Cour de cassation, Chambre commerciale, 5 septembre 2018, 17-15.978, Publié au bulletin
TCOM Lyon 19 novembre 2015
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CA Lyon
Confirmation 26 janvier 2017
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CASS
Rejet 5 septembre 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Dessaisissement du débiteur en liquidation judiciaire

    La cour a estimé que l'instance introduite par l'une des parties dans la procédure de vérification des créances est indivisible et que le créancier doit mettre en cause le débiteur, partie nécessaire à l'instance.

  • Rejeté
    Droit propre du débiteur

    La cour a jugé que le créancier doit assigner le débiteur pour que l'instance soit recevable, ce qui n'a pas été fait dans ce cas.

  • Rejeté
    Accès effectif à un juge

    La cour a considéré que l'application des règles de procédure ne prive pas le créancier de son droit d'accès à la justice, car le débiteur doit être impliqué dans la procédure.

Résumé par Doctrine IA

La société Holding AA-OC a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Lyon qui a jugé irrecevable sa demande de reconnaissance de créance dans la liquidation judiciaire de la société SN Trans hélicoptère services, pour n'avoir pas assigné le débiteur dans le délai d'un mois après une ordonnance du juge-commissaire. La demanderesse invoque un moyen unique, articulé en trois branches, arguant que l'article R. 624-5 du code de commerce, dans sa rédaction antérieure au décret du 30 juin 2014, n'exigeait pas d'assigner le débiteur, que le droit propre du débiteur d'agir n'implique pas l'irrecevabilité de l'action contre le seul liquidateur, et qu'aucune disposition légale ou jurisprudence n'imposait d'assigner à la fois le liquidateur et le débiteur, ajoutant que l'application d'une telle règle porterait atteinte à son droit d'accès à un juge et au respect de ses biens. La Cour de cassation rejette le pourvoi, affirmant que l'instance devant le juge compétent doit inclure le créancier, le débiteur et le mandataire judiciaire ou le liquidateur, car la procédure de vérification des créances est indivisible entre ces parties. La Cour conclut que la société Holding AA-OC, qui n'a pas mis en cause le débiteur, est irrecevable dans sa demande, car le débiteur a un droit propre en matière de vérification du passif, non atteint par le dessaisissement. La Cour se réfère aux articles L. 641-9 et R. 624-5 du code de commerce dans leur rédaction antérieure au décret du 30 juin 2014, ainsi qu'aux principes de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 5 sept. 2018, n° 17-15.978, Bull. 2018, IV, n° 91.
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-15978
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bull. 2018, IV, n° 91.
Décision précédente : Cour d'appel de Lyon, 26 janvier 2017
Textes appliqués :
article R. 624-5 du code de commerce, dans sa rédaction antérieure au décret n° 2014-736 du 30 juin 2014.
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000037450589
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2018:CO00661
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Sur les parties

Texte intégral

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Cour de cassation, Chambre commerciale, 5 septembre 2018, 17-15.978, Publié au bulletin