Confirmation 1 avril 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Meaux, retention admin étrangers, 30 mars 2026, n° 26/01662 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01662 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes |
| Date de dernière mise à jour : | 7 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MEAUX
──────────
CONTENTIEUX DE LA RETENTION ADMINISTRATIVE
────
Annexe du palais de Justice de Meaux -, [Adresse 1]
Ordonnance statuant sur la contestation de l’arrêté de placement en rétention et sur la première requête en prolongation d’une mesure de rétention administrative
Ordonnance du 30 Mars 2026
Dossier N° RG 26/01662 – N° Portalis DB2Y-W-B7K-CEL76
Nous, Pascal LATOURNALD, magistrat du siège au tribunal judiciaire de Meaux, assisté de Anastasia CALIXTE, greffier ;
Vu l’article 66 de la constitution;
Vu la loi 2025-796 du 11 août 2025 visant à faciliter le maintien en rétention des personnes condamnées pour des faits d’une particulière gravité et présentant de forts risques de récidive;
Vu les articles L741-3, L742-1 à L742-3, L741-10, R741-3, R742-1, R743-1 à R743-10 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’arrêté pris le 24 mars 2026 par le préfet de la Seine, [Localité 1] faisant obligation à M. X se disant, [G], [I] de quitter le territoire français ;
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 24 mars 2026 par le PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] à l’encontre de M. X se disant, [G], [I], notifiée à l’intéressé le 25 mars2026 à 12 heures ;
Vu le recours de M. X se disant, [G], [I], né le 16 Avril 1998 à SFAX, de nationalité Tunisienne daté du 28 mars 2026, reçu et enregistré le 28 mars 2026 à 12 heurs 09 au greffe du tribunal, par lequel il demande au tribunal de déclarer irrégulier l’arrêté de placement en rétention administrative prise à son encontre;
Vu la requête du PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] datée du 29 mars 2026, reçue et enregistrée le 29 mars 2026 à 9 heures 15, tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de vingt six jours de :
Monsieur X se disant, [G], [I], né le 16 Avril 1998 à, [Localité 3], de nationalité Tunisienne
Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L. 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En l’absence du procureur de la République régulièrement avisé par le greffier, dès réception de la requête, de la date, de l’heure, du lieu et de l’objet de la présente audience ;
Après avoir, en audience publique, rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, puis entendu en leurs observations, moyens et arguments :
— Me Cynthia NERESTAN, avocat de permanence au barreau de Meaux désigné d’office à la demande de la personne retenue pour l’assister ;
— Me ZERAD(Cabinet Centaure) avocat représentant le PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] ;
— M. X se disant, [G], [I] ;
MOTIFS DE LA DÉCISION
SUR LA JONCTION DES PROCÉDURES:
En application des articles 367 du code de procédure civile et L 743-5 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile combinés, il convient, pour une bonne administration de la justice, de joindre le recours de M. X se disant, [G], [I] enregistré sous le N° RG 26/01662 – N° Portalis DB2Y-W-B7K-CEL76 et celle introduite par la requête du PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] enregistrée sous le N° RG 26/01663 ;
Il incombe au juge judiciaire de se prononcer en tant que gardien de la liberté individuelle sur la légalité de la rétention, indépendamment de tout recours contre la décision de placement.
Après examen des éléments du dossier tels que complétés ou éclairés contradictoirement à l’audience, la requête est recevable et la procédure régulière.
SUR LA CONTESTATION DE L’ARRÊTÉ DE PLACEMENT EN RÉTENTION:
L’intéressé conteste l’arrêté de placement en rétention et sollicite qu’il soit déclaré irrégulier motifs pris de :
— l’insuffisance de motivation découlant d’un défaut d’examen sérieux de sa situation;
— l’erreur manifeste d’appréciation fondée sur l’absence de nécessité du placement en rétention et l’absence d’examen de la possibilité de l’assigner à résidence ;
Le conseil de la personne retenue indique à l’audience se désister des autres moyens.
