Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Chartres, jld, 13 févr. 2026, n° 26/00061 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00061 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 22 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE
CHARTRES
■
Ordonnance de maintien d’une hospitalisation sous contrainte
N° RG 26/00061 – N° Portalis DBXV-W-B7K-GZPZ
Minute :
Patient : M. [V] [C]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ORDONNANCE RENDUE LE 13 Février 2026 STATUANT SUR LA
POURSUITE D’UNE MESURE DE SOINS PSYCHIATRIQUES SOUS LA FORME D’UNE HOSPITALISATION COMPLÈTE
— CONTRÔLE A 12 JOURS -
ADMISSION SUR DÉCISION DU DIRECTEUR DE L’ETABLISSEMENT A LA DEMANDE D’UN TIER EN URGENCE
(Article L. 3212-3 du code de la santé publique)
Le :13 Février 2026
Notification par mail:
— Monsieur le Directeur du Centre hospitalier
— le défendeur
— le tiers
Le : 13 Février 2026
Notification pat PLEX à :
— l’avocat
Le : 13 Février 2026
Notification par remise de copie à Monsieur le Procureur de la République
___________________
Le Greffier,
l’an deux mil vingt six, le treize Février
Nous, Jamila BERRICHI, Vice-Présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, assistée de Lisa SORIN, greffier, avons rendu la décision dont la teneur suit,
PERSONNE FAISANT L’OBJET DES SOINS:
Monsieur [V] [C]
né le 17 Décembre 1991 à [Localité 1]
[Adresse 1]
[Localité 2]
non comparant, représenté par Me Sandra GOUIN, avocat au barreau de CHARTRES, vestiaire : T 31
SAISINE PAR:
Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY
[Adresse 2]
[Localité 3]
non comparant, représenté par Madame [O] [E], cadre de santé, par délégation
PARTIES INTERVENANTES:
[Z]
Madame [M] [P],
demeurant [Adresse 3]
non comparante, ni représentée
MINISTÈRE PUBLIC
Absent à l’audience qui a donné son avis par écrit le 12 février 2026
**
Vu les articles L 3211-1 et suivants du code de la santé publique,
Vu l’article L. 3212-3 du code de la santé publique,
Vu les articles R 3211-10 et suivants du code de la santé publique,
Vu la saisine de Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY en date du 09 Février 2026, reçue le 09 Février 2026 aux fins de statuer sur la poursuite de mesure de soins psychiatriques non consentis dont Monsieur [V] [C] a fait l’objet le 3 février 2026,
Vu les avis d’audience adressés à :
— Monsieur [V] [C]
— Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY,
— Madame [M] [P] tiers demandeur à la mesure de soins psychiatriques non consentis en hospitalisation complète,
— Monsieur le procureur de la République
— Me Sandra GOUIN, avocat au barreau de Chartres, commis d’office.
étant précisé qu’au vu du court délai d’audiencement, Madame [M] [P], tiers demandeur à la mesure de soins psychiatriques non consentis en hospitalisation complète, a été informée par courriel le 11 février 2026 de la date, de l’heure et du lieu de l’audience,
Vu les certificats médicaux,
Vu l’avis écrit en date du 12 février 2026 par lequel Monsieur le procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Chartres conclut à la poursuite de la mesure de soins psychiatriques sous la forme de l’hospitalisation complète de Monsieur [V] [C] ,
*****
Le 09 Février 2026, Monsieur le Directeur CENTRE HOSPITALIER HENRI EY a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de statuer sur la poursuite de la mesure de soins psychiatriques sous forme de l’hospitalisation complète de Monsieur [V] [C].
L’audience du 13 Février 2026 s’est tenue publiquement dans la salle d’audience spécialement aménagée sur l’emprise du Centre Hospitalier Henri EY, [Localité 4], conformément à l’article L 3211- 12-2 du code de la santé publique .
