Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, jcp réf., 21 mai 2025, n° 24/04363 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/04363 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire) |
| Date de dernière mise à jour : | 25 septembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
[Adresse 11]
[Adresse 2]
[Adresse 8]
[Localité 3]
NAC: 5AA
N° RG 24/04363
N° Portalis DBX4-W-B7I-TQWH
ORDONNANCE
DE RÉFÉRÉ
MINUTE N°B25/
DU : 21 Mai 2025
[S] [D]
[U] [P] épouse [D]
C/
[K] [L]
Copie revêtue de
la formule exécutoire
délivrée le 21 Mai 2025
à Me Olivier GROC
Copie certifiée conforme délivrée
à toutes les parties le 21/05/25
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Le Mercredi 21 Mai 2025, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,
Sous la présidence de Giovanna GRAFFEO, Première Vice Présidente au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en qualité de Juge des référés, assistée de Coralie POTHIN Greffier, lors des débats et chargé des opérations de mise à disposition.
Après débats à l’audience du 21 Mars 2025, a rendu l’ordonnance de référé suivante, mise à disposition conformément à l’article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;
ENTRE :
DEMANDEURS
Monsieur [S] [D],
[Adresse 6]
[Localité 7]
représenté par Me Olivier GROC, avocat au barreau de TARN-ET-GARONNE
Madame [U] [P] épouse [D],
[Adresse 5]
[Localité 7]
représentée par Me Olivier GROC, avocat au barreau de TARN-ET-GARONNE
ET
DÉFENDEUR
Monsieur [K] [L],
[Adresse 9]
[Adresse 1]
[Localité 4]
non comparant, ni représenté
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] ont donné à bail à Monsieur [K] [L] un appartement à usage d’habitation (porte 19) et une place de parking en sous-sol n°31, situés [Adresse 10], par contrat signé électroniquement prenant effet au 11 janvier 2021, moyennant un loyer initial de 669 euros et une provision pour charges de 80 euros.
Des loyers étant demeurés impayés, Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] ont fait délivrer à Monsieur [K] [L] un commandement de payer visant la clause résolutoire le 5 août 2024 pour un montant en principal de 2.380,96 euros.
Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] ont ensuite fait assigner Monsieur [K] [L] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de TOULOUSE statuant en référé le 12 novembre 2024.
Aux termes de l’assignation, ils ont sollicité de :
— Constater par le jeu de la clause résolutoire la résiliation du contrat de location au 7 octobre 2024 et en conséquence :
— Ordonner l’expulsion de corps et de biens de Monsieur [K] [L] ainsi que de tout occupant de son chef, si besoin est avec le concours et l’assistance de la force publique en vertu des dispositions de l’article L.411-1 du code des procédures civiles d’exécution,
— Ordonner que faute par lui de ce faire, il sera procédé à son expulsion avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier si besoin est,
— Condamner Monsieur [K] [L] :
— au paiement à titre provisionnel de la somme de 1.402,99 euros, mensualité d’octobre 2024 incluse, représentant les loyers et charges impayés à la date de l’assignation, sauf à parfaire ou à diminuer suivant décompte qui sera fourni lors des débats,
— au paiement d’une indemnité d’occupation mensuelle, fixée au montant actuel du loyer et des charges, à compter de la résiliation du bail soit le 7 octobre 2024 jusqu’au départ effectif des lieux de Monsieur [K] [L], laquelle indemnité sera indexée tout comme le loyer, et avec intérêts de droit,
— au paiement de la somme de 800 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile,
— au paiement de tous les frais et dépens de la procédure, en ce compris le coût du commandement de payer, de l’assignation, et le cas échéant des actes signifiés dans le cadre des mesures conservatoires qui ont été prises sur ses biens et valeurs mobilières.
A l’audience du 14 février 2025, Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] ont comparu, représentés par leur conseil, et Monsieur [K] [L] en personne.
L’affaire a fait l’objet d’un renvoi contradictoire à l’audience du 21 mars 2025 à 10 h 30 afin que Monsieur [L] justifie du règlement des loyers de février et de mars 2025.
A l’audience du 21 mars 2025, Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] ont comparu, représentés par leur conseil, ont sollicité le bénéfice de leur exploit introductif d’instance et ont actualisé la dette à la somme 3.328,91 euros selon décompte en date du 18 mars 2025, mensualité de mars 2025 incluse.
Suite au renvoi contradictoire à l’audience du 21 mars 2025, Monsieur [K] [L] n’était ni présent ni représenté à l’audience.
L’affaire a été mise en délibéré au 21 mai 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
I – SUR LA RÉSILIATION :
— sur la recevabilité de l’action :
Une copie de l’assignation a été notifiée à la préfecture de la HAUTE-GARONNE par la voie électronique le 13 novembre 2024, soit plus de six semaines avant l’audience, conformément aux dispositions de l’article 24 III de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989.
Il est par ailleurs justifié du signalement du commandement de payer à la CCAPEX en date du 7 août 2024.
L’action est donc recevable.
— sur l’acquisition des effets de la clause résolutoire :
L’article 24 I de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989, dispose, dans sa version applicable à la présente espèce, le contrat de bail ayant été conclu avant la date d’entrée en vigueur de la loi du 27 juillet 2023, que « toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux ».
Le bail litigieux contient une clause résolutoire et un commandement de payer visant cette clause a été signifié à Monsieur [K] [L] le 5 août 2024 pour un montant en principal de 2380,96 euros.
Au vu du décompte versé aux débats, il convient de constater que le commandement est demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 7 octobre 2024.
