Cour de cassation, Chambre civile 1, 26 juin 2024, 23-13.255, Publié au bulletin
TGI Paris 3 juin 2019
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CA Paris
Infirmation 12 janvier 2023
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CASS
Cassation 26 juin 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Preuve de la transfusion

    La cour a estimé que la preuve de la transfusion n'était pas établie, car le numéro de flacon mentionné n'apparaissait sur aucune pièce médicale contemporaine.

  • Rejeté
    Présomption d'origine transfusionnelle

    La cour a jugé que la seule mention d'une origine nosocomiale suffisait à écarter la présomption d'imputabilité.

  • Rejeté
    Garantie de l'assureur

    La cour a estimé qu'il n'était pas établi que les produits sanguins provenaient du CDTS, en l'absence d'enquête permettant de déterminer la date de contamination.

Résumé par Doctrine IA

L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) a formé un pourvoi en cassation contre un arrêt de la cour d'appel de Paris. L'ONIAM reproche à l'arrêt d'avoir rejeté ses demandes. Dans un premier moyen, l'ONIAM soutient que la cour d'appel a violé l'article L.1221-14 du code de la santé publique en exigeant la production d'un écrit contemporain de la transfusion pour prouver sa réalité. La Cour de cassation donne raison à l'ONIAM, estimant que la preuve de l'administration de produits sanguins peut être rapportée par tout moyen. Dans un deuxième moyen, l'ONIAM soutient que la cour d'appel a violé l'article L.1221-14 du code de la santé publique en écartant la présomption d'origine transfusionnelle de la contamination. La Cour de cassation donne raison à l'ONIAM, rappelant que la présomption d'origine transfusionnelle bénéficie à l'ONIAM et que la probabilité d'une origine transfusionnelle doit être manifestement moins élevée que celle d'une origine étrangère aux transfusions pour écarter cette présomption. Dans un troisième moyen, l'ONIAM soutient que la cour d'appel a violé l'article L.1221-14 du code de la santé publique en exigeant que la date de contamination soit établie pour engager la garantie de l'assureur. La Cour de cassation donne raison à l'ONIAM, estimant que la garantie de l'assureur est due lorsque la preuve que le produit n'était pas contaminé n'a pu être rapportée. La Cour de cassation casse donc l'arrêt attaqué en toutes ses dispositions et renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Paris.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 26 juin 2024, n° 23-13.255, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 23-13255
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 12 janvier 2023
Textes appliqués :
Article L. 1221-14 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 ; article 102 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 31 octobre 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000049857366
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2024:C100371
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Sur les parties

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