Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Nîmes, 17 févr. 2026, n° 2600737 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nîmes |
| Numéro : | 2600737 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Expertise / Médiation |
| Date de dernière mise à jour : | 21 février 2026 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 février 2026, la communauté de communes du Gévaudan demande la désignation d’un expert aux fins d’examiner le bâtiment appartenant à Mme C… B…, cadastré section B n° 309, sis 1 chemin du Ranquet à Marvejols (48100), de dresser le constat de l’état des bâtiments mitoyens et de proposer les mesures de nature à mettre fin à l’imminence du danger éventuellement constaté.
Elle soutient que l’immeuble situé 1 chemin du Ranquet, section cadastrée B n° 309 à Marvejols (48100) et appartenant à Mme C… B…, présente un risque pour la sécurité publique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de la construction et de l’habitation ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L.511-2 du code de la construction et de l’habitation : « La police mentionnée à l’article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n’offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; 2° Le fonctionnement défectueux ou le défaut d’entretien des équipements communs d’un immeuble collectif à usage principal d’habitation, lorsqu’il est de nature à créer des risques sérieux pour la sécurité des occupants ou des tiers ou à compromettre gravement leurs conditions d’habitation ou d’utilisation ; 3° L’entreposage, dans un local attenant ou compris dans un immeuble collectif à usage principal d’habitation, de matières explosives ou inflammables, lorsqu’il est en infraction avec les règles de sécurité applicables ou de nature à créer des risques sérieux pour la sécurité des occupants ou des tiers ; 4° L’insalubrité, telle qu’elle est définie aux articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique ». Aux termes des dispositions de l’article L.511-9 du même code « Préalablement à l’adoption de l’arrêté de mise en sécurité, l’autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d’un expert afin qu’il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L’expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation ».
2. Aux termes de l’article R. 556-1 du code de justice administrative : « Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l’article L.511-9 du code de la construction et de l’habitation, d’une demande tendant à la désignation d’un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l’article R. 531-1. ».
3. Aux termes de l’article R. 531-1 du code de justice administrative : « S’il n’est rien demandé de plus que la constatation des faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d’avocat et même en l’absence d’une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Avis en est donné immédiatement aux défendeurs habituels. Par dérogation aux dispositions des articles R .832-2 et R. 832-3, le délai pour former tierce opposition est de quinze jours ».
4. La communauté de communes du Gévaudan fait valoir que l’immeuble situé 1 chemin du Ranquet, section cadastrée B n° 309 à Marvejols (48100) et appartenant à Mme C… B…, présente un risque pour la sécurité publique. La mesure d’expertise sollicitée par la communauté de communes du Gévaudan entre dans le champ d’application des dispositions précitées. Par suite, il y a lieu de procéder à la désignation d’un expert.
O R D O N N E
Article 1er : M. D… A…, 6 place Charles de Gaule à Mende (48000), est désigné en qualité d’expert. Il aura pour mission, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance, de :
1( Examiner l’immeuble situé 1 chemin du Ranquet, section cadastrée B n° 309 à Marvejols (48100), et appartenant à Mme C… B… et en constater l’état ;
2° Dire si l’état de l’immeuble fait courir un risque pour la sécurité publique ou celle de ses occupants et s’il présente un danger manifeste ou imminent ;
3( Dresser le constat de l’état des bâtiments mitoyens ;
4° Proposer les mesures de nature à mettre fin à l’imminence du danger éventuellement constaté.
Article 2 : L’expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L’expert déposera son rapport au greffe en un exemplaire, sous format dématérialisé, dans les meilleurs délais. Il communiquera son rapport à la communauté de communes du Gévaudan et à Mme C… B…. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes du Gévaudan et à M. D… A…, expert. Avis en sera donné à Mme C… B….
Fait à Nîmes, le 17 février 2026.
Le président,
Christophe Ciréfice
La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Cantal ·
- Médecin ·
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Pays ·
- Immigration ·
- Union européenne ·
- Refus ·
- Avis
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Service public ·
- Garde des sceaux ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale ·
- Juridiction administrative ·
- Liberté ·
- Public
- Justice administrative ·
- Carte de séjour ·
- Commissaire de justice ·
- Statuer ·
- Injonction ·
- Autorisation provisoire ·
- Sous astreinte ·
- Conclusion ·
- Annulation ·
- Astreinte
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Enregistrement ·
- Admission exceptionnelle ·
- Délai ·
- Juge des référés ·
- Demande ·
- Titre ·
- Séjour des étrangers ·
- Commissaire de justice
- Chiffre d'affaires ·
- Administration ·
- Épidémie ·
- Solidarité ·
- Conséquence économique ·
- Sociétés ·
- Justice administrative ·
- Recours gracieux ·
- Demande d'aide ·
- Demande
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Aide juridictionnelle ·
- Commissaire de justice ·
- Plateforme ·
- Rejet ·
- Admission exceptionnelle ·
- Demande
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Police ·
- Décision implicite ·
- Statuer ·
- Annulation ·
- Injonction ·
- Conclusion ·
- Carte de séjour ·
- L'etat ·
- Titre
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Renouvellement ·
- Urgence ·
- Légalité ·
- Titre ·
- Suspension ·
- Juge des référés ·
- Sérieux ·
- Délai
- Urbanisation ·
- Urbanisme ·
- Parcelle ·
- Station d'épuration ·
- Plan ·
- Commune ·
- Ressource en eau ·
- Eau usée ·
- Assainissement ·
- Modification
Sur les mêmes thèmes • 3
- Déclaration préalable ·
- Urbanisme ·
- Intérêt pour agir ·
- Justice administrative ·
- Maire ·
- Sociétés ·
- Commune ·
- Construction ·
- Installation ·
- Bâtiment
- Fonction publique ·
- Recours gracieux ·
- Entretien ·
- Commissaire de justice ·
- Erreur de droit ·
- Engagement ·
- Insuffisance professionnelle ·
- Compte ·
- Fonctionnaire ·
- Classe supérieure
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Armée ·
- Ancien combattant ·
- Commissaire de justice ·
- Habilitation ·
- Suspension ·
- Légalité ·
- Exécution
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.