Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 5 mars 2026, n° 25/01053
CPH Rouen 4 mars 2025
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CA Rouen
Infirmation partielle 5 mars 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Harcèlement moral

    La cour a jugé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la démission était claire et sans réserve.

  • Rejeté
    Non-respect des préconisations du médecin du travail

    La cour a constaté que l'employeur avait respecté les préconisations du médecin du travail, et que le non-respect allégué n'était pas établi.

  • Rejeté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que la prise d'acte de la rupture produisait les effets d'une démission, et non d'un licenciement, rendant la demande d'indemnités irrecevable.

  • Accepté
    Non-respect du préavis de démission

    La cour a constaté que la salariée n'avait pas respecté son préavis de démission, justifiant ainsi la demande de l'employeur.

Résumé par Doctrine IA

La salariée, Mme [V], a saisi le conseil de prud'hommes en invoquant un harcèlement moral et demandant la requalification de sa démission en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Le conseil de prud'hommes avait rejeté ses demandes, considérant que le harcèlement n'était pas établi et que sa démission était valable.

La cour d'appel a examiné si la démission de Mme [V] était équivoque, compte tenu des circonstances antérieures et contemporaines. Elle a constaté que la salariée avait sollicité une rupture conventionnelle, essuyé un refus, puis démissionné, avant de prendre acte de la rupture.

La cour d'appel a jugé que la démission était équivoque et l'a donc requalifiée en prise d'acte de la rupture. Cependant, elle a estimé que les faits invoqués par la salariée, notamment le harcèlement moral, n'étaient pas suffisamment graves pour justifier cette prise d'acte. Par conséquent, la cour a confirmé le jugement en ce qu'il déboutait la salariée de ses demandes d'indemnités pour licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse, mais a infirmé le jugement sur la demande de l'employeur concernant le non-respect du préavis.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 5 mars 2026, n° 25/01053
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 25/01053
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Rouen, 4 mars 2025
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 15 mars 2026
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Texte intégral

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