Cour de cassation, Chambre commerciale, 22 octobre 2013, 12-19.500, Publié au bulletin
TCOM Troyes 13 septembre 2010
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CA Reims
Confirmation 13 mars 2012
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CASS
Cassation partielle 22 octobre 2013
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CA Reims
Confirmation 14 février 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de la force obligatoire des conventions

    La cour a estimé que la durée du préavis devait tenir compte de la faible ancienneté des relations commerciales, justifiant ainsi la limitation à six mois.

  • Rejeté
    Non-respect des conditions formelles de résiliation

    La cour a jugé que la société Vista automobiles n'a pas respecté le formalisme de résiliation, ce qui a conduit à la confirmation de la décision de la cour d'appel.

  • Accepté
    Rupture brutale de la relation commerciale

    La cour a reconnu que la société Vista automobiles avait rompu la relation commerciale sans respecter le préavis, entraînant un préjudice pour la société JP Froment.

Résumé par Doctrine IA

La société Vista automobiles, ayant eu une relation commerciale avec la société JP Froment en tant que concessionnaire Fiat, a assigné cette dernière pour rupture brutale des relations commerciales, réclamant des dommages-intérêts. JP Froment a répliqué en demandant le rejet des demandes de Vista et une indemnisation basée sur le préavis contractuel de 24 mois. La cour d'appel a limité le préavis à 6 mois, doublé à un an en raison de la fourniture de produits sous marque de distributeur, et a condamné Vista à payer 39 196 euros à JP Froment. Vista a formé un pourvoi principal, arguant que la cour d'appel avait violé l'article 16 du code de procédure civile en doublant le préavis sans inviter les parties à s'expliquer sur ce point soulevé d'office, et que la cour avait méconnu les termes du litige et violé l'article L.442-6 I 5° du code de commerce en doublant la durée du préavis sans que les produits soient vendus sous marque de distributeur. JP Froment a formé un pourvoi incident, invoquant la violation de l'article 1134 du code civil, car la cour d'appel n'a pas respecté le préavis contractuel de 24 mois, et l'article 1174 du code civil, car la cour a subordonné l'application du préavis à une condition potestative pour Vista. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi incident, jugeant que la cour d'appel avait le droit de limiter le préavis en tenant compte de la durée de la relation commerciale et d'autres circonstances, mais a cassé et annulé l'arrêt sur le pourvoi principal en ce qui concerne les dommages-intérêts, car la cour d'appel avait violé l'article 16 du code de procédure civile en ne respectant pas le principe du contradictoire. La cause a été renvoyée devant la cour d'appel de Reims, autrement composée, pour être rejugée conformément au droit.

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Résumé de la juridiction

Commentaires20

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1Rupture brutale des relations commerciales
JDB Avocats · 9 septembre 2025

2En cas de rupture d’une relation établie, le préavis ne peut être inférieur à celui prévu au contratAccès limité
Open Lefebvre Dalloz · 28 septembre 2023

3L’insuffisance du respect de la durée du préavis contractuel – Cass. com., 22 octobre 2013, pourvoi n°12-19.500
Grandmaire Justine · Lettre des Réseaux · 17 décembre 2021
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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 22 oct. 2013, n° 12-19.500, Bull. 2013, IV, n° 156
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 12-19500
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2013, IV, n° 156
Décision précédente : Cour d'appel de Reims, 13 mars 2012
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
Com., 3 mai 2012, pourvoi n° 11-10.544, Bull. 2012, IV, n° 85 (rejet), et l'arrêt cité
Com., 3 mai 2012, pourvoi n° 11-10.544, Bull. 2012, IV, n° 85 (rejet), et l'arrêt cité
Textes appliqués :
article 1134 du code civil ; article L. 442-6, I, 5°, du code de commerce
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000028117563
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2013:CO01007
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Sur les parties

Texte intégral

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Cour de cassation, Chambre commerciale, 22 octobre 2013, 12-19.500, Publié au bulletin