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Sur la décision
| Référence : | TJ Saint-Denis de la Réunion, jaf cab 3, 23 avr. 2024, n° 23/02281 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/02281 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS DE LA REUNION – N° RG 23/02281 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GL7Q
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT DENIS DE LA RÉUNION
[11]
MINUTE N°
AFFAIRE N° RG 23/02281 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GL7Q
NAC : 20L – Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
JUGEMENT DU JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
DU 23 AVRIL 2024
EN DEMANDE :
Madame [S] [Z] [O] épouse [R]
née le [Date naissance 7] 1987 à [Localité 17] (BAS-RHIN)
[Adresse 1]
[Localité 8]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle PARTIELLE n°2023/1117 du 18 avril 2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 15] DE [Localité 12])
représentée par Maître LAW WAI Dominique, avocate au barreau de Saint-Denis de la Réunion
EN DÉFENSE :
Monsieur [A] [W] [F] [R]
né le [Date naissance 5] 1986 à [Localité 15] ([Localité 12])
[Adresse 2]
[Localité 8]
représenté par Maître Léoplodine SETTAMA, avocate au barreau de Saint-Denis de la Réunion
COMPOSITION DE LA JURIDICTION
juge aux affaires familiales : Myriam CORRET
assistée de : Emilie LEBON, Greffière
Les dossiers ont été déposés au greffe de la juridiction les 5 et 21 mars 2024.
Le jugement a été prononcé par mise à disposition des parties le 23 avril 2024.
Copie conforme + copie exécutoire Avocats : Me Dominique LAW WAI, Maître Léopoldine SETTAMA
Copie exécutoire parties :
Copie exécutoire [9] :
délivrées le :
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS DE LA REUNION – N° RG 23/02281 – N° Portalis DB3Z-W-B7H-GL7Q
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le Juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par décision contradictoire et en premier ressort, après débats en chambre du conseil,
Vu l’assignation en divorce délivrée le 4 juillet 2023 ;
Vu l’ordonnance statuant sur les mesures provisoires rendue le 4 décembre 2023,
Vu les propositions de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux,
PRONONCE le divorce entre :
Madame [S] [Z] [O] épouse [R]
née le [Date naissance 7] 1987 à [Localité 17] (BAS-RHIN)
et
Monsieur [A] [W] [F] [R]
né le [Date naissance 5] 1986 à [Localité 15] ([Localité 12])
mariés le [Date mariage 4] 2010 à [Localité 14] ([Localité 12]),
en application des articles 237 et 238 du Code civil,
DIT que le dispositif du présent jugement fera l’objet d’une mention en marge de l’acte de mariage des époux et de l’acte de naissance de chacun d’eux,
DIT que les effets du divorce entre époux concernant leurs biens remonteront au 1er novembre 2017 ;
DEBOUTE Madame [S] [Z] [O] épouse [R] de sa demande relative à l’attribution des véhicules HONDA, CLIO, 4x4, KIA et JEEP et RENVOIE les parties à la procédure ordinaire de partage amiable en saisissant le cas échéant le notaire de leur choix après le prononcé du divorce, et, en cas d’échec, à procéder par voie d’assignation judiciaire conformément aux dispositions des articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ;
CONSTATE l’exercice conjoint de l’autorité parentale sur les enfants mineurs [N], [G], [I] [R], né le [Date naissance 3] 2012 à [Localité 15], section [Localité 16] ([Localité 12]) et [V], [M], [J] [R], né le [Date naissance 6] 2015 à [Localité 15], [Localité 16] ([Localité 12]);
RAPPELLE que l’exercice conjoint de l’autorité parentale implique que les parents doivent :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant notamment la santé, l’orientation scolaire et professionnelle, l’éducation religieuse, tout séjour lointain (métropole) ou à l’étranger et le changement de résidence de l’enfant ;
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges de l’enfant avec l’autre parent dans le respect du cadre de vie de chacun,
RAPPELLE qu’en application de l’article 373-2 alinéa 3 du code civil, tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisira le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant,
FIXE la résidence habituelle des enfants mineurs [N], [G], [I] [R], né le [Date naissance 3] 2012 à [Localité 15], section [Localité 16] ([Localité 12]) et [V], [M], [J] [R], né le [Date naissance 6] 2015 à [Localité 15], [Localité 16] ([Localité 12]) alternativement chez le père et chez la mère, comme suit :
En période scolaire :
— les lundis, mardis, vendredis, samedis et dimanches, les semaines impaires chez la mère et les semaines paires chez le père,
— les mercredis et jeudis, les semaines impaires chez le père et les semaines paires chez la mère,
En période de vacances scolaires :
la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires ;
