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Sur la décision
| Référence : | TJ Bobigny, ch. 1 sect. 5, 26 mai 2026, n° 25/01905 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01905 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 4 juin 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOBIGNY
— =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
Chambre 1/Section 5
N° du dossier : N° RG 25/01905 – N° Portalis DB3S-W-B7J-34UP
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 26 MAI 2026
MINUTE N° 26/00926
— ---------------
Nous,Madame Anne AUCLAIR RABINOVITCH,, au Tribunal judiciaire de BOBIGNY, statuant en référés, assistée de Madame Alya FERJANI, Greffier,
Après avoir entendu les parties à notre audience du 23 Mars 2026 avons mis l’affaire en délibéré et avons rendu ce jour, par mise à disposition au greffe du tribunal en application des dispositions de l’article 450 du Code de procédure civile, la décision dont la teneur suit :
ENTRE :
Monsieur [V] [Y],
demeurant [Adresse 1]
représenté par Me Djilali BOUCHOU, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 164
Madame [F] [H],
demeurant [Adresse 1]
représentée par Me Djilali BOUCHOU, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, vestiaire : 164
ET :
La société MIC INSURANCE COMPAGNY,
dont le siège social est sis [Adresse 2]
non comparante, ni représentée
Monsieur [A] [B],
demeurant [Adresse 3]
représenté par Me Khadidja SELHAMI, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E 2038 substituée par Me Elisa GIARETTA, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : P0435
La société COFIDIM,
dont le siège social est sis [Adresse 4]
représentée par Maître Btissam DAFIA, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : C1410 substituée par Me Marcel ADIDA, avocat au barreau d’ESSONNE, vestiaire : E0230
EXPOSE DU LITIGE
Par acte des 5 et 10 novembre 2025, Monsieur [V] [Y] et Madame [F] [H] ont assigné en référé devant le président de ce tribunal Monsieur [A] [B] et la société COFIDIM aux fins d’obtenir, au visa de l’article 145 du code de procédure civile, la désignation d’un expert pour donner un avis sur les infiltrations affectant leur bien.
Après renvoi, l’affaire a été évoquée à l’audience du 23 mars 2026.
A l’audience, Monsieur [V] [Y] et Madame [F] [H] ont maintenu leurs demandes. Ils indiquent subir des désordres dans leur logement, attenant à la maison de Monsieur [A] [B]. Ils affirment que la responsabilité de ce dernier est susceptible d’être engagée au motif que leur gouttière aurait été déplacée par la société [Adresse 5], chargée de la construction du bien de Monsieur [A] [B], causant des infiltrations et une dégradation des murs et plafonds.
La société COFIDIM a formulé des protestations et réserves sur la demande d’expertise. Elle a également sollicité l’intervention forcée de la société MIC INSURANCE COMPAGNY en qualité d’assureur de la société RIBEIRO, cette dernière étant titulaire du lot « charpente et couverture » concernant le bien de Monsieur [A] [B] et faisant l’objet d’une liquidation judiciaire.
La société MIC INSURANCE COMPAGNY n’a pas comparu.
Conformément à l’article 446-1 du code de procédure civile, pour plus ample informé de l’exposé et des prétentions des parties, il est renvoyé à l’assignation introductive d’instance et aux écritures déposées et développées oralement à l’audience.
MOTIFS
Sur l’intervention forcée
Selon l’article 331 du code de procédure civile, un tiers peut être mis en cause aux fins de condamnation par toute partie qui est en droit d’agir contre lui à titre principal. Il peut également être mis en cause par la partie qui y a intérêt afin de lui rendre commun le jugement.
En l’espèce et en application des articles 328 et suivants du code de procédure civile, il convient de recevoir l’intervention forcée de la société MIC INSURANCE COMPANY qui se rattache aux prétentions initiales par un lien suffisant en qualité d’assureur de la société RIBEIRO CONSTRUCTION pour l’exécution du chantier.
Sur la demande d’expertise
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver et d’établir avant tout procès la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, des mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, notamment en référé.
En l’espèce, au vu des pièces produites aux débats par Monsieur [V] [Y] et Madame [F] [H], notamment le rapport d’expertise contradictoire de la société SARETEC du 7 janvier 2025, il est justifié d’un motif légitime à voir établir, avant tout procès, la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige susceptible de les opposer aux défendeurs dans le cadre d’une action judiciaire.
Il sera ainsi fait droit à la demande d’expertise dans les termes du dispositif ci-dessous.