L’expulsion de Monsieur [K] [L] sera ordonnée en conséquence.
II. SUR LES DEMANDES DE CONDAMNATION AU PAIEMENT :
Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] produisent un décompte en date du 18 mars 2025 justifiant d’une dette locative d‘un montant de 2.928,41 euros, mensualité de mars 2025 incluse et frais de procédure déduits.
Monsieur [K] [L], n’ayant pas comparu, n’a par définition contesté ni le principe ni le montant de la dette.
Il sera par conséquent condamné à titre provisionnel au paiement de la somme de 2.928,41 euros.
Monsieur [K] [L] sera également condamné au paiement d’une indemnité mensuelle d’occupation pour la période courant depuis la résolution du bail.
L’arriéré est compris dans la somme provisionnelle déjà ordonnée.
Les indemnités d’occupation s’ajoutant au montant provisionnel courront à compter du 1er avril 2025 et jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux.
Cette indemnité mensuelle d’occupation sera fixée au montant résultant du loyer et des charges, tel qu’il aurait été si le contrat s’était poursuivi.
III. SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES :
Monsieur [K] [L], partie perdante, supportera la charge des dépens, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de son signalement à la CCAPEX, de l’assignation et de sa notification à la préfecture.
Compte tenu des démarches judiciaires qu’ont dû accomplir Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D], Monsieur [K] [L] sera condamné à leur verser une somme de 300€ au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS,
Nous, juge des contentieux de la protection, statuant en référé, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort :
CONSTATONS que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire figurant au bail ayant pris effet au 11 janvier 2021 conclu entre Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] d’une part et Monsieur [K] [L] d’autre part concernant un appartement à usage d’habitation (porte 19) et une place de parking en sous-sol n°31, situés [Adresse 10], sont réunies à la date 7 octobre 2024 ;
ORDONNONS en conséquence à Monsieur [K] [L] de libérer les lieux et de restituer les clés dans le délai de huit jours à compter de la signification de la présente ordonnance ;
DISONS qu’à défaut pour Monsieur [K] [L] d’avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés dans ce délai, Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] pourront deux mois après la signification d’un commandement de quitter les lieux, faire procéder à son expulsion ainsi qu’à celle de tous occupants de son chef, y compris le cas échéant avec le concours de la force publique ;
CONDAMNONS Monsieur [K] [L] à verser à Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] à titre provisionnel la somme de 2.928,41 euros au titre de la dette locative, selon décompte en date du 18 mars 2025, mensualité de mars 2025 incluse ;
CONDAMNONS Monsieur [K] [L] à payer à Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] à titre provisionnel une indemnité mensuelle d’occupation à compter du 07 octobre 2024, dont l’arriéré est déjà liquidé au titre de la condamnation provisionnelle prononcée. Pour le futur, l’indemnité courra du 1er avril 2025 et jusqu’à la date de la libération définitive des lieux et la restitution des clés ;
FIXONS cette indemnité mensuelle d’occupation au montant du loyer et des charges, calculés tel que si le contrat s’était poursuivi ;
CONDAMNONS Monsieur [K] [L] à verser à Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] une somme de 300 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS Monsieur [K] [L] aux dépens, qui comprendront notamment le coût du commandement de payer, de son signalement à la CCAPEX, de l’assignation en référé et de sa notification à la préfecture ;
DEBOUTONS Monsieur [S] [D] et Madame [U] [P] épouse [D] de toute demande plus ample ou contraire ;
RAPPELONS que la présente ordonnance est de plein droit exécutoire à titre provisoire.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Forclusion ·
- Service ·
- Véhicule ·
- Paiement ·
- Location ·
- Rééchelonnement ·
- Crédit ·
- Contentieux
- Identifiants ·
- Contrainte ·
- Adresses ·
- Caducité ·
- Tribunal judiciaire ·
- Motif légitime ·
- Date ·
- Courriel ·
- Garde ·
- Personnes
- Recours administratif ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Délai ·
- Voies de recours ·
- Notification ·
- Adulte ·
- Handicapé ·
- Forclusion ·
- Recours contentieux
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Assemblée générale ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Annulation ·
- Mise en état ·
- Immeuble ·
- Demande ·
- Audit ·
- Vote ·
- État
- Tribunal judiciaire ·
- Charges de copropriété ·
- Clôture ·
- Papier ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Pièces ·
- Avocat ·
- Délais ·
- Adresses ·
- Au fond
- Banque ·
- Prêt ·
- Crédit ·
- Europe ·
- Rétablissement professionnel ·
- Créance ·
- Fichier ·
- Demande ·
- Endettement ·
- Emprunt
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Détention ·
- Santé publique ·
- Liberté ·
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Isolement ·
- Prénom ·
- Certificat ·
- Juge
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés ·
- Référé ·
- Procédure civile ·
- Article 700 ·
- Dépens ·
- Adresses ·
- Titre ·
- Partie ·
- Audience
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement ·
- Immeuble ·
- Commissaire de justice ·
- Titre ·
- Dépens ·
- Copropriété ·
- Frais irrépétibles
Sur les mêmes thèmes • 3
- Copropriété ·
- Mise en demeure ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Charges ·
- Intérêt ·
- Lot ·
- Taux légal ·
- Titre ·
- Tribunal judiciaire
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Bail ·
- Commandement ·
- Paiement ·
- Clause ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dette ·
- Locataire ·
- Adresses
- Préjudice ·
- Expert ·
- Titre ·
- Assurances ·
- Dépense de santé ·
- Consolidation ·
- Victime ·
- Handicap ·
- Future ·
- Barème
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.