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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 22 proxi surdt, 19 mars 2025, n° 24/00351 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/00351 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Etablit un plan comportant les mesures visées aux articles L. 733-1, L. 733-7 et L. 733-8 C. consom. |
| Date de dernière mise à jour : | 6 février 2026 |
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Sur les parties
| Parties : | [ 32 ] SNC, ASSURANCE, TRESORERIE SEINE - [ Localité 28 ] AMENDES ( BOUJ85242AA ) |
|---|
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY
[Adresse 25]
[Adresse 2]
[Adresse 5]
[Localité 10]
Téléphone : [XXXXXXXX01]
Télécopie : 01 48 96 07 52
@ : [Courriel 30]
Référence à Rappeler dans toute correspondance
Service Surendettement et PRP
N° RG 24/00351 – N° Portalis DB3S-W-B7I-Z4YS
JUGEMENT
Minute :
Du : 19 mars 2025
Madame [X] [M]
C/
ONEY BANK (4059102442)
[33] (8114215 96)
[19] (28976001647284)
[23] (20848062)
LA [12] (5213278M020)
DIRECT ASSURANCE (332536315)
SGC [15] (3510711466)
[18] [Localité 17] (3719676/3115090)
TRESORERIE SEINE-[Localité 28] AMENDES (BOUJ85242AA)
COPIE CERTIFIEE CONFORME
DELIVRÉE LE
À
JUGEMENT
Le jugement suivant a été rendu au nom du peuple français et mis à disposition au greffe du tribunal judiciaire de BOBIGNY le 19 mars 2025 ;
Par Monsieur Alex MICHONNEAU, juge des contentieux de la protection, assisté de Anne VERMELLE, greffier ;
Après débats à l’audience publique du 23 janvier 2025, tenue sous la présidence de Monsieur Alex MICHONNEAU, juge des contentieux de la protection, assisté de Anne VERMELLE, greffier audiencier ;
ENTRE :
DEMANDEUR :
Madame [X] [M]
[Adresse 6]
comparante,
ET :
DÉFENDEURS :
ONEY BANK
[Adresse 27]
non comparante, ni représentée
[32] SNC
[Adresse 24]
non comparante, ni représentée
[19]
[Adresse 31]
non comparante, ni représentée
DSFP AP-HP
[Adresse 13]
[Localité 9]
non comparante, ni représentée
LA [12]
[Adresse 29]
non comparante, ni représentée
DIRECT ASSURANCE
[Adresse 26]
[Localité 4]
non comparante, ni représentée
SGC [Localité 16]
[Adresse 7]
non comparante, ni représentée
[18] [Localité 17]
[Adresse 3]
comparante par écrit
TRESORERIE SEINE-[Localité 28] AMENDES
[Adresse 8]
non comparante, ni représentée
*****
EXPOSE DU LITIGE
Le 24 avril 2024, Mme [X] [M] a présenté une déclaration de surendettement auprès de la [21].
Le 13 mai 2024, la commission de surendettement a déclaré cette demande recevable.
Le 12 août 2024, la commission de surendettement a élaboré des mesures imposées consistant en un rééchelonnement de tout ou partie des créances sur une durée de 22 mois, au taux d’intérêt de 4,92 %, moyennant une mensualité de remboursement de 535,00 €, sans effacement partiel en fin de plan.
Mme [X] [M], à qui les mesures ont été notifiées le 16 août 2024, a contesté cette décision par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au secrétariat de la commission de surendettement le 11 septembre 2024.
Les parties ont été convoquées par lettre recommandée avec accusé de réception à l’audience du 23 janvier 2025.
Par courrier reçu au greffe le 14 janvier 2025, [19] SA a indiqué s’en remettre à la décision du Tribunal.
[22] [Localité 17], comparant par écrit, par courrier reçu au greffe le 17 janvier 2025, a confirmé le montant de sa créance et a sollicité la confirmation des mesures adoptées par la [21].
A l’audience, Mme [X] [M], comparante, demande au juge des contentieux de la protection de rééchelonner ses dettes avec une mensualité de remboursement d’un montant mensuel maximum de 173,11 euros.
Les autres parties, régulièrement convoquées, n’ont pas comparu.
L’affaire a été mise en délibéré au 19 mars 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, l’absence des défendeurs ne fait pas obstacle à ce qu’une décision soit rendue sur le fond du litige, le juge ne faisant droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée. La décision étant susceptible d’appel, il y a lieu de statuer par jugement réputé contradictoire en application de l’article 473 du code de procédure civile.
Sur la contestation des mesures imposées par la commission de surendettement des particuliers
Aux termes de l’article L. 733-13 du code de la consommation, le juge saisi de la contestation prévue à l’article L. 733-10 prend tout ou partie des mesures définies aux articles L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7. Dans tous les cas, la part des ressources nécessaires aux dépenses courantes du ménage est déterminée dans les conditions prévues aux articles L. 731-1 et L. 731-2. Elle est mentionnée dans la décision.
