Conseil d'État, 3ème - 8ème chambres réunies, 11 décembre 2020, 426483, Publié au recueil Lebon
TA Dijon
Annulation 28 août 2017
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CAA Lyon
Annulation 23 octobre 2018
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CAA Lyon
Annulation 23 octobre 2018
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CE
Rejet 11 décembre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Intérêt à agir

    La cour a jugé que l'association avait un intérêt suffisant à agir contre les décisions du maire, car elles soulevaient des questions dépassant les seules circonstances locales.

  • Accepté
    Appréciation erronée des principes de laïcité

    La cour a estimé que la commune n'avait pas démontré que la mise en place de menus de substitution avait engendré des difficultés particulières.

  • Accepté
    Violation des principes de laïcité et de neutralité

    La cour a jugé que la commune ne pouvait pas se fonder uniquement sur ces principes pour justifier l'interdiction des menus de substitution.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, rejette le pourvoi de la commune de Chalon-sur-Saône contre l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon qui avait annulé la décision du maire et la délibération du conseil municipal visant à supprimer les menus de substitution dans les cantines scolaires pour des raisons de laïcité. Le Conseil d'État confirme que ni les principes de laïcité et de neutralité du service public, ni l'égalité des usagers devant le service public, ne s'opposent à ce que les collectivités proposent des repas respectant les convictions religieuses des usagers, dès lors que cela ne perturbe pas l'organisation du service (articles 1er de la Constitution, 1er et 2 de la loi du 9 décembre 1905, L. 141-2 du code de l'éducation). Il estime que la commune n'a pas démontré que la pratique des menus de substitution avait engendré des difficultés particulières ou une stigmatisation des enfants, rejetant ainsi les arguments de la commune sur la laïcité, la neutralité, l'égalité et la protection des données personnelles. La commune est condamnée à verser 3 000 euros à la Ligue de défense judiciaire des musulmans pour les frais de justice.

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Résumé de la juridiction

Commentaires73

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1Interdiction de mettre fin à un menu de substitution à la cantine en se prévalant de la laïcité et de la neutralité du service public
nausica-avocats.fr · 13 janvier 2026

2Rappel à l'ordre sur les menus de substitution
admys-avocats.com · 17 octobre 2025

3Un maire peut-il imposer un menu unique à la cantine scolaire et interdire les repas de substitution ?
rdavocats.com · 9 août 2025
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Sur la décision

Référence :
CE, 3e et 8e ch. réunies, 11 déc. 2020, n° 426483, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 426483
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Lyon, 23 octobre 2018, N° 17LY03323, 17LY03328
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr., sur l'interdiction de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s'affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers, Cons. const., 19 novembre 2004, n° 2004-505 DC, pt. 18. Comp., s'agissant de l'administration pénitentiaire, CE, 10 février 2016, M.,, n° 385929, p. 26.,,[RJ2] Rappr., s'agissant de la possibilité d'accorder aux élèves des autorisations d'absence nécessaires à l'exercice d'un culte ou à la célébration d'une fête religieuse, CE, Assemblée, 14 avril 1995, Consistoire central des israélites de France, n° 125148, p. 171.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000042659606
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2020:426483.20201211

Sur les parties

Texte intégral

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