Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-23.682, Publié au bulletin
CA Angers 6 septembre 2018
>
CASS
Rejet 25 mars 2020

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Autorité de la chose jugée au pénal

    La cour a jugé que la relaxe pénale, fondée sur l'absence d'élément intentionnel, ne prive pas le juge civil de la possibilité de caractériser des faits de harcèlement sexuel.

  • Accepté
    Lien entre le licenciement et le harcèlement sexuel

    La cour a constaté que les circonstances entourant le licenciement étaient liées aux faits de harcèlement, justifiant ainsi la nullité du licenciement.

  • Accepté
    Nullité du licenciement

    La cour a confirmé la nullité du licenciement, rendant légitime la demande d'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Licenciement nul

    La cour a jugé que le licenciement était nul, justifiant ainsi la demande d'indemnité légale de licenciement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation rejette le pourvoi de M. R…, qui contestait l'arrêt de la cour d'appel d'Angers ayant jugé son licenciement de Mme V… nul pour harcèlement sexuel. M. R… avait été relaxé par le tribunal correctionnel d'Angers des accusations de harcèlement sexuel faute d'élément intentionnel. Il invoquait l'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil (premier moyen), arguant que la cour d'appel ne pouvait retenir les faits de harcèlement sexuel, en violation des articles 1355 du code civil et 4 du code de procédure pénale. La Cour de cassation répond que la décision pénale ne lie pas le juge civil lorsque la relaxe est fondée uniquement sur l'absence d'élément intentionnel, car le harcèlement sexuel en droit du travail ne requiert pas cet élément (articles 1351 du code civil et 480 du code de procédure civile). Dans son second moyen, M. R… soutenait que le licenciement ne pouvait être annulé sans lien entre celui-ci et le harcèlement sexuel, en vertu des articles L. 1153-2 et suivants et L. 1235-3-1 du code du travail. La Cour de cassation estime que la cour d'appel a légalement justifié le lien entre le harcèlement et le licenciement, compte tenu de la situation de subordination et de tutorat de la salariée, qui l'empêchait de s'exprimer librement. La demande de M. R… est rejetée et il est condamné aux dépens et à payer à Mme V… 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Résumé de la juridiction

Commentaires38

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Délai pour porter plainte
kohenavocats.com · 8 mai 2026

2Harcèlement sexuel et moral en milieu professionnel entre rigueur juridique et éclairage neurocomportemental.
Village Justice · 10 avril 2025

3Harcelement sexuel et agissement sexiste
www.andreefougere-avocat.fr · 30 mars 2022
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 25 mars 2020, n° 18-23.682, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-23682
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel d'Angers, 6 septembre 2018
Textes appliqués :
article L. 1153-1, 1°, du code du travail
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041810357
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:SO00401
Lire la décision sur le site de la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-23.682, Publié au bulletin