Conseil d'État, 5ème - 6ème chambres réunies, 5 février 2020, 422922
CE
Annulation 5 février 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence du président de l'université

    La cour a estimé que le président de l'université avait reçu délégation de pouvoir pour prononcer la suspension, écartant ainsi le moyen d'incompétence.

  • Rejeté
    Absence de faits graves justifiant la suspension

    La cour a jugé que les faits imputés à M me B… étaient suffisamment graves et vraisemblables pour justifier la suspension, compte tenu de leur impact sur le service.

  • Accepté
    Inexacte application des principes de suspension

    La cour a estimé que la suspension n'était pas justifiée par des circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service ou la sécurité des patients.

  • Rejeté
    Inexacte application des dispositions de suspension

    La cour a jugé que les ministres avaient agi dans l'intérêt du service en prononçant la suspension, compte tenu des conditions de travail dégradées.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en premier ressort par Mme B... pour contester la décision du directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux la suspendant de ses fonctions médicales, cliniques et thérapeutiques ainsi que de toute fonction de responsable d'unité et lui interdisant d'accéder aux locaux de travail hospitalier. Le Conseil d'État annule cette décision car le directeur du CHU n'a pas fait une inexacte application des dispositions légales en prononçant la suspension. Cependant, le Conseil d'État casse la décision du directeur du CHU de Bordeaux du 8 juin 2018 car la poursuite de l'activité hospitalière de Mme B... n'était pas de nature à caractériser une situation exceptionnelle mettant en péril la continuité du service de médecine légale ou la sécurité des patients. Le Conseil d'État rejette les conclusions à fin d'injonction de Mme B... car l'annulation de la décision du directeur du CHU n'implique aucune mesure de reconstitution de carrière. Le CHU de Bordeaux est condamné à verser à Mme B... une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 5-6 chr, 5 févr. 2020, n° 422922, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 422922
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, 15 décembre 2000, Vankemmel et Syndicat des professeurs hospitalo-universitaires, n°s 194807 200887 202841, p. 630.
Dispositif : Satisfaction partielle
Identifiant Légifrance : CETATEXT000041548992
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2020:422922.20200205

Sur les parties

Texte intégral

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