Monsieur [V] [C] est en fugue de l’hôpital depuis le 9 février 2026, et n’a pas comparu.
Madame [O] [E], cadre de santé, par délégation a été entendue en ses observations.
Me Sandra GOUIN a été entendue en ses observations.
A l’issue des débats, le juge des libertés et de la détention a indiqué aux parties présentes que la décision était mise en délibéré et serait rendue en fin de journée, publiquement par mise à disposition de la décision au greffe de la juridiction, conformément aux articles 450 et 453 du code de procédure civile.
MOTIFS
Attendu que Monsieur [C] [V] a été admis le 3 février 2026 en soins psychiatriques sous contrainte au centre hospitalier Henri EY (site [Localité 5]) , à la demande d’un tiers, Madame [P] [M], sa tante, en urgence sur le fondement de l’article L. 3212-3 du code de la santé publique;
que la décision d’admission du Directeur d’établissement est intervenue le 3 février 2026;
que le juge des libertés et de la détention est saisi par le directeur de l’établissement de soins du contrôle de la mesure à 12 jours ;
N° RG 26/00061 – N° Portalis DBXV-W-B7K-GZPZ
Attendu qu’en application de l’article L. 3212-3 du code de la santé publique, en cas d’urgence, lorsqu’il existe un risque grave d’atteinte à l’intégrité du malade, le directeur de l’établissement mentionnée à l’article L. 3222-1 peut, à titre exceptionnel, prononcer à la demande d’un tiers l’admission en soins psychiatriques d’une personne malade au vu d’un seul certificat médical émanant, le cas échéant, d’un médecin exerçant dans l’établissement.
Dans ce cas, les certificats médicaux mentionnés aux deuxième et troisième alinéas de l’article L. 3211-2-2 sont établis par deux psychiatres distincts;
Attendu qu’il ressort du certificat médical d’admission que Monsieur [C] est un patient psychotique connu , en décompensation suite à une rupture de traitement ; qu’il présente un délire de persécution ; qu’il est également relevé une tension psychique perceptible; que le médecin fait état d’un risque de passage à l’acte hétéro-agressif;
Attendu qu’il ressort du certificat médical de 72 heures , que le médecin conclut que l’état de Monsieur [C] nécessite la poursuite des soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète ; qu’il y est rappelé que le patient a été admis pour des troubles du comportement suite à une rupture de traitement depuis plusieurs mois selon ses dires ; qu’il évoque vivre dans la rue depuis plusieurs mois ; qu’il est relevé une désorganisation cognitive et comportementale, un délire de persécution envers l’équipe soignante, une anosognosie et une faible adhésion aux soins ; que l’humeur est anxieuse ; que le patient présente une tension interne palpable;
Attendu qu’il résulte des pièces versées à la procédure que Monsieur [C] a présenté, au vu des certificats d’admission, des 24 heures , des 72 heures, de l’avis médical motivé, des troubles rendant impossible son consentement aux soins, imposant des soins immédiats assortis d’une surveillance médicale constante en hospitalisation complète, et créant un risque grave d’atteinte à son intégrité;
qu’il y a lieu de rappeler que l’office du juge se limite – pour l’appréciation du contenu des certificats médicaux – à s’assurer qu’il répond aux exigences légales. Il ne lui appartient pas de confronter le contenu du certificat à sa propre appréciation du trouble psychiatrique, et donc de se substituer au médecin dans l’examen de l’état mental d’un patient et de son consentement aux soins;
que l’absence de stabilisation de l’état de santé de Monsieur [C] est acquise à défaut de tout élément probant de nature à remettre en cause la teneur des certificats et avis médicaux transmis et suffisamment circonstanciés ;
que la mesure de soins sous la forme d’une hospitalisation à temps plein en service spécialisé apparaît ainsi toujours nécessaire, adaptée et proportionnée à l’état de santé de Monsieur [C] ;
que son maintien sera donc ordonné;
PAR CES MOTIFS
Nous, Jamila BERRICHI, Vice-Présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention, statuant par décision réputée contradictoire en premier ressort rendue publiquement, par mise à disposition de la décision au greffe de la juridiction;
Vu les articles L 3211-1 et suivants du code de la santé publique,
Vu l’article L. 3212-3 du code de la santé publique,
Vu les articles R 3211-10 et suivants du code de la santé publique,
DÉSIGNONS Me Sandra GOUIN avocat au Barreau de CHARTRES pour Monsieur [V] [C] au titre de l’aide juridictionnelle et accordons à Monsieur [V] [C] le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire,
DISONS qu’il y a lieu de poursuivre la mesure de soins psychiatriques sous la forme de l’hospitalisation complète prise à l’égard de Monsieur [V] [C] par décision de Monsieur le Directeur du Centre hospitalier le 3 février 2026,
RAPPELONS que cette ordonnance bénéficie de plein droit de l’exécution provisoire,
LAISSONS les éventuels dépens de la présente instance à la charge du Trésor public.