DIT que les dates de vacances à prendre en considération sont celles de l’Académie dont dépend l’établissement scolaire des enfants, et, à défaut de scolarisation, les dates de vacances de l’Académie dans laquelle ils ont leur résidence principale ;
DIT qu’en tout état de cause, les enfants passeront le jour de la fête des mères avec leur mère et le jour de la fête des pères avec leur père, si ces derniers résident dans le même département ;
DEBOUTE Madame [S] [Z] [O] épouse [R] de sa demande tendant au partage des 24 décembre et 1er janvier ;
FIXE à la somme totale de deux cent (200) euros, soit cent (100) euros par enfant, le montant de la pension alimentaire que Monsieur [A] [W] [F] [R] devra verser à Madame [S] [Z] [O] épouse [R] au titre de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants mineurs [N], [G], [I] [R], né le [Date naissance 3] 2012 à [Localité 15], section [Localité 16] ([Localité 12]) et [V], [M], [J] [R], né le [Date naissance 6] 2015 à [Localité 15], [Localité 16] ([Localité 12]), ladite pension étant payable mensuellement et d’avance au plus tard le 5 de chaque mois au domicile de Madame [S] [Z] [O] épouse [R] et, en tant que de besoin, l’y condamne,
DIT que cette pension alimentaire sera indexée sur l’indice des prix à la consommation France Entière (métropole et DOM), base 100 en 1998, série “hors tabac, ensemble des ménages” publié par l’Institut [13] et des Études Économiques – INSEE (INSEE tél. 0 825 889 452 ; http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/indic_cons.asp) et que la revalorisation devra être effectuée le 1er janvier de chaque année, selon la formule :
Nouvelle pension alimentaire = pension initiale x A
B
dans laquelle B est l’indice publié au jour de la présente décision et A le dernier indice publié à la date de revalorisation,
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants mineurs [N], [G], [I] [R], né le [Date naissance 3] 2012 à [Localité 15], section [Localité 16] ([Localité 12]) et [V], [M], [J] [R], né le [Date naissance 6] 2015 à [Localité 15], [Localité 16] ([Localité 12]) sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ; la pension sera versée par Monsieur [A] [W] [F] [R], parent débiteur, à la [10], qui le reversera directement à Madame [S] [Z] [O] épouse [R], parent créancier ;
RAPPELLE qu’en cas d’impayé, l’organisme débiteur des prestations familiales sera subrogé dans les droits du parent créancier et pourra engager une procédure de recouvrement forcé lorsque le débiteur n’aura pas régularisé sa situation malgré une demande en ce sens ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE, conformément aux prescriptions de l’article 465-1 du code de procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes : saisie-arrêt entre les mains d’un tiers, autres saisies, paiement direct entre les mains de l’employeur, recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République ;
RAPPELLE que le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
DIT que chacun des époux prendra en charge directement l’ensemble des frais courants des enfants mineurs lors de sa période de résidence à son domicile ;
DIT que la mutuelle sera intégralement payée par l’épouse et que les frais de restauration scolaire seront intégralement payés par l’époux ;
DIT que les autres frais concernant les enfants (scolaires, extra-scolaires et de santé non remboursés) seront partagés par moitié entre les époux ;
DIT que la pension alimentaire fixée ci-dessus sera versée mensuellement douze mois sur douze jusqu’à ce que l’enfant ait atteint dix huit ans révolus et au delà tant qu’il restera à la charge du parent avec lequel il réside habituellement, sauf au créancier d’aliments d’apporter la preuve chaque année au mois de novembre, par lettre recommandée avec accusé de réception que l’enfant demeure à charge ;
DIT que toute demande de modification de ces dispositions est subordonnée à une tentative de médiation familiale préalable obligatoire (article 7 de la loi du 18 novembre 2016) et qu’à défaut, la nouvelle demande sera déclarée irrecevable ;
DEBOUTE les époux de l’ensemble de leurs demandes plus amples ou contraires ;
CONDAMNE l’époux demandeur aux dépens et DIT qu’ils seront recouvrés le cas échéant conformément à la législation sur l’aide juridictionnelle.
Ainsi fait et rendu par mise à disposition au greffe le 23 AVRIL 2024, les parties en ayant été avisées à l’issue des débats conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l’article 450 du Code de procédure civile.
LE GREFFIER, LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES,
RAPPEL AUX EPOUX : tout changement de domicile doit être notifié dans le mois à leur ancien conjoint sous peine d’amende voire d’emprisonnement (article 227-4 et 227-6 du Code Pénal) tant que sont en vigueur des pensions alimentaires, des prestations de toute nature, ou droit de visite et d’hébergement concernant des enfants mineurs.
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