Il appartient au magistrat du siège de contrôler le bien-fondé de la mesure de placement en rétention au regard de l’article L741-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le retenu a adressé une requête en contestation de son placement en rétention en raison d’une l’insuffisance de motivation en visant l’article L741-6 du CESEDA mais également en se prévalant d’une erreur d’appréciation quant aux garanties de représentation.
Par son recours, il explique : « Je réside de manière stable et continue au, [Adresse 2] à, [Localité 4]. Ma concubine est de nationalité française. On vit ensemble depuis trois ans avec son fils mineur. Je participe à l’entretien et à l’éducation de son fils.
Je travaille de manière déclarée depuis 2021. Actuellement, je travaille avec un contrat de travail à durée indéterminée. Le 24 mars 2026, j’ai été interpellé à mon domicile pour des faits de violences que je conteste formellement. Tout se passe bien avec ma concubine, il s’agissait d’une simple dispute de couple et non d’un acte de violence. Ma concubine a d’ailleurs déclaré au commissariat qu’il n’y avait eu aucune violence à son encontre et que l’on projette de se marier.
J’ai été placé en garde à vue. Les faits ont fait l’objet d’un classement sans suite. Aucune poursuite
pénale n’a été engagée à mon encontre. Je n’ai jamais été condamné pénalement et mon casier
judiciaire est vierge. Je ne constitue donc pas une menace à l’ordre public.
En dépit de ma situation, la préfecture de la Seine,-[Localité 2] m’a notifié un arrêté de placement en rétention administrative, se fondant sur une obligation de quitter le territoire français, une décision fixant la Centrafrique comme pays de renvoi, une décision refusant de m’accorder un délai de départ volontaire et une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, mesures prises à mon encontre le même jour. J’ai introduit un recours à l’encontre de cette décision devant le Tribunal administratif de Melun. »
Le conseil soutient que la décision de placement en rétention est irrégulière en ce que fondée sur des motifs inopérants à caractériser un risque de fuite. Il soutient que le Préfet, après avoir procédé à un examen concret de la situation personnelle de l’intéressé, doit énoncer les considérations de fait relatives à celles-ci et la motivation ne saurait se limiter à un reproche systématique formulé à l’égard de l’étranger de ne pas justifier des éléments de sa situation personnelle sans plus de précisions.
Sur ce,
Il convient de rappeler que sous couvert de contrôle de proportionnalité le juge judiciaire ne saurait se prononcer sur le bien-fondé de la décision préfectorale d’éloignement de l’intéressé et donc sur une quelconque appréciation du « droit au séjour » qui serait invoqué par l’intéressé.
Or, force est de constater que ce recours s’interprète comme une contestation de la décision d’éloignement et non la décision prolongeant la rétention. Or il résulte d’une jurisprudence constante, rendue au visa de la loi des 16-24 août 1790, du décret du 16 fructidor an III et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, que le juge administratif est seul compétent pour connaître de la légalité des décisions relatives au séjour et à l’éloignement, quand bien même leur illégalité serait invoquée par voie d’exception à l’occasion de la contestation, devant le juge judiciaire, de la décision de placement en rétention. Le juge judiciaire excède donc ses pouvoirs en appréciant la légalité de la décision de retour, décision administrative distincte de l’arrêté de placement en rétention (1re Civ., 27 septembre 2017, pourvoi n° 17-10.207, Bull. 2017, I, n° 201).
La Préfecture n’a fait que respecter les dispositions légales pour mettre une personne dans un centre de rétention, en motivant conformément à l’article L612-2 du CESEDA que le comportement constitue une menace pour l’ordre public & qu’il existe un risque que l’étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l’objet.
Pour caractériser ce dernier critère, la Préfecture s’est fondée sur les présomptions légales régies à l’article L612-3 du CESEDA puisqu’il est constant que :
1° L’étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour ;
5° L’étranger s’est soustrait à l’exécution d’une précédente mesure d’éloignement en 2021 et 2023 ;
8° L’étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce
qu’il ne peut présenter des documents d’identité ou de voyage en cours de validité,
qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale il semble difficile de rejoindre le domicile de la compagne envers laquelle il a commis des violences.
