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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 13 oct. 2025, n° 25/55502 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/55502 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : | S.A. ORANGE, Le syndicat des copropriétaires de l' immeuble sis [ Adresse 6 ], La VILLE DE, La société EAU DE [ Localité 32 ], La société BOUYGUES CONSTRUCTION |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 32]
■
N° RG 25/55502 – N° Portalis 352J-W-B7J-DAJET
N° : 7
Assignation des :
17, 21, 22, 23, 25 et 28 Juillet 2025
EXPERTISE[1]
[1] 3 copies exécutoires
+ 1 CCC à l’expert :
délivrées le:
ORDONNANCE DE REFERE
rendue le 13 octobre 2025
par Fanny LAINÉ, Première vice-présidente adjointe au Tribunal judiciaire de Paris, tenant l’audience publique des Référés par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Estelle FRANTZ, Greffier,
DEMANDERESSE
La [Adresse 35], représentée par son ambassadeur Monsieur [W] [Y] [J]
[Adresse 4]
[Localité 22]
représentée par Maître Pierre-Emmanuel BLARD, avocat au barreau de PARIS – #P0113, et Maître Imrane GHERMI, avocat au barreau de PARIS – #P0113
DEFENDEURS
Le syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 6], représenté par son syndic en exercice la société GTF GESTION ET TRANSACTIONS DE FRANCE, société anonyme
[Adresse 15]
[Localité 20]
représenté par Maître Alain DE LANGLE, avocat au barreau de PARIS – #P0208
La société BOUYGUES CONSTRUCTION, société anonyme
[Adresse 3]
[Localité 24]
représentée par Maître Cécile TAILLEPIED, avocat au barreau de PARIS – #D0091
La société EAU DE [Localité 32], Etablissement public local à caractère industriel ou commercial
[Adresse 10]
[Localité 21]
S.A. ORANGE
[Adresse 7]
[Localité 25]
La VILLE DE [Localité 32]
[Adresse 13]
[Localité 18]
La société DTACC Architecture, société à responsabilité limitée
[Adresse 29]
[Localité 19]
Société SOCOTEC CONSTRUCTION
[Adresse 14]
[Localité 24]
Société Civile IMMO POINCARE
[Adresse 17]
[Localité 16]
S.A. ENEDIS
[Adresse 12]
[Adresse 36]
[Localité 27]
S.A.S. EVESA
[Adresse 11]
[Localité 26]
S.A. GRDF
[Adresse 9]
[Localité 28]
non représentées
INTERVENANTE VOLONTAIRE
La société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S.
[Adresse 3]
[Localité 24]
représentée par Maître Cécile TAILLEPIED, avocat au barreau de PARIS – #D0091
DÉBATS
A l’audience du 16 Septembre 2025, tenue publiquement, présidée par Fanny LAINÉ, Première vice-présidente adjointe, assistée de Estelle FRANTZ, Greffier,
Vu l’assignation en référé en date des 17, 21, 22, 23, 25 et 28 juillet 2025 et les motifs y énoncés,
Vu les conclusions déposées et soutenues oralement à l’audience par la société BOUYGUES CONSTRUCTION, société anonyme, et la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S.,
Vu le projet immobilier de la partie demanderesse concernant un ensemble immobilier situé : [Adresse 5],
Vu l’intervention volontaire de la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S.,
Vu les protestations et réserves formulées par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 6], représenté par son syndic en exercice la société GTF GESTION ET TRANSACTIONS DE FRANCE, société anonyme, et la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S. ,
Vu l’article 455 du code de procédure civile,
Conformément à l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
En l’état des arguments développés par les parties et au vu des documents produits, le motif légitime prévu par l’article 145 du code de procédure civile est établi. La mesure d’instruction sollicitée doit donc être ordonnée dans les termes du dispositif ci-après.
Il convient de recevoir l’intervention volontaire de la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, qui est intervenante sur le chantier objet de l’expertise, et de mettre hors de cause la société
BOUYGUES CONSTRUCTION qui n’est pas partie prenante.
