Cour de cassation, Chambre civile 1, 11 mars 2020, 18-26.577, Inédit
CA Pau
Infirmation 9 octobre 2018
>
CASS
Cassation partielle 11 mars 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Obligation de l'agent immobilier de vérifier la solvabilité des locataires

    La cour a estimé que le demandeur n'a pas prouvé avoir donné des instructions spécifiques concernant les justificatifs à fournir par le locataire, et que l'agent immobilier n'avait pas commis de faute.

  • Rejeté
    Faute de gestion de la société Juris expertise conseil

    La cour a limité la condamnation de la société Juris expertise conseil à une perte de chance, considérant que le préjudice n'était pas direct et certain.

  • Rejeté
    Droit d'action directe contre l'assureur

    La cour a jugé que le demandeur n'avait pas établi de lien de droit avec l'assureur et n'avait pas demandé la condamnation solidaire de l'assureur et de la société Juris expertise conseil.

Résumé par Doctrine IA

M. I…, propriétaire d'un appartement, a confié sa location à la société Toit basque et a souscrit une assurance "garantie de loyers impayés" par son intermédiaire. Après des impayés de loyers, il a assigné en responsabilité et indemnisation les sociétés Toit basque et Juris expertise conseil, cette dernière ayant reçu un mandat d'administration du bien. La société Toit basque a appelé en cause son assureur, la société Axa France IARD. La cour d'appel de Pau a rejeté les demandes de M. I… contre la société Toit basque et limité la condamnation de la société Juris expertise conseil à 3 000 euros pour perte de chance. M. I… a formé un pourvoi en cassation. La Cour de cassation a cassé partiellement l'arrêt de la cour d'appel sur deux points. Premièrement, elle a jugé que l'agent immobilier est tenu de vérifier sérieusement la solvabilité des locataires, quelle que soit l'étendue de sa mission (violation des articles 1991 et 1992 du code civil), et a donc cassé le rejet des demandes contre la société Toit basque. Deuxièmement, elle a estimé que la faute de ne pas avoir déclaré le sinistre en temps utile à l'assureur a causé un préjudice entier à M. I…, et non une simple perte de chance, cassant ainsi la limitation de la condamnation de la société Juris expertise conseil (violation de l'article 1147 du code civil dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016). La Cour a renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Bordeaux pour un nouveau jugement sur ces points.

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Commentaires7

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 11 mars 2020, n° 18-26.577
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-26.577
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Pau, 9 octobre 2018
Textes appliqués :
Article 1147 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016.

Articles 1991 et 1992 du code civil.

Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041845434
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C100192
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