inexcusable n'était pas établie.

La cour d'appel de Metz a infirmé ce jugement, considérant que l'employeur avait conscience du risque lié au benzène, substance présente dans les produits utilisés, et n'avait pas pris les mesures de protection adéquates. Elle a donc reconnu la faute inexcusable de l'employeur.

En conséquence, la cour a ordonné la majoration maximale de la rente de Monsieur [I] et lui a alloué des indemnités pour ses souffrances physiques (20 000 euros), morales (40 000 euros) et son préjudice d'agrément (2 000 euros). L'Agent Judiciaire de l'État, successeur de l'employeur, a été condamné à rembourser ces sommes à la caisse d'assurance maladie et aux dépens.

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Sur la décision

Référence :
CA Metz, ch. soc. sect. 3, 23 oct. 2025, n° 23/00812
Juridiction : Cour d'appel de Metz
Numéro(s) : 23/00812
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Metz, 10 mars 2023, N° 20/01141
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 novembre 2025
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Sur les parties

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