Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Lyon, 2e ch. cab. 8, 29 sept. 2025, n° 24/04528 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/04528 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 5 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
DATE DU JUGEMENT:
29 Septembre 2025
N° RG 24/04528 – N° Portalis DB2H-W-B7I-ZCVX / 2ème Ch. Cabinet 8
MINUTE N° 25/
AFFAIRE
[O] [B] [N] [R] [Y] épouse [X]
C /
[P] [C] [N] [X]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Marion COUVIDAT, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Myriam RENEVIER, Greffier,
statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 29 Septembre 2025, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 07 Février 2025, dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [O] [B] [N] [R] [Y] épouse [X]
née le [Date naissance 4] 1979 à [Localité 19] (69)
[Adresse 7]
[Localité 8]
représentée par Maître Sophie VELASCO, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 2245
DEFENDEUR :
Monsieur [P] [C] [N] [X]
né le [Date naissance 1] 1981 à [Localité 18] (13)
[Adresse 5]
[Localité 8]
représenté par Maître Frédérique BERTRAND de l’AARPI A3 AVOCATS, avocats au barreau de LYON, vestiaire : 324
1 copie certifiée conforme et 1 copie exécutoire par LRAR ([15]) le :
à Madame [O] [B] [N] [R] [Y]
à Monsieur [P] [C] [N] [X]
1 copie exécutoire IFPA le :
à Me Frédérique BERTRAND de l’AARPI A3 AVOCATS, vestiaire : 324
à Me Sophie VELASCO, vestiaire : 2245
1 copie exécutoire à la [11] ([15]) le :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Marion COUVIDAT, Juge aux Affaires Familiales, assistée de Myriam RENEVIER, Greffière, statuant publiquement, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics,
Vu l’assignation en divorce délivrée par Madame [O] [B] [N] [R] [Y] le 10 avril 2024,
Vu le procès-verbal d’acceptation de la rupture du mariage signé le 1er octobre 2024,
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
— Madame [O] [B] [N] [R] [Y] née le [Date naissance 4] 1979 à [Localité 19] (Rhône)
et de
— Monsieur [P] [C] [N] [X] né le [Date naissance 9] 1981 à [Localité 18] (Bouches du Rhône)
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 6] 2012 devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 16] (Rhône) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
RAPPELLE que le divorce prend effet entre les époux s’agissant de leurs biens à la date de la demande en divorce, soit le 10 avril 2024 ;
RAPPELLE que chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint dès le prononcé du divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
DEBOUTE Madame [O] [B] [N] [R] [Y] de sa demande tendant au partage du régime matrimonial ;
RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
CONSTATE que Madame [O] [B] [N] [R] [Y] et Monsieur [P] [C] [N] [X] exercent en commun l’autorité parentale sur les enfants [E] [L] [N] [F] [X] né le [Date naissance 3] 2010 à [Localité 14] (Rhône) et [G] [D] [N] [X] né le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 17] (Rhône) ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de la vie de chacun ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants ;
FIXE la résidence des enfants en alternance au domicile de chacun des parents à défaut de meilleur accord suivant les modalités suivantes :
* en période scolaire et pendant les petites vacances scolaires à l’exception de celles de Noël :
— chez leur père du vendredi des semaines paires sortie des classes au vendredi des semaines impaires retour à l’école,
— chez leur mère du vendredi des semaines impaires sortie des classes au vendredi des semaines paires retour d’école,
* pendant les vacances scolaires de Noël :
— le 24 décembre des années paires chez la mère de 17 heures jusqu’au lendemain 25 décembre 10 heures, et inversement les années impaires chez le père,
— le 25 décembre et le 31 décembre des années paires chez le père de 10 heures jusqu’au lendemain 17 heures, et inversement les années impaires chez la mère,
* pendant les vacances scolaires d’été, le partage se fera par quart :
— le premier et le troisième quarts chez le père
— le deuxième et le quatrième quarts chez la mère,
avec reprise de l’alternance le dernier week-end des vacances scolaires d’été,
à charge pour le parent qui débute sa période d’accueil d’aller chercher ou faire chercher les enfants à l’école ou au domicile de l’autre parent ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeurent les enfants ;
DIT que les enfants passeront le dimanche de la fête des mères et celui de la fête des pères chez le parent concerné de 10 heures à 18 heures ;
FIXE à 150 euros (cent cinquante euros) par mois et par enfant, soit un total de 300 euros (trois cents euros) par mois, la contribution que doit verser Monsieur [P] [C] [N] [X] toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, à Madame [O] [B] [N] [R] [Y] pour contribuer à l’entretien et l’éducation des enfants [E] [L] [N] [F] [X] né le [Date naissance 3] 2010 à [Localité 14] (Rhône) et [G] [D] [N] [X] né le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 17] (Rhône) ;
CONDAMNE Monsieur [P] [C] [N] [X] au paiement de ladite pension à compter de la présente décision ;
DIT qu’elle est due même au delà de la majorité des enfants tant qu’ils restent à charge ou que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l’autre parent ;
