CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE D c. FRANCE, 16 juillet 2020, 11288/18
CEDH, Affaire communiquée 29 mars 2018
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 16 juillet 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie privée

    La cour a estimé que le refus de transcription ne portait pas atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée, car le lien de filiation pouvait être établi par d'autres moyens, notamment l'adoption.

  • Rejeté
    Discrimination fondée sur la naissance

    La cour a jugé que la différence de traitement était justifiée par des raisons objectives et raisonnables, visant à protéger l'intérêt supérieur de l'enfant et à contrôler les situations de gestation pour autrui.

Résumé par Doctrine IA

Dans l'affaire D c. France, la Cour européenne des droits de l'homme a examiné la demande de transcription de l'acte de naissance d'un enfant né par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger, qui désignait la mère d'intention comme sa mère. Les requérants soutenaient que le refus de cette transcription violait leur droit au respect de la vie privée (article 8) et constituait une discrimination (article 14). La Cour a jugé que le refus de transcription ne portait pas atteinte de manière disproportionnée aux droits de l'enfant, car la filiation maternelle pouvait être établie par l'adoption, un mécanisme rapide et effectif. Elle a également conclu qu'il n'y avait pas de discrimination, la différence de traitement étant justifiée par des raisons objectives et raisonnables. La décision finale a donc été de ne pas constater de violation des articles 8 et 14 de la Convention.

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www.alterlink-avocats.com · 16 juillet 2023
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Sur la décision

Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 16 juil. 2020, n° 11288/18
Numéro(s) : 11288/18
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : C et E c. France (déc.), nos 1462/18 et 1734/18, § 37, 19 novembre 2018
Foulon et Bouvet c. France, nos 9063/14 et 10410/14, 21 juillet 2016
Labassee c. France, no 65941/11, 26 juin 2014
Mennesson c. France, no 65192/11, CEDH 2014 (extraits)
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Partiellement irrecevable (Art. 35) Conditions de recevabilité ; (Art. 35-1) Épuisement des voies de recours internes ; (Art. 35-1) Délai de six mois ; Non-violation de l'article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale (Article 8-1 - Respect de la vie privée) ; Non-violation de l'article 14+8 - Interdiction de la discrimination (Article 14 - Discrimination) (Article 8-1 - Respect de la vie privée ; Article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale)
Identifiant HUDOC : 001-203565
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2020:0716JUD001128818
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n° 94-653 du 29 juillet 1994
  2. Code civil
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