Sur les dépens
En l’état du litige, chaque partie conservera la charge de ses dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant en référé, par remise au greffe le jour du délibéré, après débats en audience publique, par décision réputée contradictoire et en premier ressort,
Recevons la demande d’intervention forcée à l’encontre de la société MIC INSURANCE COMPANY par la société COFIDIM ;
Ordonnons une mesure d’expertise et désignons en qualité d’expert ;
Monsieur [S] [C]
[Adresse 6]
Tél : [XXXXXXXX01] [Localité 1]. : 06.61.60.28.24
Email : [Courriel 1]
avec pour mission, les parties et leurs conseils régulièrement convoqués, après avoir pris connaissance du dossier :
— Se rendre sur les lieux situés [Adresse 7] à [Localité 2] ;
— Décrire les désordres allégués dans l’assignation et dans les conclusions de la société COFIDIM ; et le cas échéant, sans nécessité d’extension de mission, examiner tous désordres connexes, ayant d’évidence la même cause mais révélés postérieurement à l’assignation, sans préjudice par ailleurs des dispositions de l’article 238 alinéa 2 du code de procédure civile ;
— Décrire les désordres constatés, en indiquer la nature, l’importance, la date d’apparition, en retracer l’historique et en décrire l’évolution prévisible ; en rechercher la ou les causes ;
— Fournir tout renseignement de fait permettant au tribunal de statuer sur les éventuelles responsabilités encourues ;
— Après avoir exposé ses observations sur la nature des travaux propres à remédier aux désordres, et leurs délais d’exécution, chiffrer, à partir des devis fournis par les parties, éventuellement assistées d’un maître d’œuvre, le coût de ces travaux ;
— Fournir tous éléments de nature à permettre ultérieurement à la juridiction saisie d’évaluer les préjudices de toute nature, directs ou indirects, matériels ou immatériels résultant des désordres, notamment le préjudice de jouissance subi ou pouvant résulter des travaux de remise en état ;
— Dire si des travaux urgents sont nécessaires soit pour empêcher l’aggravation des désordres et du préjudice qui en résulte, soit pour prévenir les dommages aux personnes ou aux biens ; dans l’affirmative, à la demande d’une partie ou en cas de litige sur les travaux de sauvegarde nécessaires, décrire ces travaux et en faire une estimation sommaire dans un rapport intermédiaire qui devra être déposé aussitôt que possible ;
— Faire toutes observations utiles au règlement du litige ;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 263 et suivants du code de procédure civile et qu’il déposera son rapport en un exemplaire original au greffe du tribunal judiciaire de Bobigny, service du contrôle des expertises, avant le 1er février 2027, sauf prorogation de ce délai dûment sollicité en temps utile auprès du juge du contrôle ;
Disons que l’expert devra, lors de l’établissement de sa première note aux parties, indiquer les pièces nécessaires à sa mission, le calendrier de ses opérations et le coût prévisionnel de la mesure d’expertise ;
Disons que l’expert pourra s’il l’estime nécessaire, prendre l’avis d’un sapiteur, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne, après en avoir avisé les parties ;
Disons qu’à l’issue de ses opérations, l’expert devra adresser aux parties un rapport de synthèse comportant ses observations et constatations, et la réponse provisoire à tous les chefs de la mission ;
Disons que l’expert devra fixer aux parties un délai pour formuler ensuite leurs dernières observations ou réclamations en application de l’article 276 du code de procédure civile et rappelons qu’il ne sera pas tenu de prendre en compte les transmissions tardives ;
Désignons le magistrat chargé du contrôle des expertises pour suivre la mesure d’instruction et statuer sur tous incidents ;
Disons que l’expert devra rendre compte à ce magistrat de l’avancement de ses travaux d’expertise et des diligences accomplies et qu’il devra l’informer de la carence éventuelle des parties dans la communication des pièces nécessaires à l’exécution de sa mission conformément aux dispositions des articles 273 et 275 du code de procédure civile ;
Fixons à la somme de 3.000 euros la provision à valoir sur la rémunération de l’expert qui devra être consignée par Monsieur [V] [Y] et Madame [F] [H], entre les mains du régisseur d’avances et de recettes de ce tribunal avant le 15 juillet 2026 ;
Disons qu’à défaut de consignation dans le délai prévu, toute partie ayant intérêt pourra consigner en lieu et place des demandeurs dans un délai supplémentaire de 15 jours ;
Disons que faute de consignation de cette provision initiale dans ces délais impératifs, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera aussitôt caduque et de nul effet, sans autre formalité requise, conformément aux dispositions de l’article 271 du code de procédure civile ;
Déclarons l’expertise opposable à la société MIC INSURANCE COMPANY;
Disons que chaque partie conservera la charge de ses propres dépens ;
Rappelons que la présente décision est exécutoire par provision.
AINSI JUGÉ AU PALAIS DE JUSTICE DE BOBIGNY, LE 26 MAI 2026.
LE GREFFIER
LE PRÉSIDENT
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