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Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, réf., 4 mars 2025, n° 24/02444 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/02444 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Ordonne de faire ou de ne pas faire quelque chose avec ou sans astreinte |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
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Texte intégral
N° RG 24/02444 – N° Portalis DBX4-W-B7I-TTAI
MINUTE N° : 25/
DOSSIER : N° RG 24/02444 – N° Portalis DBX4-W-B7I-TTAI
NAC: 72A
FORMULE EXÉCUTOIRE
délivrée le
à Me Françoise CALAZEL
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 04 MARS 2025
DEMANDERESSE
SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE L’IMMEUBLE RÉSIDENCE [Localité 7] SITUÉ [Adresse 5], pris en la personne de son syndic en exercice la SAS CABINET CLAUDE SANCHEZ, dont le siège social est sis [Adresse 3]
représentée par Maître Françoise CALAZEL, avocat au barreau de TOULOUSE
DÉFENDEURS
M. [K] [D] [T] [O], demeurant [Adresse 2]
non comparant
Mme [H] [O], demeurant [Adresse 2]
non comparante
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Lors des débats à l’audience publique du 28 janvier 2025
PRÉSIDENT : Robin PLANES, Premier Vice-Président Adjoint
GREFFIER : Claire SAGNARDON, Adjointe Administrative faisant fonction de Greffier
ORDONNANCE :
PRÉSIDENT : Robin PLANES, Premier Vice-Président Adjoint
GREFFIER : Claire SAGNARDON, Adjointe Administrative faisant fonction de Greffier
Prononcée publiquement par mise à disposition au greffe,
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] sont propriétaires indivis des lots numéros 182 et 246 dans la résidence [8]située [Adresse 4] à [Localité 10].
Par actes de commissaire de justice en date du 18 décembre 2024, le [Adresse 9], pris en la personne de son syndic la société CABINET CLAUDE SANCHEZ, a assigné Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulouse.
L’affaire a été évoquée à l’audience en date du 28 janvier 2025.
Le [Adresse 9], pris en la personne de son syndic la société CABINET CLAUDE SANCHEZ, demande à la présente juridiction, au visa de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et de l’article 835 du code de procédure civile, de :
— condamner Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] solidairement à lui payer à titre provisionnel la somme de 3.391,43 euros assortie des intérêts
au taux légal à compter du 29 février 2024 sur la somme de 1.201,19 euros et à compter de la présente assignation pour le surplus,
— condamner Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] solidairement à lui payer la somme de 1.500 euros sur le fondement de l’article 700 du code
de procédure civile,
— condamner Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] solidairement aux entiers dépens.
De leur côté, Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O], bien que régulièrement assignés selon procès-verbal de recherches infructueuses, n’ont pas comparu à l’audience et ne se sont pas faite représenter.
Sur les moyens de fait et de droit développés par la partie demanderesse au soutien de ses prétentions, il sera renvoyé à son assignation, et ce, conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile.
L’affaire a été mise en délibéré au 04 mars 2025.
MOTIFS DE LA DECISION
Il convient de constater que le syndicat des copropriétaires verse aux débats un PV de constat d’échec de conciliation, si bien que la présente procédure est recevable au sens des dispositions de l’article 750-1 du code de procédure civile.
* Sur les charges de copropriété impayées
L’article 835 du code de procédure civile dispose : « Le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable, ils peuvent accorder une provision au créancier, ou ordonner l’exécution de l’obligation même s’il s’agit d’une obligation de faire ».
L’article 10 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis dispose que : « Les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité objective que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées.
Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionné à l’article 14-2-1 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l’article 5.
Le règlement de copropriété fixe la quote-part afférente à chaque lot dans chacune des catégories de charges et indique les éléments pris en considération ainsi que la méthode de calcul ayant permis de fixer les quotes-parts de parties communes et la répartition des charges (…) »
L’article 1353 du code civil dispose : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation ».
