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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, jaf sect. 1 cab 2, 15 févr. 2024, n° 21/38692 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 21/38692 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour faute |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 10]
■
POLE FAMILLE
AFFAIRES
FAMILIALES
JAF section 1 cab 2
N° RG 21/38692 – N° Portalis 352J-W-B7F-CVH2V
N° MINUTE 1
JUGEMENT
rendu le 15 février 2024
Art. [Adresse 5] du Code Civil
DEMANDERESSE
Madame [F] [H] épouse [T]
[Adresse 4]
[Localité 8]
Ayant pour conseil Me Joanna NATAÏ, avocat, #B0214
DÉFENDEUR
Monsieur [P] [T]
[Adresse 7]
[Localité 8]
Ayant pour conseil Me Aurélia CORDEIRO, avocat, #G415
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Véronique TOULIER-LALOUX
LE GREFFIER
[D] [R]
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, après débats en chambre du conseil, par décision contradictoire rendue en premier ressort,
Vu l’ordonnance de mesures provisoires du tribunal judiciaire de Paris en date du 03 mars 2022,
Vu l’article 388-1 du code civil,
Prononce, sur le fondement de l’article 242 du code civil, aux torts exclusifs de Monsieur [P] [T], le divorce de :
Mme [F] [H] épouse [T]
née le [Date naissance 6] 1989 à [Localité 9] (Hauts-de-Seine)
et
Monsieur [P], [S] [T]
né le [Date naissance 2] 1989 à [Localité 12].
lesquels se sont mariés le [Date mariage 3] 2017 devant l’officier d’état civil de la commune de [Localité 11] ;
Ordonne la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier d’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
Dit que le présent jugement prend effet entre les époux, concernant leurs biens, à la date du 20 octobre 2021;
Dit que chaque époux reprendra l’usage de son nom de famille postérieurement au prononcé du divorce ;
Dit que sont révoqués de plein droit les avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et les dispositions à cause de mort accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
Invite les parties, si cela s’avère nécessaire, à procéder amiablement aux opérations de comptes, liquidation et partage, et en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage ;
Dit qu’à titre de prestation compensatoire, Monsieur [P] [T] doit payer à Mme [F] [H] la somme en capital de 40 000 euros (quarante mille euros) payable dans le délai d’un an suivant le présent jugement devenu définitif ;
Condamne, en tant que de besoin, Monsieur [P] [T] au paiement de cette prestation compensatoire ;
Rappelle que l’autorité parentale à l’égard de l’enfant [J] [T] est exercée conjointement par les deux parents ;
Rappelle que l’autorité parentale appartient aux père et mère pour protéger l’enfant, dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, son exercice commun implique qu’ils se tiennent informés des événements importants de la vie de l’enfant ;
Précise notamment que :
— lorsque l’un des parents déménage, il doit prévenir l’autre afin qu’ils puissent ensemble organiser la résidence de l’enfant,
— les parents doivent également se consulter pour le choix ou le changement d’école et
d’activités de l’enfant et qu’ils doivent se mettre d’accord sur l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et les décisions importantes concernant sa santé,
— l’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou par téléphone avec le parent auprès duquel il ne réside pas et que celui-ci a le droit et le devoir de le contacter régulièrement en respectant le rythme de vie du parent hébergeant ;
Maintient la résidence habituelle de l’enfant [J] [T] au domicile de sa mère Mme [F] [H] ;
Dit que Monsieur [P] [T] exerce à l’égard de l’enfant [J] [T] un droit de visite et d’hébergement, qui s’exercera, à défaut de meilleur accord, de la façon suivante :
— en dehors des périodes de vacances :
* chaque semaine du mardi sortie d’école au mercredi matin retour au domicile de l’enfant,
* les fins de semaines impaires du vendredi sortie d’école au dimanche à 18 heures ;
— pour les petites vacances scolaires : la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires,
— pour les grandes vacances scolaires : les premières quinzaines de juillet et d’août les années paires, les secondes quinzaines les années impaires,
Dit que Monsieur [T] a la charge d’aller chercher l’enfant, de le faire chercher, de le ramener, de le faire ramener au lieu de sa résidence habituelle ou à son école ;
Dit que la moitié des vacances est décomptée à partir du 1er jour de la date officielle des vacances de l’académie dont dépend l’établissement scolaire fréquenté par l’enfant,
Dit que le droit de visite et d’hébergement s’étendra aux jours fériés précédant ou suivant les périodes d’exercice de ce droit,
Dit que par dérogation aux modalités prévues ci-dessus, l’enfant passera le jour de la fête des mères avec sa mère et le jour de la fête des pères avec son père,
Maintient la part contributive de Monsieur [P] [T] à l’entretien et l’éducation de l’enfant [J] [T] à la somme de 500 euros par mois,
Condamne, en tant que de besoin, Monsieur [P] [T] à payer ladite contribution à Mme [F] [H] avant le 5 de chaque mois et 12 mois sur 12, en sus des prestations familiales et sociales,
Dit que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant [J] [T] né le [Date naissance 1] 2020 sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Mme [F] [H] ;
Rappelle que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
Dit que cette contribution sera due au-delà de la majorité de l’enfant, pendant la durée de ses études, sous réserve de la justification de son inscription dans un établissement scolaire, professionnel ou supérieur avant le premier novembre de chaque année ou jusqu’à ce qu’il exerce une activité rémunérée de façon régulière et suffisante ;
Dit que cette contribution sera automatiquement réévaluée par le débiteur le premier janvier de chaque année et pour la première fois le premier janvier 2025, en fonction de la variation de l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac France entière suivant la formule :
contribution = montant initial x nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice celui du
mois précédant la réévaluation.
Dit que les frais de crèche, les frais de scolarité à venir, les frais de santé non intégralement remboursés décidés d’un commun accord, seront partagés entre les parents par moitié, sous réserve d’accord préalable et sur production de justificatifs,
Rappelle que le fait de ne pas payer la contribution à l’éducation et à l’entretien des enfants mise à la charge d’un parent par une convention homologuée ou une décision de justice est constitutif du délit d’abandon de famille puni de 2 ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ;
Déboute les parties de leurs demandes plus amples ou contraires ;
Déboute Mme [F] [H] de sa demande fondée sur l’article 700 du code de procédure civile ;
Condamne Monsieur [P] [T] aux dépens de l’instance ;
Rappelle que la décision est de droit exécutoire en ce qui concerne les modalités d’exercice de l’autorité parentale et la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
Dit n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
Dit que la présente décision sera signifiée par commissaire de justice par la partie la plus diligente, faute de quoi elle ne sera pas susceptible d’exécution forcée ;
Fait à [Localité 10] le 15 Février 2024
Hamid BIAD Véronique TOULIER-LALOUX
Greffier Juge
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