Rejet 21 novembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Montreuil, 21 nov. 2025, n° 2414354 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Montreuil |
| Numéro : | 2414354 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet irrecevabilité manifeste alinéa 4 |
| Date de dernière mise à jour : | 25 décembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 octobre 2024, M. A… B…, représenté par Me Fitoussi, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision référencée 48SI du 4 juillet 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidité de son permis de conduire en raison d’un solde de points nul ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de restituer le capital de points de son permis de conduire et de lui restituer son titre de conduite dans le délai de quinze jours ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2025, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Syndique, première conseillère, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 222-16 du même code : « Pour les affaires visées à l’article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article ».
2. D’une part, aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ». Aux termes de l’article R. 421-5 du même code : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ». Pour l’application de ces dispositions, les décisions référencées 48SI, constatant la perte de validité du permis de conduire pour solde de points nul, doivent être regardées, sauf preuve contraire, comme conformes au modèle qui sert de base à leur édition automatisée par l’Imprimerie nationale, lequel comporte la mention des voies et délais de recours.
3. D’autre part, aux termes de l’article R. 223-3 du code de la route : « (…) Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l’auteur de l’infraction est informé par le ministre de l’intérieur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l’invalidation du permis de conduire et enjoint à l’intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d’outre-mer de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. (…) ». Il résulte de ces dispositions que les décisions constatant l’invalidité du permis de conduire pour solde de points nul doivent être notifiées au titulaire du permis de conduire par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. En cas de contestation sur ce point, il incombe à l’administration d’établir qu’une telle notification a été régulièrement adressée au titulaire du permis de conduire
4. En l’espèce, il résulte des pièces produites par l’administration que la décision référencée 48SI en date du 4 juillet 2024 a été expédiée par lettre recommandée et qu’elle a été distribuée contre signature le 17 juillet 2024. Si le requérant soutient que la signature est celle du facteur, lequel se serait débarrassé de la lettre en fraude à ses obligations, il ne l’établit par la production d’un document comportant le logo de La Poste mais non signé et sans cachet du service, comprenant au demeurant plusieurs fautes de français, et d’un dépôt de plainte non circonstancié. Dans ces conditions, l’administration établit avoir régulièrement notifié à la date du 17 juillet 2024 la décision invalidant le permis de conduire ainsi que les décisions portant retrait de points qui y sont récapitulées. Dès lors, la requête de M. B… enregistrée le 8 octobre 2024 est tardive et manifestement irrecevable.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B… doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A… B… et au ministre de l’intérieur.
Fait à Montreuil, le 21 novembre 2025.
La magistrate désignée,
N. Syndique
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Aide juridictionnelle ·
- Commissaire de justice ·
- Aide juridique ·
- Juge des référés ·
- Réserve ·
- L'etat ·
- Renouvellement ·
- Injonction ·
- Demande
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Demande ·
- Résidence ·
- Commissaire de justice ·
- Certificat ·
- Prestations sociales ·
- Décision administrative préalable ·
- Juge
- Territoire français ·
- Pays ·
- Interdiction ·
- Eures ·
- Justice administrative ·
- Renvoi ·
- Tribunaux administratifs ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Asile
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Police ·
- Décision implicite ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Délivrance ·
- Demande ·
- Commissaire de justice ·
- Titre ·
- Rejet
- Mobilité ·
- Cartes ·
- Autonomie ·
- Personnes ·
- Marches ·
- Action sociale ·
- Mentions ·
- Périmètre ·
- Recours administratif ·
- Justice administrative
- Guadeloupe ·
- Carte de séjour ·
- Justice administrative ·
- Violence conjugale ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Vie commune ·
- Cartes ·
- Vie privée ·
- Violence familiale
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Directeur général ·
- Recours ·
- Bénéfice ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Immigration ·
- Condition ·
- Annulation ·
- Mineur
- Naturalisation ·
- Décision implicite ·
- Histoire ·
- Communauté française ·
- Décret ·
- Culture ·
- Connaissance ·
- Demande ·
- Recours administratif ·
- Rejet
- Justice administrative ·
- Réfugiés ·
- Pays ·
- Expulsion ·
- Union européenne ·
- Aide juridictionnelle ·
- Soudan ·
- Urgence ·
- Convention de genève ·
- Droits fondamentaux
Sur les mêmes thèmes • 3
- Valeur ·
- Comparaison ·
- Cotisations ·
- Justice administrative ·
- Base d'imposition ·
- Coefficient ·
- Stockage ·
- Commune ·
- Différences ·
- Calcul
- Justice administrative ·
- Paix ·
- Ordre public ·
- Culture ·
- Associations ·
- Trouble ·
- Terrorisme ·
- Quai ·
- Risque ·
- Proche-orient
- Justice administrative ·
- Visa ·
- Sous astreinte ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Statuer ·
- Annulation ·
- Cameroun ·
- État ·
- Décision implicite
Textes cités dans la décision
- Code de justice administrative
- Code de la route.
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.