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Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, 2e ch. civ. jaf a, 9 avr. 2026, n° 22/04607 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 22/04607 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 24 avril 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
Jugement du 09 Avril 2026
CHAMBRE DE LA FAMILLE
2ème Chambre Civile JAF A
N° DE RÔLE : N° RG 22/04607 – N° Portalis DBX2-W-B7G-JWDL
JUGEMENT DE DIVORCE
rendu par Sylvie PRATS, Vice-Présidente, Juge aux Affaires Familiales au Tribunal judiciaire de Nîmes, assistée de Priscilla JUNIQUE, Greffier, dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR
Monsieur [H] [J] [I]
né le [Date naissance 1] 1982 à [Localité 2]
de nationalité Française,
demeurant [Adresse 1]
représenté par Maître Franck GARDIEN, avocat au barreau d’AVIGNON plaidant substitué par Maître Coralie GARCIA BRENGOU, avocat au barreau de NÎMES plaidant
A
DÉFENDERESSE
Madame [F] [S] épouse [I]
née le [Date naissance 2] 1988 à [Localité 3] (CAMEROUN)
de nationalité Française,
demeurant [Adresse 2]
représentée par Maître Dominique ALAIZE, avocat au barreau de NÎMES plaidant
Après que la cause a été débattue, en chambre du conseil, le 12 Février 2026, après en avoir délibéré, a été rendu publiquement le 09 Avril 2026 et en premier ressort, le jugement contradictoire suivant :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales statuant par décision mise à disposition au greffe, contradictoire et en premier ressort à l’issue de débats hors la présence du public et après en avoir délibéré conformément à la loi,
Vu la requête en divorce reçue au greffe le 9 janvier 2020,
Vu l’ordonnance de non conciliation du 8 octobre 2020,
Vu l’arrêt de la Cour d’appel de [Localité 1] du 19 mai 2021,
Vu l’assignation en divorce du 13 octobre 2022,
Vu l’ordonnance d’incident du 22 novembre 2024,
Vu les déclarations d’acceptation du principe de la rupture du mariage signées par les parties et leurs conseils respectifs le 10 novembre 2025,
DÉCLARE Monsieur [H] [I] recevable en sa demande en divorce,
PRONONCE le divorce pour acceptation de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci en application des dispositions des articles 233 et 234 du code civil de :
Monsieur [H] [J] [I] né le [Date naissance 1] 1982 à [Localité 4] (Eure et [Localité 5]) de nationalité française,
Et de
Madame [F] [S] épouse [I] née le [Date naissance 2] 1988 à [Localité 3] (Cameroun) de nationalité française,
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2012 à [Localité 6] (Cameroun),
ORDONNE la mention du dispositif du présent jugement en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux et s’il y a lieu, sur les registres du service central de l’état civil du Ministère des affaires étrangères tenus à [Localité 7],
RENVOIE les parties à procéder aux diligences nécessaires à la publication de cette décision en marge des actes étrangers,
DIT que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou dans un acte public,
Mesures concernant les époux
DIT que le divorce prendra effet, dans les rapports entre époux en ce qui concerne leurs biens, à la date de l’ordonnance de non conciliation soit au 8 octobre 2020,
RAPPELLE qu’à la suite du divorce chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint,
RAPPELLE que par application des dispositions de l’article 265 du Code civil, le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort accordées par un époux envers l’autre par contrat de mariage ou pendant l’union,
RENVOIE, en tant que de besoin, les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile,
CONSTATE que Monsieur [H] [I] et Madame [F] [S] se sont accordés sur le montant de la récompense due par Monsieur [H] [I] à Madame [F] [S] à la somme de VINGT DEUX MILLE EUROS (22.000 euros),
FIXE à la somme de DIX HUIT MILLE EUROS (18.000 euros) en capital le montant de la prestation compensatoire due par Monsieur [H] [P] à Madame [F] [S],
CONDAMNE en tant que de besoin Monsieur [H] [I] au paiement de cette somme,
Mesures concernant l’enfant commun
RAPPELLE que Monsieur [H] [I] et Madame [F] [S] exercent en commun l’autorité parentale sur leur enfant commun mineur, [A] [I] né le [Date naissance 3] 2013 à [Localité 8] (04),
RAPPELLE que l’exercice conjoint de l’autorité parentale implique que les parents doivent :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire et professionnelle, l’éducation religieuse, tout séjour lointain (métropole) ou à l’étranger et le changement de résidence de l’enfant
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges de l’enfant avec l’autre parent dans le respect du cadre de vie de chacun (échanges téléphoniques notamment),
RAPPELLE qu’en ce qui concerne la scolarité, chacun des parents peut solliciter de l’établissement la communication des résultats scolaires et les observations des enseignants,
DIT qu’en cas de besoin, les parents pourront communiquer aux chefs d’établissements scolaires la présente décision confirmant l’exercice conjoint de l’autorité parentale aux fins d’obtenir l’application des dispositions de la circulaire du 21 Avril 1994 prévoyant notamment que le chef d’établissement envoie systématiquement à chacun des deux parents les mêmes documents et convocations. De plus, l’administration de l’établissement et le corps enseignant doivent entretenir avec chacun d’eux des relations de même nature,
RAPPELLE qu’en application de l’article 373-2 alinéa 4 du code civil tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord, le parent le plus diligent saisira le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant,
RAPPELLE que dans le cadre de cet exercice conjoint, les parents doivent respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant, notamment en s’interdisant tout propos dénigrant en sa présence et doivent s’efforcer de communiquer, se concerter et coopérer dans l’intérêt de l’enfant,
MAINTIENT la résidence de l’enfant [A] en alternance au domicile de chacun des parents les semaines paires chez la mère et les semaines impaires chez le père avec changement de résidence le vendredi soir sortie des classes ou 18 heures,
DIT que ce système d’alternance se poursuivra sur le temps des petites vacances scolaires avec alternance annuelle pour les vacances de Noël, sauf meilleur accord, entre les parents de la mère suivante : première moitié pour le père les années paires, seconde moitié les années impaires et inversement pour la mère,
