Cour de cassation, Chambre commerciale, 20 avril 2017, 15-20.908, Inédit
TCOM Perpignan 16 septembre 2014
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CASS
Cassation 20 avril 2017

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence territoriale

    La cour a estimé que le tribunal n'avait pas donné de base légale à sa décision en ne recherchant pas si la clause était spécifiée de manière très apparente, ce qui a conduit à la cassation du jugement.

  • Accepté
    Condamnation à payer des sommes

    La cour a jugé que le tribunal de commerce a violé les règles de procédure en ne mettant pas la société La Régale de Mitry en demeure de conclure sur le fond avant de statuer, ce qui a conduit à la cassation de la condamnation.

Résumé par Doctrine IA

La société La Régale de Mitry a formé un pourvoi contre un jugement du tribunal de commerce de Perpignan qui l'avait assignée en paiement sur le fondement d'une clause attributive de compétence. La société contestait la compétence territoriale du tribunal en invoquant l'article 48 du code de procédure civile, qui exige que toute clause dérogatoire aux règles de compétence territoriale soit spécifiée de façon très apparente dans l'engagement de la partie à qui elle est opposée. Le tribunal avait rejeté cette exception, estimant que la clause était lisible et explicite. La Cour de cassation a cassé et annulé le jugement, reprochant au tribunal de ne pas avoir recherché si la clause était spécifiée de manière très apparente, notamment en termes de typographie et de présentation, et a renvoyé l'affaire devant le tribunal de commerce de Béziers. Les autres moyens, qui concernaient la mise en demeure de conclure sur le fond (article 76 du code de procédure civile) et le défaut de précision du fondement légal de la condamnation (article 12 du code de procédure civile), n'ont pas été examinés du fait de la cassation sur le premier moyen. La société Naja mobilier urbain a été condamnée aux dépens et à payer 3 000 euros à La Régale de Mitry au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 20 avr. 2017, n° 15-20.908
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 15-20.908
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Perpignan, 16 septembre 2014, N° 14/00129
Textes appliqués :
Article 48 du code de procédure civile.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000034468601
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:CO00516
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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