Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 18 mars 2024, 470162, Publié au recueil Lebon
TA Marseille 12 juillet 2019
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CAA Marseille
Annulation 14 novembre 2022
>
CE
Annulation 18 mars 2024

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la propriété des installations

    La cour a reconnu que la société Orange était présumée propriétaire des installations de télécommunications établies avant le 1er juillet 1996, et que la commune devait prouver qu'elle en était propriétaire.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence une somme pour couvrir les frais de justice de la société Orange, conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé par Doctrine IA

La société Orange a saisi le tribunal administratif de Marseille d'une opposition à vingt-cinq titres exécutoires émis par la commune d'Aix-en-Provence pour recouvrer des redevances d'utilisation de fourreaux et d'infrastructures de réseaux de télécommunications. Le tribunal administratif a fait droit à cette opposition et déchargé la société Orange de l'obligation de payer la somme demandée. La commune d'Aix-en-Provence a fait appel de cette décision. La cour administrative d'appel de Marseille a annulé le jugement du tribunal administratif et a remis à la charge de la société Orange les sommes litigieuses, sauf pour une zone d'aménagement concerté. La société Orange se pourvoit en cassation devant le Conseil d'État. Le Conseil d'État annule l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille en se fondant sur le fait que les installations de télécommunications enfouies dans le sol appartiennent à la société Orange en vertu des dispositions du code civil et du code des postes et des communications électroniques. Le Conseil d'État renvoie l'affaire devant la cour administrative d'appel de Marseille et condamne la commune d'Aix-en-Provence à verser une somme de 3 000 euros à la société Orange au titre des frais de l'instance.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 8-3 chr, 18 mars 2024, n° 470162, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 470162
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 14 novembre 2022, N° 19MA04191
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
. Cass., 1re civ., 9 décembre 2015, n° 14-24.880, Bull. civ. I....[RJ2]
., jugeant que les lignes télégraphiques et téléphoniques installées sous la voie publique n'appartiennent pas au domaine public routier, CE, 3 mai 1967, Ministre des postes et télécommunications c/ Entreprise Charlois, n° 65316, p. 188.
Dispositif : Renvoi après cassation
Date de dernière mise à jour : 9 septembre 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000049294579
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2024:470162.20240318
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Sur les parties

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