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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, jaf sect. 3 cab 1, 8 févr. 2024, n° 22/33998 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 22/33998 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour faute |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 12]
■
POLE FAMILLE
AFFAIRES
FAMILIALES
JAF section 3 cab 1
N° RG 22/33998 – N° Portalis 352J-W-B7G-CWMHA
N° MINUTE
JUGEMENT
rendu le 08 février 2024
Art. [Adresse 6] du Code Civil
DEMANDEUR
Monsieur [Y] [W]
[Adresse 2]
[Localité 10]
Représenté par Me Barbara PIERANTI, Avocat, #C1304
DÉFENDERESSE
Madame [B] [E] épouse [W]
[Adresse 5]
[Localité 8]
Représenté par Me Emmanuelle RIVIER, Avocat, #A0814
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
[U] [H]
LE GREFFIER
[T] [X]
DÉBATS : A l’audience tenue le 14 Décembre 2023, en chambre du Conseil
JUGEMENT : prononcé en audience publique, contradictoire, susceptible d’appel
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant après débats en chambre du conseil par jugement contradictoire rendu publiquement en premier ressort :
Vu l’ordonnance de non-conciliation du 23 septembre 2019 ;
PRONONCE le divorce aux torts de l’époux sur le fondement de l’article 242 du Code civil entre :
Madame [B] [E], née le [Date naissance 4] 1986 à [Localité 13]
Et
M. [Y] [W], né le [Date naissance 9] 1985 à [Localité 11] (Algérie) ;
ORDONNE la mention du divorce en marge de l’acte de mariage dressé le 31 octobre 2009 à la mairie de [Localité 14] ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun des époux;
DIT que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou dans un acte public;
DIT qu’entre les époux, les effets du divorce remonteront en ce qui concerne les biens à la date du 23 septembre 2019 ;
RAPPELLE que Madame [E] perdra l’usage du nom patronymique de M. [W];
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, sauf volonté contraire de l’époux qui les a consentis ;
RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le Juge aux Affaires Familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ;
REJETTE la demande de prestation compensatoire ;
CONDAMNE M. [W] à payer 15000 euros à Madame [E] au titre de l’article 1240 du Code civil ;
DIT que l’autorité parentale sera exercée par Madame [E] ;
RAPPELLE que le parent n’exerçant pas l’autorité parentale conserve le droit et le devoir de surveiller l’entretien et l’éducation de l’enfant, doit être informé des choix importants relatifs à la vie de ce dernier, et doit respecter son obligation de contribuer à son entretien et son éducation ;
FIXE la résidence principale des enfants au domicile de Madame [E] ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement de M. [W] s’exercera, sauf meilleur accord, selon les modalités suivantes :
— hors vacances scolaires : le 3e week-end du mois du vendredi sortie des classes au dimanche 19h,
— lors des petites vacances scolaires : la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires,
— lors des grandes vacances scolaires : le mois de juillet les années paires et le mois d’août les années impaires,
A charge pour un tiers de confiance de venir chercher les enfants et de les ramener au domicile de Madame [E] ;
FIXE à 150 euros par enfant, soit 300 euros au total, la contribution de M. [W] à l’entretien et l’éducation des enfants et au besoin CONDAMNE M. [W] à payer cette somme à Madame [E] avant le 5 de chaque mois et douze mois sur douze, en sus des prestations familiales et sociales, et ce à compter du présent jugement ;
DIT que cette contribution sera versée à Madame [E] par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales pour :
— [V] [W], née le [Date naissance 3] 2012 à [Localité 13],
— [Z] [W], née le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 15] (Gironde) ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
DIT que cette contribution sera réévaluée le 1er janvier de chaque année par le débiteur et pour la première fois le 1er janvier 2025 en fonction de la variation de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains (hors tabac) dont le chef est ouvrier ou employé publié par l’INSEE (tel.[XXXXXXXX01], internet : insee.fr), l’indice de base étant le dernier publié lors de la réévaluation ;
DIT que cette contribution sera due au-delà de la majorité ou jusqu’à la fin des études poursuivies par les enfants dont il devra être justifié chaque année ou jusqu’à ce que les enfants exercent une activité rémunérée non occasionnelle leur permettant de subvenir eux-mêmes à leurs besoins ;
RAPPELLE que la réévaluation de la contribution se fait de plein droit, sans mise en demeure préalable, et qu’il appartient au débiteur d’effectuer ce calcul par exemple à l’aide des conseils donnés sur les sites : http://www.service-public.fr/calcul-pension ou http://www.insee.fr/fr/themes/calcul-pension.asp ;
PRÉCISE que conformément aux dispositions de l’article 465-1du Code de procédure civile, en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires :
1) Le créancier peut obtenir le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes:
— saisie-attribution entre les mains d’une tierce personne, qui doit une somme d’argent au débiteur alimentaire,
— autres saisies,
— paiement direct par l’employeur,
— recouvrement public par l’intermédiaire du Procureur de la République,
2) Le débiteur défaillant encourt les peines prévues par les articles 227-3 et 227-9 du Code pénal à savoir deux ans d’emprisonnement et 15. 000 euros d’amende, interdiction des droits civils, civiques et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction éventuelle de quitter le territoire national;
REJETTE la demande de Madame [E] se rapportant aux frais d’intervention du lieu de rencontre médiatisé ;
LAISSE à chacune des parties la charge de ses propres dépens ;
DIT n’y avoir lieu de prononcer l’exécution provisoire.
Fait à [Localité 12] le 08 Février 2024
Marion CHARRIER Emilie CHAMPS
Greffier Vice-Président
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