La partie demanderesse sera condamnée aux dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
Recevons la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S. en son intervention volontaire ;
Mettons hors de cause la société BOUYGUES CONSTRUCTION;
Donnons acte au syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 6], représenté par son syndic en exercice la société GTF GESTION ET TRANSACTIONS DE FRANCE, société anonyme, et à la société BOUYGUES BATIMENT ILE DE FRANCE, S.A.S. de leurs protestations et réserves ;
Ordonnons une expertise ;
Commettons pour y procéder :
Monsieur [C] [R],
[Adresse 8]
☎ :[XXXXXXXX02]
avec mission de :
— prendre connaissance du projet immobilier présenté dans un dossier technique suffisant comportant notamment les procédés de démolition et de construction permettant d’évaluer les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants. A défaut de communication de ce dossier, l’expert déposera une note récapitulant les pièces communiquées, les éléments absents ou insuffisants, les conséquences sur la conduite de sa mission, permettant aux parties de saisir le juge si elles l’estiment nécessaire ;
— donner son avis sur les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants et proposer la délimitation des états des lieux à réaliser chez les avoisinants ;
— visiter les immeubles constituant la propriété des défendeurs, du demandeur s’il y a lieu ;
Etat des existants :
— indiquer l’état d’avancement des travaux lors des réunions successives d’analyse et description des existants ;
— dresser tous états descriptifs et qualitatifs nécessaires de la totalité des immeubles voisins visités, de la propriété du demandeur, afin de déterminer et dire si, à son avis, ces immeubles présentent ou non des dégradations et désordres inhérents à leur structure, leur mode de construction, ainsi qu’à leur mode de fondation ou leur état de vétusté ou, encore, consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent ou consécutifs aux travaux qui auraient pu être entrepris au moment de l’expertise pour le compte du demandeur ;
— dresser un état précis de ces premières constatations sous forme d’un pré-rapport dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
Constatations de désordres rattachables aux travaux :
— procéder, sur demande des intéressés, à de nouveaux examens des avoisinants après démolition, après terrassement et après gros oeuvre et ce jusqu’au hors d’eau au cas où il serait allégué de nouveaux désordres, expressément décrits par les parties requérantes, ou l’aggravation des anciens ;
— dresser, le cas échéant, à la demande des parties, un pré-rapport relatant les constatations effectuées et les causes des dommages, dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
— fournir, dans son rapport définitif, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond, éventuellement saisie, de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
— en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations à l’issue de la première réunion d’expertise ; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
en fixant aux parties un délai pour procéder aux interventions forcées ;en les informant de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
— adresser dans le même temps le montant prévisible de sa rémunération, qu’il actualisera, s’il y a lieu, procédant parallèlement aux demandes de provisions complémentaires ;
— adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception (par exemple : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport) dont il s’expliquera dans son rapport, et y arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations :
fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà de ce délai ;
Disons à ce titre que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile ;
Disons qu’en cas d’urgence ou de péril en la demeure reconnus par l’expert, ce dernier :
— en cas d’ouverture du chantier sans communication des pièces permettant d’apprécier les risques, déposera une note aux parties et au juge donnant la possibilité aux premiers de solliciter les mesures judiciaires appropriées ;
— dira, s’il convient ou non, de procéder à la réalisation et à la mise en place de telles mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l’état qu’ils présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux à être entrepris pour le compte du demandeur ;
— pourra autoriser le demandeur à faire exécuter, à ses frais avancés, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux qu’il estime indispensables, sous la direction du maître d’oeuvre du demandeur, par des entreprises qualifiées de son choix ; dans ce cas, l’expert déposera un pré-rapport, ou une note aux parties valant pré-rapport, précisant la nature, l’importance et le coût de ces travaux ;
— pourra donner son avis sur la nécessité pour les architectes ou entrepreneurs de la partie requérante d’accéder aux propriétés et/ou aux ouvrages voisins concernés, en précisant pour quelles fins techniques l’expert estime cet accès nécessaire ou seulement utile ;
Disons que l’expert devra fournir de façon générale, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
✭
✭✭
Fixons à la somme de 10 000 euros la provision concernant les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la RÉGIE DU TRIBUNAL au plus tard le 15 décembre 2025 inclus ;
Disons que, faute de consignation de la provision dans ce délai impératif, la désignation de l’expert sera caduque et de nul effet ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du service du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du Code de procédure civile ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme Opalexe et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges ;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 255, 263 à 284-1 du code de procédure civile et qu’il déposera l’original de chacun de ses pré-rapports et rapport au greffe du tribunal judiciaire de Paris (contrôle des expertises) avant le 15 juin 2026, pour le pré-rapport relatif à l’état des existants, et le 15 juin 2027 pour le rapport définitif, sauf prorogation de ces délais dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du juge du contrôle ;
Disons n’y avoir lieu à application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
Condamnons la [Adresse 35], représentée par son ambassadeur Monsieur [W] [Y] [J] aux dépens ;
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à [Localité 32], le 13 octobre 2025
Le Greffier, Le Président,
Estelle FRANTZ Fanny LAINÉ
Service de la régie :
Tribunal de Paris, [Adresse 33]
[Localité 23]
☎ [XXXXXXXX01]
Fax 01.44.32.53.46
✉ [Courriel 34]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX030]
BIC : TRPUFRP1
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du TGI de [Localité 32] (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [C] [R]
Consignation : 10 000 € par [Adresse 31], représentée par son ambassadeur Monsieur [W] [Y] [J]
le 15 Décembre 2025
Rapport à déposer le : 15 Juin 2027
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, [Adresse 33]
[Localité 23].
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