Cour de cassation, Chambre civile 3, 13 octobre 2016, 15-11.128, Inédit
TGI Nanterre 4 février 2014
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CA Versailles
Confirmation 11 décembre 2014
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CASS
Rejet 13 octobre 2016

Arguments

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  • Rejeté
    Cession de droits sociaux pour un euro symbolique

    La cour a estimé que la prise en charge du passif par les cessionnaires constituait une contrepartie sérieuse au transfert de propriété, justifiant ainsi la cession au prix symbolique.

  • Rejeté
    Carence dans l'administration de la preuve

    La cour a jugé que la mesure d'expertise sollicitée ne pouvait pas suppléer à une carence dans l'administration de la preuve de M. [S].

  • Rejeté
    Excès notable des obligations

    La cour a estimé que le passif pris en charge par les cessionnaires ne constituait pas un excès notable par rapport aux obligations nées de la cession des droits sociaux.

Résumé par Doctrine IA

M. [S] et la société [O], ès qualités de liquidateur judiciaire de la SCI Renaissance, contestent la validité de la cession des parts sociales de la SCI du [Adresse 4] pour un euro symbolique, arguant que le prix était dérisoire et que les obligations du cédant excédaient celles du cessionnaire, en violation de l'article 1591 du code civil et de l'article L. 632-1 du code de commerce. La cour d'appel de Versailles a rejeté les demandes, estimant que la prise en charge du passif par les cessionnaires constituait une contrepartie sérieuse et non dérisoire, et que la valeur de l'immeuble, seul actif de la SCI, n'était pas déterminante. La Cour de cassation rejette les pourvois, confirmant que la prise en charge du passif constitue une contrepartie suffisante et que l'évaluation de l'immeuble n'était pas nécessaire, les transactions ultérieures ayant confirmé la valeur du bien. Elle juge que les moyens invoqués ne permettent pas d'établir un excès notable des obligations du cédant par rapport à celles du cessionnaire, conformément à l'article L. 632-1 du code de commerce, et que la demande d'expertise pour évaluer l'immeuble était dépourvue d'utilité.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 13 oct. 2016, n° 15-11.128
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 15-11.128
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 11 décembre 2014, N° 14/01065
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000033270329
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2016:C301107
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de commerce
  2. Code de commerce
  3. Code de procédure civile
  4. Code civil
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