Le greffier Le juge des libertés et de la détention
Lisa SORIN Jamila BERRICHI,
Vice-Présidente
La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 6]- ou son délégué -dans un délai de 10 jours à compter de sa notification; en vertu de l’article 642 du code de procédure civile, le délai qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou non ouvré est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant ; cet appel n’est pas suspensif, sauf s’il est interjeté par le ministère public dans les conditions de l’article L3211-12-4 du code de la santé publique ; l’appel doit être formalisé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de [Localité 6] à l’adresse suivante : [Adresse 4].
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Construction ·
- Sociétés ·
- Entreprise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Paiement ·
- Demande d'avis ·
- Intérêt ·
- Facture ·
- Commissaire de justice ·
- Clôture
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Copropriété ·
- Honoraires ·
- Intérêt ·
- Vote ·
- Mise en demeure ·
- Adresses ·
- Recouvrement ·
- Facture ·
- Charges
- Désistement d'instance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en état ·
- Défense au fond ·
- Dessaisissement ·
- Syndic ·
- Faire droit ·
- Cabinet ·
- État ·
- Défense
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Facture ·
- Consommation d'eau ·
- Sociétés ·
- Signification ·
- Redevance ·
- Pénalité de retard ·
- Titre ·
- Assignation ·
- Compteur ·
- Taux légal
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Dette ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement d'instance ·
- Clause resolutoire ·
- Sociétés ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Frais irrépétibles ·
- Expulsion ·
- Contentieux
- Loyer ·
- Bail ·
- Habitat ·
- Résiliation ·
- Clause resolutoire ·
- Dette ·
- Commissaire de justice ·
- Commandement ·
- Paiement ·
- Locataire
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Loyer ·
- Pharmacie ·
- Valeur ·
- Adresses ·
- Facteurs locaux ·
- Preneur ·
- Code de commerce ·
- Bail renouvele ·
- Coefficient ·
- Modification
- Nationalité française ·
- Possession d'état ·
- Ascendant ·
- Algérie ·
- Filiation ·
- Étranger ·
- Code civil ·
- Accession ·
- Ministère ·
- Résidence
- Droit de préemption ·
- Locataire ·
- Vente ·
- Congé pour vendre ·
- Consorts ·
- Prix ·
- Notaire ·
- Offre ·
- In solidum ·
- Protocole
Sur les mêmes thèmes • 3
- Rétablissement personnel ·
- Créanciers ·
- Adresses ·
- Liquidation judiciaire ·
- Surendettement ·
- Consommation ·
- Commission ·
- Débiteur ·
- Siège social ·
- Liquidation
- Sociétés ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Bail commercial ·
- Référé ·
- Libération ·
- Obligation
- Résolution ·
- Syndicat de copropriété ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Lot ·
- Procédure ·
- Exonérations ·
- Vote ·
- Article 700
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.