DIT que les vacances d’été seront partagées par quinzaines non consécutives,
— Années paires : première et troisième quinzaine pour le père et donc deuxième et quatrième quinzaine pour la mère
— Années impaires : première et troisième quinzaine pour la mère et donc deuxième et quatrième quinzaine pour le père,
DIT que le parent qui débute sa semaine de résidence doit prendre ou faire prendre l’enfant par une personne digne de confiance au lieu de sa précédente résidence,
PRÉCISE que :
— l’enfant passera le jour de la fête des mères avec sa mère et le jour de la fête des pères avec son père (et qu’à cet effet le parent concerné devra venir prendre l’enfant au domicile de l’autre parent le dimanche à 10 heures 00, à charge de le raccompagner le dimanche à 18 heures 00)
— les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeure l’enfant,
— la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir du premier jour de la date officielle des vacances de l’académie dont dépend l’établissement scolaire fréquenté par l’enfant,
— pour les grandes vacances d’été le décompte se fait à compter du premier jour des vacances scolaires et non à compter du 1er juillet,
— les semaines sont considérées comme paires ou impaires par référence à leur numérotation dans le calendrier civil annuel,
RAPPELLE que le fait pour un parent de ne pas remettre l’enfant au titulaire des droits de visite et d’hébergement ou pour le titulaire des droits de visite et d’hébergement de ne pas rendre l’enfant au parent chez lequel il réside constitue un délit punissable d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende en vertu de l’article 227-5 du code pénal,
PRÉCISE que l’enfant a le droit de communiquer librement par courrier, téléphone ou tout moyen électronique avec le parent auprès duquel il ne séjourne pas et que celui-ci a le droit et le devoir de le contacter régulièrement par tous moyens en respectant le rythme de vie du parent hébergeant,
MAINTIENT à la somme de DEUX CENTS CINQUANTE EUROS (250,00 euros) par mois la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant [A] due par Monsieur [H] [I] à Madame [F] [S],
CONDAMNE en tant que de besoin, à compter de la présente décision Monsieur [H] [I] à payer à Madame [F] [S] d’avance avant le 5 de chaque mois au domicile de celle-ci en sus des allocations et prestations familiales, sans qu’une mise en demeure soit nécessaire, la pension alimentaire ci dessus fixée ainsi que les majorations résultant du jeu de l’indexation,
RAPPELLE que cette pension alimentaire est réévaluée à l’initiative du débiteur, le 1er novembre de chaque année, et devait l’être pour la première fois le 1er novembre 2021 en fonction des variations de l’indice des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé (série France entière ensemble) publié par l’INSEE selon la formule suivante :
pension revalorisée = (montant initial x nouvel indice)
Indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation,
RAPPELLE que les indices peuvent être obtenus auprès de l’INSEE notamment sur le site internet www.insee.fr et que les paiements devront être arrondis à l’euro le plus proche,
RAPPELLE que la pension alimentaire est due douze mois sur douze, y compris pendant les périodes d’exercice du droit de visite et d’hébergement,
DIT que la part contributive sera due jusqu’à l’exercice par l’enfant d’une activité rémunérée régulière lui permettant de subvenir à ses besoins, à charge pour Madame [F] [S] de justifier en début de chaque année scolaire et au plus tard le 31 Octobre de l’année, que l’enfant est toujours à charge,
RAPPELLE pour satisfaire aux prescriptions de l’article 465-1 du Code de Procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
— le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs voies d’exécutions suivantes : saisie-arrêt entre les mains d’un tiers, autres saisies, paiement direct entre les mains de l’employeur, recouvrement public par l’intermédiaire du Procureur de la République. Le créancier peut également saisir l’agence nationale de recouvrement des impayés de pension alimentaire suivant les modalités explicitées sur le site internet www.pension-alimentaire.caf.fr dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa Caisse d’Allocations Familiales (CAF ou MSA) afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement impayées, dans la limite des vingt quatre derniers mois,
— les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire,
— le débiteur encourt les peines des articles 227-3 à 227-9 du Code pénal : deux ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République, l’obligation d’accomplir un stage de responsabilité parentale,
RAPPELLE qu’en vue du recouvrement des pensions alimentaires impayées, le parent créancier peut se rapprocher de la Caisse d’Allocations Familiales ou se rendre sur le site pension-alimentaire.caf.fr pour obtenir toute information utile,
ÉCARTE l’intermédiation financière des pensions alimentaires,
DIT que les dépenses exceptionnelles, frais extrascolaires et frais médicaux non remboursés afférents à l’enfant commun [A] seront partagés par moitié entre les parents après accord préalable sur la dépense,
CONDAMNE en tant que de besoin les parties au paiement desdits frais,
DIT que chaque partie conservera la charge de ses propres dépens,
DÉBOUTE les parties de leurs demandes plus amples ou contraires,
RAPPELLE que les demandes tendant à voir modifier les dispositions de la présente décision ne sont reçues qu’en conséquence d’un fait nouveau survenu depuis qu’elle a été rendue,
RAPPELLE que l’exécution provisoire du présent jugement est de droit en ce qui concerne les mesures relatives à l’autorité parentale et la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant mais incompatible avec le prononcé du divorce,
RAPPELLE que le présent jugement est susceptible d’appel dans le délai d’un mois à compter de sa signification par voie de commissaire de justice sur l’initiative de la partie la plus diligente.
La présente décision a été rendue par mise à disposition au greffe et signée par le juge aux affaires familiales et le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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