CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE HENRY KISMOUN c. FRANCE, 5 décembre 2013, 32265/10
CEDH, Affaire communiquée 27 juin 2011
>
CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 5 décembre 2013
>
CEDH, Résolution 14 septembre 2016

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie privée et familiale

    La cour a estimé que le refus de changement de nom ne constituait pas une ingérence dans la vie privée du requérant, car le nom Henry était conforme à son état civil français.

  • Rejeté
    Absence d'intérêt légitime au changement de nom

    La cour a jugé que le requérant n'avait pas établi de circonstances exceptionnelles justifiant un changement de nom, et que le motif affectif invoqué ne suffisait pas.

  • Accepté
    Préjudice moral dû à l'identité conflictuelle

    La cour a reconnu que le requérant a subi un dommage moral en raison des circonstances ayant conduit à la violation de ses droits.

  • Accepté
    Frais engagés pour la procédure

    La cour a jugé raisonnable d'allouer au requérant la somme demandée pour couvrir ses frais et dépens.

Résumé par Doctrine IA

Le requérant, M. Henry Kismoun, a saisi la Cour européenne des droits de l'homme en alléguant que le refus de changer son nom patronymique portait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention. Il souhaitait substituer son nom légal "Henry" par "Kismoun", nom sous lequel il a grandi en Algérie et qui est celui de sa famille paternelle.

La Cour a jugé qu'il y avait eu violation de l'article 8 de la Convention. Elle a estimé que les autorités nationales n'avaient pas suffisamment pris en compte l'intérêt du requérant à avoir un nom unique, élément essentiel de son identité, et que le processus décisionnel n'avait pas ménagé un juste équilibre entre les intérêts privés et publics.

En conséquence, la Cour a condamné la France à verser une somme au requérant au titre du préjudice moral et des frais et dépens. Elle a également rejeté le grief tiré de la violation de l'article 14 combiné avec l'article 8, estimant qu'il n'y avait pas lieu de l'examiner séparément compte tenu de sa conclusion sur l'article 8.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Commentaires12

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Le nom de famille : choix et changement du nom de famille (cas pratique)
Fallait pas faire du droit · 18 mai 2025

2Conclusions du rapporteur public sur l'affaire n°461746
Conclusions du rapporteur public · 25 janvier 2023

3Changement de nom : l’« intérêt légitime » face au conservatisme de l’état civil.
Village Justice · 24 août 2022
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Article 61 du code civil
Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 5 déc. 2013, n° 32265/10
Numéro(s) : 32265/10
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : Broniowski c. Pologne [GC], no 31443/96, § 194, CEDH 2004 V
Burghartz c. Suisse, 22 février 1994, § 24, série A no 280-B
Fabris c. France [GC], no 16574/08, § 72, CEDH 2013 (extraits)
Garnaga c. Ukraine, no 20390/07, § 41, 16 mai 2013
Golemanova c. Bulgarie, no 11369/04, 17 février 2011
Johansson c. Finlande, no 10163/02, 6 septembre 2007
Kurić et autres c. Slovénie [GC], no 26828/06, CEDH 2012 (extraits)
Losonci Rose et Rose c. Suisse, no 664/06, § 51, 9 novembre 2010
R.R. c. Pologne, no 27617/04, § 191, CEDH 2011 (extraits)
Scozzari et Giunta c. Italie [GC], nos 39221/98 et 41963/98, § 249, CEDH 2000 VIII
Sejdovic c. Italie [GC], no 56581/00, § 119, CEDH 2006 II
Stjerna c. Finlande, 25 novembre 1994, §§ 37-39, série A no 299 B
Références à des textes internationaux :
CJUE, Garcia Avello, 2 octobre 2003, C-148/02;CJUE, Grunkin et Paul, 14 octobre 2008, C‑353/06
Organisations mentionnées :
  • Cour de justice de l'Union européenne
  • Comité des Ministres
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Non
Conclusions : Violation de l'article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale (Article 8 - Obligations positives ; Article 8-1 - Respect de la vie familiale ; Respect de la vie privée) ; Préjudice moral - réparation
Identifiant HUDOC : 001-138601
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2013:1205JUD003226510
Télécharger le PDF original fourni par la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code civil
Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE HENRY KISMOUN c. FRANCE, 5 décembre 2013, 32265/10