Des éléments figurant au dossier et rapportés à l’audience, il résulte que les ressources mensuelles du débiteur sont constituées de :
Traitement net mensuel
1 913,84 €
APL
50,00 €
Prime d’activité
150,65 €
Allocation pour l’éducation de l’enfant handicapé
149,26 €
Allocation de soutien familial
391,72 €
Allocations familiales avec conditions de ressources
148,52 €
TOTAL
2 803,99 €
Il apparaît qu’avec 2 enfants à sa charge, les charges mensuelles du débiteur peuvent être établies à un total de :
Charges de la vie courante (barème)
1 063,00 €
Charges d’habitation (barème)
202,00 €
Charges de chauffage (barème)
207,00 €
Loyer (frais réels)
471,08 €
Frais d’éducation des enfants (frais estimés)
250,00 €
Allocation pour l’éducation de l’enfant handicapé (compensation)
149,26 €
Total
2 342,34 €
Les charges de la vie courante, d’habitation et de chauffage ont été estimées de façon objective par un modèle établi par la [21].
Le montant du loyer retenu a été calculé en excluant les charges relatives au chauffage et à l’eau, déjà pris en compte dans le cadre des autres barèmes.
La capacité de remboursement réelle de la débitrice doit être établie à 461,65 €, étant indiqué que la part maximale des ressources mensuelles du débiteur à affecter à l’apurement des dettes, en application du barème de saisies des rémunérations, s’élève à la somme de 964,83 €.
En l’absence d’autres recours de la part de créanciers, et compte tenu de la situation particulière du débiteur, il convient de retenir une mensualité de 200 euros, dès lors qu’un tel choix n’entraîne aucun effacement de ses dettes, et qu’elle lui permet d’apurer son passif dans un délai raisonnable.
En l’état, il convient donc d’établir un plan de rééchelonnement des dettes en retenant une mensualité maximum de 200 euros au taux de 0,00 % sur une durée de 60 mois, sans effacement partiel en fin de plan. Le taux nul s’impose afin de permettre de désintéresser un maximum les créanciers sur le capital et les intérêts dus dans le délai le plus bref.
Sur les mesures de fin de jugement
Les dépens seront laissés à la charge des parties qui les ont exposés.
En application de l’article R. 713-10 du code de la consommation, les décisions du juge des contentieux de la protection sont immédiatement exécutoires.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection, statuant en audience publique, par jugement réputé contradictoire, rendu en premier ressort et par mise à disposition au greffe ;
CONSTATE que la capacité de remboursement de Mme [X] [M] s’élève à 461,65 € ;
ORDONNE le rééchelonnement de l’ensemble du passif sur 60 mois au taux de 0,00 %, moyennant une mensualité maximum de remboursement de 200 euros ;
DIT que les paiements s’imputeront d’abord sur le capital et que les sommes porteront intérêt à un taux de 0,00 % ;
DIT que les premiers versements devront intervenir au plus tard le 15 juin 2025, puis au plus tard le 15 de chaque mois ;
DIT qu’à défaut de respect de la présente décision, les sommes dues deviendront immédiatement exigibles à l’expiration d’un délai d’un mois après réception d’une mise en demeure de payer, et que les créanciers pourront exercer des poursuites individuelles ;
DIT qu’il appartient à Mme [X] [M] de prendre toutes les mesures nécessaires pour procéder au règlement des mensualités prévues ;
DIT que le tableau recensant l’ensemble des créances, leur quantum, le nombre et le montant des mensualités de remboursement sera annexé à la présente décision ;
RAPPELLE que pendant la durée d’exécution des mesures, Mme [X] [M] ne pourra pas contracter de nouvelles dettes ni accomplir d’actes de disposition de son patrimoine, sous peine d’être déchue du bénéfice de la décision ;
RAPPELLE que les dettes alimentaires, les réparations pécuniaires allouées aux victimes à la suite d’une condamnation pénale, les amendes et les dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses au préjudice des organismes chargés de la gestion d’un régime obligatoire de sécurité sociale, ne peuvent être effacées ;
RAPPELLE que pendant toute la durée des mesures adoptées, les créanciers auxquels elles sont opposables ne peuvent exercer de mesures d’exécution à l’encontre des biens de Mme [X] [M] ;
RAPPELLE que ces mesures sont signalées au Fichier des Incidents de paiement de remboursement des Crédits aux Particuliers géré par la [11] et qu’une inscription sera maintenue pendant toute la durée du plan sans pouvoir excéder sept ans ;
LAISSE les dépens à la charge des parties qui les ont exposés ;
RAPPELLE l’exécution provisoire de la présente décision ;
DIT que la présente décision sera notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception et par lettre simple à la [20].
Ainsi fait et jugé à [Localité 14] le 19 mars 2025.
LE GREFFIER LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
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