Conseil d'État, 1ère - 4ème chambres réunies, 29 mai 2024, 489337
TA Versailles
Rejet 27 octobre 2023
>
CE
Annulation 29 mai 2024

Arguments

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  • Accepté
    Intérêt à agir contre la décision de préemption

    La cour a jugé que la société Cel Pires, en tant qu'acquéreur évincé, justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision de préemption, ce qui constitue une erreur de droit dans l'ordonnance contestée.

  • Accepté
    Absence de justification d'un projet d'aménagement

    La cour a constaté que la décision de préemption ne justifiait pas d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux exigences légales, créant ainsi un doute sérieux quant à sa légalité.

  • Accepté
    Condition d'urgence

    La cour a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des effets d'une décision de préemption sur l'acquéreur évincé.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune une somme à verser à la société Cel Pires au titre des frais de justice, conformément à l'article L. 761-1.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation après une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Versailles qui a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de préemption urbain exercée par la maire de Morsang-sur-Orge sur un immeuble. La société Cel Pires demande l'annulation de cette ordonnance. Le Conseil d'État annule l'ordonnance du tribunal administratif car le juge des référés a commis une erreur de droit en estimant que la société Cel Pires ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision de préemption. Le Conseil d'État suspend l'exécution de la décision de préemption car le moyen tiré de l'absence de justification d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets définis par le code de l'urbanisme est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Le Conseil d'État rejette les autres moyens du pourvoi et condamne la commune de Morsang-sur-Orge à verser une somme de 3 000 euros à la société Cel Pires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 1-4 chr, 29 mai 2024, n° 489337, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 489337
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Versailles, 27 octobre 2023, N° 2308430
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 26 juillet 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000049631299
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2024:489337.20240529
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