Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 11-26.318, Inédit
CPH Chambéry 4 novembre 2010
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CA Chambéry
Infirmation partielle 13 septembre 2011
>
CASS
Cassation partielle 23 octobre 2013

Arguments

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  • Accepté
    Licéité de la clause de dédit-formation

    La cour a jugé que la clause de dédit-formation qui impose le remboursement des rémunérations perçues durant la formation est nulle, car toute action de formation doit être considérée comme un temps de travail effectif, donnant droit au maintien de la rémunération.

  • Rejeté
    Non-respect des jours de repos

    La cour a constaté que l'employeur avait respecté ses obligations en matière de jours de repos, et que Monsieur X n'a pas fourni de preuves suffisantes pour établir le non-respect de ces dispositions.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a cassé partiellement l'arrêt de la cour d'appel de Chambéry qui avait jugé licite une clause de dédit-formation et rejeté la demande de dommages-intérêts de M. X pour privation de jours de repos. M. X avait démissionné de son poste de pilote chez Hex'Air (devenue société Pan européenne) et avait été condamné à rembourser le coût de sa formation en vertu d'une clause de dédit-formation. La Cour de cassation a estimé que cette clause était nulle car elle prévoyait le remboursement des rémunérations perçues durant la formation, en violation de l'article L. 932-1, I, devenu L. 6321-2 du code du travail, et de l'article 1134 du code civil. De plus, la cour a reconnu que la cour d'appel avait inversé la charge de la preuve concernant les jours de repos dus en vertu de l'article L. 422-6 du code de l'aviation civile, devenu L. 6525-4 du code des transports, et de l'article 1315 du code civil, en demandant à M. X de prouver qu'il n'avait pas bénéficié de ces jours. La décision a été annulée sur ces points et renvoyée devant la cour d'appel de Lyon pour nouveau jugement. La société Pan européenne a été condamnée aux dépens et à payer à M. X la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 23 oct. 2013, n° 11-26.318
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 11-26.318
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Chambéry, 13 septembre 2011
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000028123317
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2013:SO01734
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Sur les parties

Texte intégral

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