Le préfet a donc suffisamment démontré une absence de volonté de repartir dans son pays d’origine, condition nécessaire à une assignation à résidence qui doit permettre bien au contraire de préparer le retour.
Dans ces conditions la décision litigieuse atteste de la prise en compte par le Préfet au vu de la situation de l’intéressé de l’ensemble des critères prévus par la loi et comporte l’énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent. Il n’est pas contesté que, [G], [I] est en situation irrégulière, sans document de voyage et se maintient sur le territoire national depuis plusieurs années en connaissance de cause. De plus contrairement à ce qu’il prétend, il ne justifiait pas d’un hébergement stable, aucun justificatif n’ayant été produit, de sorte que c’est sans commettre une erreur d’appréciation que le préfet a retenu une absence de garanties de représentation suffisantes à prévenir la mesure d’éloignement.
C’est donc sans méconnaître le principe de proportionnalité et de nécessité et en procédant à un examen de la situation de l’étranger que la décision de placement en rétention a été prise et dument motivée.
Il convient, dans ces conditions, de rejeter la contestation de l’arrêté de placement en rétention.
SUR LA DEMANDE DE PROLONGATION DE LA RÉTENTION:
Il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile que la personne retenue a été, dans les meilleurs délais suivant la notification de la décision de placement en rétention, pleinement informée de ses droits et placée en état de les faire valoir à compter de son arrivée au lieu de rétention.
La mesure d’éloignement n’a pu être mise à exécution dans le délai de quatre-vingt-seize heures qui s’est écoulé depuis la décision de placement en rétention.
Il n’est émis aucune critique sur les diligences accomplies jusqu’à présent par l’Administration pour que, conformément aux exigences de l’article L. 741-3 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la rétention n’excède pas le temps strictement nécessaire au départ de la personne faisant l’objet de la mesure d’éloignement.
En définitive, rien ne s’oppose à ce que soit ordonnée la prolongation de la rétention administrative de la personne visée par la requête du préfet.
PAR CES MOTIFS,
ORDONNONS la jonction de la procédure introduite par la requête de PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] enregistré sous le N° RG 26/01662 – N° Portalis DB2Y-W-B7K-CEL76 et celle introduite par le recours de M. X se disant, [G], [I] enregistrée sous le N° RG 26/01663 ;
DÉCLARONS le recours de M. X se disant, [G], [I] recevable ;
REJETONS le recours de M. X se disant, [G], [I] ;
DÉCLARONS la requête du PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2] recevable et la procédure régulière ;
ORDONNONS la prolongation de la rétention de M. X se disant, [G], [I] au centre de rétention administrative n° 2 du, [Localité 5] (77), ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de vingt six jours à compter du 29 mars 2026 ;
Prononcé publiquement au palais de justice du Mesnil-Amelot, le 30 Mars 2026 à 10 h 59
Le greffier, Le juge,
qui ont signé l’original de l’ordonnance.
Pour information :
— La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de, [Localité 6] dans les 24 heures de sa notification. Le délai d’appel qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le premier président est saisi par une déclaration écrite motivée, transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de, [Localité 6] (Service des étrangers – Pôle 1 Chambre 11), notamment par télécopie au 01.44.32.78.05 ou par courriel à l’adresse, [Courriel 1]. Cet appel n’est pas suspensif. L’intéressé est maintenu à disposition de la justice jusqu’à l’audience qui se tiendra à la cour d’appel.
— Vous pouvez, pendant toute la durée de votre rétention, demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec votre consulat ou toute personne de votre choix.
