Cour d'appel de Paris, 4e chambre, 25 juin 1999
CA Paris
Infirmation partielle 25 juin 1999

Arguments

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  • Accepté
    Titularité des droits d'auteur

    La cour a confirmé que le modèle de chaussure est protégeable au titre du droit d'auteur, et que la société IDC, cessionnaire des droits de Monsieur B, est légitime à agir en contrefaçon.

  • Accepté
    Concurrence déloyale

    La cour a jugé que la commercialisation par VICTOR FRERES de modèles contrefaisants constitue effectivement des actes de concurrence déloyale.

  • Accepté
    Préjudice subi du fait de la contrefaçon

    La cour a évalué le préjudice subi par la société ACCESSOIRE SA et a accordé des dommages intérêts en réparation de ce préjudice.

  • Accepté
    Atteinte au droit moral de l'auteur

    La cour a reconnu l'atteinte au droit moral de Monsieur B et a accordé des dommages intérêts en réparation.

Résumé par Doctrine IA

La société BILLARD, M. B et IDC ont assigné VICTOR FRERES devant le tribunal de commerce pour contrefaçon de droit d'auteur et concurrence déloyale. Ils soutenaient que VICTOR FRERES avait copié une chaussure espadrille ballerine créée par M. B et commercialisée par BILLARD. VICTOR FRERES contestait l'originalité de la création et la titularité des droits d'auteur de M. B.

Le tribunal de commerce a condamné VICTOR FRERES pour concurrence déloyale, ordonné des interdictions et des dommages intérêts. En appel, VICTOR FRERES a demandé la réformation du jugement, contestant la contrefaçon et la concurrence déloyale. Les intimés ont demandé la confirmation du jugement, sauf sur le montant des dommages intérêts.

La cour d'appel a jugé que M. B était titulaire de droits d'auteur sur sa création, caractérisée par l'association d'une ballerine couvrante et élastiquée en nubuck à une semelle épaisse de corde. Elle a considéré que la chaussure ADAGE de VICTOR FRERES reproduisait cette combinaison originale, constituant ainsi une contrefaçon. La cour a également retenu la concurrence déloyale, mais a débouté ACCESSOIRE SA de sa demande pour parasitisme économique distinct.

La cour d'appel a réformé le jugement sur le montant des dommages intérêts, allouant des sommes moindres à M. B et à ACCESSOIRE SA. Les mesures d'interdiction et de publication ont été confirmées, mais limitées. VICTOR FRERES a été condamnée aux dépens.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, 4e ch., 25 juin 1999
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Décision(s) liée(s) :
  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS DU 20 SEPTEMBRE 1996
Domaine propriété intellectuelle : DESSIN ET MODELE
Référence INPI : D19990083
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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