Conseil d'État, 3ème - 8ème chambres réunies, 19 avril 2022, 442946
TA Lyon 31 juillet 2018
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CAA Lyon
Rejet 18 juin 2020
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CE
Rejet 19 avril 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de signatures sur l'arrêt

    La cour a constaté que la minute de l'arrêt porte bien les signatures du président, du rapporteur et du greffier, conformément aux exigences légales.

  • Rejeté
    Abus de droit dans l'application du sursis d'imposition

    La cour a jugé que l'administration avait apporté la preuve du caractère fictif des actes et que Monsieur B n'avait pas démontré que l'opération était justifiée par un motif autre que celui d'éluder ses charges fiscales.

  • Rejeté
    Partie perdante dans l'instance

    La cour a estimé que l'État n'était pas la partie perdante dans cette instance, ce qui rendait la demande de Monsieur B irrecevable.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a rejeté le pourvoi de M. A B qui contestait l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon ayant confirmé le jugement du tribunal administratif de Lyon. Ce dernier avait rejeté sa demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2010, ainsi que des pénalités y afférentes, suite à l'application de la procédure de répression des abus de droit (article L. 64 du livre des procédures fiscales). M. B avait apporté des titres à sa société, puis les avait revendus, bénéficiant d'un sursis d'imposition (article 150-0 B du code général des impôts). Le Conseil d'État a jugé que l'absence de réinvestissement économique à bref délai après la cession des titres et l'acquisition d'un bien pour location en meublé sans prestation para-hôtelière ou gestion impliquant d'importants moyens ne pouvaient être considérés comme des investissements économiques justifiant le sursis d'imposition. Par conséquent, l'opération était considérée comme ayant un but exclusivement fiscal. Le Conseil d'État a également rejeté la demande de M. B de mettre à la charge de l'État la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État n'étant pas la partie perdante.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 3-8 chr, 19 avr. 2022, n° 442946, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 442946
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Lyon, 18 juin 2020, N° 18LY03630
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, 10 juillet 2019, M. et Mme Martin, n° 411474, T. pp. 663-689.
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 3 mai 2022
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045613490
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:442946.20220419
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Sur les parties

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