— Vous avez également le droit de contacter toute organisation et instance nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ,([Adresse 3] ; www.cglpl.fr ; tél. :, [XXXXXXXX01] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ,([Adresse 4] ; tél. :, [XXXXXXXX02]) ;
• France Terre d,'[Adresse 5] ,([Adresse 6] ; tél. :, [XXXXXXXX03]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ,([Adresse 7] ; tél. :, [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières – MSF ,([Adresse 8] ; tél. :, [XXXXXXXX05]).
• La CIMADE ,([Adresse 9] 01 44 18 60 50)
— France Terre d,'[Adresse 5] association indépendante de l’administration présente dans chacun des centres de rétention, [Localité 7] (Tél. France, [Adresse 10] CRA2 :, [XXXXXXXX06] /, [XXXXXXXX07] – Tél. France, [Adresse 11] : 09.72.41.57.14 / 01.84.16.91.22), est à la disposition des retenus, sans formalité, pour les aider dans l’exercice effectif de leurs droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
— Vous pouvez aussi demander, à tout moment, qu’il soit mis fin à votre rétention par simple requête, motivée et signée, adressée au magistrat du siège par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.
Reçu le 30 mars 2026, dans une langue comprise, notification de la présente ordonnance avec remise d’une copie intégrale, information du délai d’appel et des modalités d’exercice de cette voie de recours, ainsi que le rappel des droits en rétention.
La personne retenue,
Reçu copie intégrale de la présente ordonnance le 30 mars 2026.
L’avocat du PREFET DE LA SEINE,-[Localité 2],
Reçu copie intégrale de la présente ordonnance le 30 mars 2026.
L’avocat de la personne retenue,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Déchéance du terme ·
- Contrat de crédit ·
- Clause ·
- Consommation ·
- Intérêt ·
- Sociétés ·
- Résolution ·
- Résiliation ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire
- Peinture ·
- Adresses ·
- Parc ·
- Liquidateur ·
- Siège social ·
- Assesseur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Lot ·
- Liquidation judiciaire ·
- Dette
- Désistement d'instance ·
- Mise en état ·
- Action ·
- Dessaisissement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Ordonnance ·
- Juge ·
- Adresses ·
- Avocat ·
- Expédition
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Consommation ·
- Intérêt ·
- Commissaire de justice ·
- Paiement ·
- Déchéance du terme ·
- Contrat de prêt ·
- Crédit ·
- Délais ·
- Capital ·
- Prêt
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consolidation ·
- Partie ·
- Déficit ·
- Document ·
- L'etat ·
- Tierce personne ·
- Activité professionnelle ·
- Dire
- Assurance maladie ·
- Honoraires ·
- Décret ·
- Santé ·
- Aide ·
- Ententes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Calcul ·
- Recours ·
- Dépassement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Résidence ·
- Commissaire de justice ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commandement ·
- Loyer modéré ·
- Adresses ·
- In solidum ·
- Sociétés
- Bénin ·
- Divorce ·
- Commissaire de justice ·
- Mariage ·
- Togo ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assignation ·
- Adresses ·
- Nationalité française ·
- Partage
- Associations ·
- Sous-location ·
- Preneur ·
- Bail commercial ·
- Contrats ·
- Résiliation du bail ·
- Assurances ·
- Tribunal judiciaire ·
- Activité ·
- Bailleur
Sur les mêmes thèmes • 3
- Etat civil ·
- Tribunal judiciaire ·
- Acte ·
- Nationalité française ·
- Enfance ·
- Ministère public ·
- Aide sociale ·
- Code civil ·
- Public ·
- Mentions
- Paiement ·
- Crédit ·
- Tribunal judiciaire ·
- Déchéance du terme ·
- Prêt ·
- Défaillance ·
- Titre ·
- Solde ·
- Délais ·
- Consommation
- Vente amiable ·
- Exécution ·
- Prêt ·
- Prix plancher ·
- Saisie immobilière ·
- Commissaire de justice ·
- Commandement de payer ·
- Commandement ·
- Créanciers ·
- Créance
Textes cités dans la décision
- Constitution du 4 octobre 1958
- LOI n°2025-796 du 11 août 2025
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
- Code de procédure civile
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.