DIT que le créancier de la pension doit produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
DIT que cette pension varie de plein droit chaque année à la date anniversaire de la présente décision en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par l’INSEE selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui au jour de l’ordonnance sur mesures provisoires et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr ; ou www.servicepublic.fr ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
* saisie-arrêt entre les mains d’un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l’employeur,
* recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République ;
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : deux ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
3) le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires ([10] : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa [12] – ou [13], afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants [E] [L] [N] [F] [X] né le [Date naissance 3] 2010 à [Localité 14] (Rhône) et [G] [D] [N] [X] né le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 17] (Rhône) sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires peut prendre fin sur demande de l’un des parents adressée directement à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l’autre parent ;
DIT que les frais de scolarité (inscriptions établissements scolaires, universitaires et supérieurs, fournitures scolaires, abonnements transports, achats informatiques et téléphonie…) et les frais extra-scolaires (voyages scolaires, activités sportives, abonnements téléphoniques) feront l’objet d’une prise en charge à hauteur de 45 % par la mère et 55 % par le père après accord préalable des deux parents et sur présentation des justificatifs, et CONDAMNE en tant que de besoin les parents au paiement desdits frais ;
DIT que les frais de santé restant à charge après remboursement de la sécurité sociale et de la mutuelle feront l’objet d’un partage par moitié après accord préalable des deux parents et sur présentation des justificatifs, et CONDAMNE en tant que de besoin les parents au paiement desdits frais ;
DEBOUTE les parties de leurs demandes plus amples ou contraires ;
DIT que chaque partie conserve la charge de ses propres dépens ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
RAPPELLE que, en exécution des dispositions de l’article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision est notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception ;
RAPPELLE que, en cas d’échec de la notification par le greffe, soit si l’avis de réception n’a pas été signé par le destinataire ou par la personne présente à son domicile, le greffe informe les parties que, sauf écrit constatant leur acquiescement, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice pour en faire courir les délais de recours ;
En foi de quoi le présent jugement a été signé par la juge aux affaires familiales et la greffière présente lors du prononcé par mise à disposition au greffe.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Bitcoin ·
- Sociétés ·
- Service ·
- Plateforme ·
- Accès ·
- Crypto-monnaie ·
- Conditions générales ·
- Tribunal judiciaire ·
- Blocage ·
- Compte
- Dégât des eaux ·
- Agneau ·
- Expertise ·
- Épouse ·
- Tribunal judiciaire ·
- Avocat ·
- Motif légitime ·
- Veuve ·
- Contrôle ·
- Mission
- État des personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Vieillard ·
- Adresses ·
- Épouse ·
- Substitut du procureur ·
- Famille ·
- Avocat ·
- Aide juridictionnelle ·
- Belgique
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Adresses ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Prolongation ·
- Personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Courriel ·
- Interprète ·
- Administration ·
- Ordonnance
- L'etat ·
- Commissaire de justice ·
- Sociétés ·
- Site ·
- Liquidateur ·
- Expulsion ·
- Déchet ·
- Tribunal judiciaire ·
- Fins de non-recevoir ·
- Qualités
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mariage ·
- Partage ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Date ·
- Nationalité française ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Partie ·
- Liquidation
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Résidence ·
- Intérêt ·
- Recouvrement ·
- Titre ·
- Charges ·
- Taux légal ·
- Assemblée générale
- Contrôle d'identité ·
- Vol ·
- Prolongation ·
- Ordre public ·
- Police ·
- Tribunal judiciaire ·
- Irrégularité ·
- Notification ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers
- Adoption simple ·
- Tribunal judiciaire ·
- Nom de famille ·
- Descendant ·
- République ·
- Avis favorable ·
- Chambre du conseil ·
- Enfant ·
- Consentement ·
- Civil
Sur les mêmes thèmes • 3
- Commissaire de justice ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Résiliation du bail ·
- Locataire ·
- Délais ·
- Indemnité d 'occupation
- Tribunal judiciaire ·
- Liberté ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Plâtre ·
- Mer ·
- Droit des étrangers ·
- Ordonnance ·
- État de santé, ·
- Appel
- Aéroport ·
- Tribunal judiciaire ·
- Maintien ·
- Immigration ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Courriel ·
- Guinée ·
- Prolongation ·
- Statuer
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.