En l’espèce, il est constant que Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] sont propriétaires des lots 182 et 246 dans la résidence [8]située [Adresse 6] [Localité 1].
A ce titre, comme tous les autres copropriétaires et en vertu du règlement de copropriété, ils doivent s’acquitter des charges exposées par la copropriété.
Il procède de la lecture du décompte arrêté le 01 octobre 2024 (appel de fonds du 4ème trimestre 2024 inclus) que Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] restent redevables de la somme de 3.391,43 euros d’arriérés de charges de copropriété.
La partie demanderesse apporte ainsi la preuve suffisante de la créance qu’elle détient à l’encontre de Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O]. Il pèse désormais sur eux la preuve d’avoir à démontrer qu’ils se sont bien acquittés du montant de leurs charges de copropriété ou de justifier que celles-ci ne leur sont pas dues. En choisissant de ne pas comparaître, les parties défenderesses sont réputées ne pas contester cette dette, tant dans son principe, que dans son montant.
Il en résulte que Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] sont donc redevables de la somme de 3.391,43 euros au titre de l’arriéré échu de charges de copropriété, arrêtée au 01 octobre 2024 (appel de fonds du 4ème trimestre 2024 inclus).
Cette somme sera majorée des intérêts au taux légal à compter du 01 octobre 2024, date d’exigibilité du dernier appel de fonds réclamé.
* Sur les dépens de l’instance
Conformément à l’article 696 du code de procédure civile : « La partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie ».
Parties succombantes en ce qu’ils n’ont pas su s’acquitter d’un arriéré de charges de copropriété, Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] seront tenus aux entiers dépens de l’instance.
* Sur les frais irrépétibles
Conformément à l’article 700 du code de procédure civile : « Le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer : 1° A l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens (…).
Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations (…). »
L’équité commande de condamner Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] à payer la somme de 1.000 euros au syndicat des copropriétaires [Localité 7], pris en la personne de son syndic la société CABINET CLAUDE SANCHEZ.
Non seulement le syndicat des copropriétaires a été contraint d’engager des frais irrépétibles non compris dans les dépens de l’instance, afin de faire valoir ses droits en justice, mais il serait inéquitable de faire peser sur les autres copropriétaires les frais engagés par la copropriété pour obtenir un titre exécutoire à l’encontre d’un copropriétaire défaillant dans ses obligations périodiques .
PAR CES MOTIFS,
Nous, M. Robin PLANES, premier vice président adjoint du tribunal judiciaire de TOULOUSE, statuant en qualité de juge des référés, publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance rendue par défaut et en dernier ressort,
EN PRINCIPAL, RENVOYONS les parties ainsi qu’elles en aviseront, mais d’ores et déjà et vu l’urgence :
CONDAMNONS in solidum Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] à verser au syndicat des copropriétaires [Localité 7], pris en la personne de son syndic la société CABINET CLAUDE SANCHEZ, la somme de 3.391,43 euros (TROIS MILLE TROIS CENT QUATRE VINGT ONZE EUROS et QUARANTE TROIS CENTIMES) au titre de l’arriéré de charges de copropriété, arrêtée au 01 octobre 2024 (appel de fonds du 4ème trimestre 2024 inclus), avec intérêts aux taux légal à compter du 01 octobre 2024 ;
CONDAMNONS in solidum Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] à verser au syndicat des copropriétaires [Localité 7], pris en la personne de son syndic la société CABINET CLAUDE SANCHEZ une somme de 1.000 euros (MILLE EUROS) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
REJETONS toutes autres ou tous surplus de prétentions ;
CONDAMNONS in solidum Monsieur [K] [D] [T] [O] et Madame [H] [O] aux entiers dépens de la présente instance ;
RAPPELONS que la présente décision est exécutoire de droit.
Ainsi jugé et mis à disposition le 04 mars 2025.
LA GREFFIERE, LE PRÉSIDENT,
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