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Sur la décision
| Référence : | TJ Melun, ch1 cab22 ctx civil gl po, 5 sept. 2025, n° 25/01520 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01520 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 12 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE de MELUN
[Adresse 2]
[Localité 10]
☎ : [XXXXXXXX01]
N° RG 25/01520 – N° Portalis DB2Z-W-B7J-H6TX
Minute :
JUGEMENT du 05/09/2025
S.D.C. DE L’IMMEUBLE situé au [Adresse 3] eprésenté par son SYNDIC le cabinet IMMO DE FRANCE [Localité 13] ILE DE FRANCE, SAS
C/
Madame [F] [V] [X]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT du 05 SEPTEMBRE 2025
Sous la Présidence de Virginie COUTAND GUERARD, Juge du Tribunal judiciaire de Melun, assistée de Anick PICOT, Greffière, lors des débats et de [F] GONZO, Greffière lors du prononcé ;
dans la cause, ENTRE :
DEMANDERESSE :
SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L’IMMEUBLE situé au [Adresse 3] eprésenté par son SYNDIC le cabinet IMMO DE FRANCE [Localité 13] ILE DE FRANCE, SAS
[Adresse 7]
[Adresse 12]
[Localité 8]
représentée par Maître Nadia MOGAADI, Avocat au Barreau de PARIS
ET :
DÉFENDERESSE :
Madame [F] [V] [X]
[Adresse 6]
[Adresse 11]
[Localité 9]
non comparante, ni représentée
Après débats à l’audience publique du 19 Juin 2025,
le jugement suivant a été rendu par mise à disposition au greffe :
Copie exécutoire délivrée le :
à :Maître Nadia MOGAADI
EXPOSE DU LITIGE
Mme [F] [V] [X] est propriétaire de divers lots de copropriété situés [Adresse 5].
Le 22 février 2025, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4], représenté par son syndic, le Cabinet IMMO DE FRANCE PARIS ILE DE FRANCE, a fait assigner Mme [F] [V] [X] devant le tribunal judiciaire de Melun aux fins de paiement des charges de copropriété et demande, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, de :
condamner Mme [F] [V] [X] à lui payer la somme de 3 738,26 €, au titre des charges impayées pour la période du 1er trimestre 2022 au 1er trimestre 2025, à titre principal avec intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 4 juillet 2024 sur la somme de 1 390,12 €, et à compter de l’assignation pour le surplus,
condamner Mme [F] [V] [X] à lui payer la somme de 2 000,00 €, à titre de dommages et intérêts,
condamner Mme [F] [V] [X] à lui payer la somme de 2 000,00 €, sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens.
L’affaire a été appelée et retenue à l’audience du 19 juin 2025.
Au jour de l’audience, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4], représenté par son conseil, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance. Il procède au dépôt de son dossier de plaidoirie en actualisant sa créance qui s’élève désormais à la somme de 4 261,09 € au 18 juin 2025, 2ème trimestre 2025 inclus. Il précise que la défenderesse n’a procédé à aucun règlement.
Citée par acte remis à l’étude de commissaire de justice, Mme [F] [V] [X] ne comparaît pas.
L’affaire est mise en délibéré au 5 septembre 2025.
MOTIVATION DE LA DÉCISION
En application de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
I. Sur les demandes principales
Sur les sommes dues au titre des charges de copropriété
Aux termes de l’article 10, dans sa version en vigueur, de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges relatives aux services collectifs et équipements communs, ainsi qu’à celles relatives à la conservation, l’entretien et l’administration des parties communes proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.
En application de l’article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de verser au syndicat des provisions égales au quart du budget voté en assemblée générale, ces provisions devenant exigibles le premier jour de chaque trimestre.
En l’espèce, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4] verse aux débats :
un relevé de propriété attestant de ce que Mme [F] [V] [X] est propriétaire des lots n° 118, n° 50 et n° 133 situés [Adresse 5],
un décompte daté du 18 juin 2025,
les appels de fonds,
les procès-verbaux des assemblées générales tenues les 28 juin 2022, 11 mai 2023, 22 avril 2024 et 21 mai 2025, et ayant approuvé les comptes des années antérieures, ainsi que des budgets prévisionnels correspondants.
Le syndicat des copropriétaires justifie ainsi que Mme [F] [V] [X] n’a pas acquitté dans son intégralité sa quote-part des charges de copropriété dues pour un montant de 2 923,15 € (hors frais).
Il convient, en conséquence, de condamner Mme [F] [V] [X] au paiement de la somme de 2 923,15 €, au titre des charges dues à la date du 18 juin 2025, provisions de charges pour la période du 1er trimestre 2022 au 2ème trimestre 2025 incluses.
Cette somme portera intérêts au taux légal à compter de l’assignation du 22 février 2025.
Sur les dommages et intérêts
L’article 1231-1 du code civil dispose que le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure.
L’article 1231-6 du même code précise que les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d’une obligation de somme d’argent consistent dans l’intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure.
Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d’aucune perte.
Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages-intérêts distincts des intérêts moratoires.
En l’espèce, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4] ne rapporte la preuve ni de la mauvaise foi de la défenderesse, qui ne résulte pas de la seule carence dans le paiement, ni de la réalité du préjudice spécial qu’il aurait supporté, se distinguant du préjudice naissant du retard de paiement d’ores et
déjà indemnisé par l’allocation d’intérêts moratoires par application de l’article 1231-6 du code civil.
En conséquence, le syndicat des copropriétaires sera débouté de sa demande de ce chef.
II. Sur les demandes accessoires
Sur les dépens
L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
Mme [F] [V] [X] qui succombe à l’instance, sera condamnée aux dépens.
Sur les frais irrépétibles
Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent.
Compte tenu des circonstances du litige et en l’absence d’éléments relatifs à la situation économique de la défenderesse, il convient de condamner celle-ci à payer au syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4] la somme de 700,00 € en application de l’article précité.
Sur l’exécution provisoire
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
CONDAMNE Mme [F] [V] [X] à verser au syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4], représenté par son syndic, le Cabinet IMMO DE FRANCE [Localité 13] ILE DE FRANCE, la somme de 2 923,15 €, au titre des charges dues à la date du 18 juin 2025, provisions de charges pour la période du 1er trimestre 2022 au 2ème trimestre 2025 incluses, majorée des intérêts au taux légal à compter du 22 février 2025 ;
DÉBOUTE le syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4], représenté par son syndic, le Cabinet IMMO DE FRANCE [Localité 13] ILE DE FRANCE, du surplus de ses demandes ;
CONDAMNE Mme [F] [V] [X] à verser au syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé au [Adresse 4], représenté par son syndic, le Cabinet IMMO DE FRANCE [Localité 13] ILE DE FRANCE, la somme de 700,00 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE Mme [F] [V] [X] aux entiers dépens de la présente instance ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit ;
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 5 septembre 2025, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par le juge et par la greffière.
La greffière, Le juge,
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