Article 24 de la Loi du 29 juillet 1881

Entrée en vigueur le 29 janvier 2017

Modifié par : LOI n°2017-86 du 27 janvier 2017 - art. 170

Modifié par : LOI n°2017-86 du 27 janvier 2017 - art. 173

Seront punis de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article précédent, auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n'aurait pas été suivie d'effet, à commettre l'une des infractions suivantes :

1° Les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne et les agressions sexuelles, définies par le livre II du code pénal ;

2° Les vols, les extorsions et les destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes, définis par le livre III du code pénal.

Ceux qui, par les mêmes moyens, auront directement provoqué à l'un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation prévus par le titre Ier du livre IV du code pénal, seront punis des mêmes peines.

Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes de réduction en esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite en esclavage ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi, y compris si ces crimes n'ont pas donné lieu à la condamnation de leurs auteurs.

Tous cris ou chants séditieux proférés dans les lieux ou réunions publics seront punis de l'amende prévue pour les contraventions de la 5° classe.

Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

En cas de condamnation pour l'un des faits prévus par les deux alinéas précédents, le tribunal pourra en outre ordonner :

1° Sauf lorsque la responsabilité de l'auteur de l'infraction est retenue sur le fondement de l'article 42 et du premier alinéa de l'article 43 de la présente loi ou des trois premiers alinéas de l'article 93-3 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle, la privation des droits énumérés aux 2° et 3° de l'article 131-26 du code pénal pour une durée de cinq ans au plus ;

2° L'affichage ou la diffusion de la décision prononcée dans les conditions prévues par l'article 131-35 du code pénal ;

3° La peine de stage de citoyenneté prévue à l'article 131-5-1 du code pénal.

Entrée en vigueur le 29 janvier 2017
Sortie de vigueur le 24 mars 2020

Commentaires+500

1Incitation à la haine : sanctions et recours juridiques
justifit.fr · 22 avril 2026

Selon l'article 24 alinéas 7 et 8 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l'incitation à la haine est le fait de pousser autrui à manifester des sentiments de rejet ou d'animosité à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison des critères de discrimination interdits par le Code pénal par tout support notamment oral, écrit, graphique et audiovisuel. […]

 Lire la suite…

2Liberté d'expression de l'avocat : jusqu'où peut-il aller sans être poursuivi ?
simonnetavocat.fr · 17 avril 2026

La responsabilité pénale Elle est encadrée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour les infractions de presse — diffamation (art. 29 et 32), injure (art. 29 et 33), outrage, provocation et apologie (art. 24), atteinte à la présomption d'innocence (art. 35 ter) — et par le code pénal pour les autres infractions, notamment la révélation du secret professionnel (art. 226-13), l'atteinte à la vie privée (art. 226-1) et la violation du secret de l'instruction (art. 434-7-2). […] L'article 41 de la loi de 1881 institue une immunité pénale. […]

 Lire la suite…

3Les contenus illicites : comment réagir efficacement ?
murielle-cahen.com · 14 avril 2026

Ainsi, depuis la loi n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 contre le terrorisme, l'autorité administrative peut ordonner le retrait sous 24 heures pour les contenus pédopornographiques ou apologétiques du terrorisme (article 6-1 LCEN), une mesure étendue par décret et validée par le Conseil d'État malgré les débats sur la liberté d'expression (CEDH article 10). […] Viennent ensuite les représentations pédopornographiques, […] ethnique ou religieuse, codifiée à l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, expose son auteur à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, […]

 Lire la suite…
Voir les commentaires indexés sur Doctrine qui citent cet article
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Décisions+500

1Tribunal de grande instance de Toulouse, 11 avril 2014

[…] Il explique que M. X. a été mis en examen pour ces faits et que l'article 50-1 de la loi du 29 juillet 1881 autorise le juge des référés à prononcer l'arrêt d'un service de communication au public en ligne, quand des infractions aux articles 24 et 24 bis de cette loi résultent de messages mis à la disposition du public par un tel service et créent un trouble manifestement illicite.

 Lire la suite…

[…] notamment l'incitation aux violences sexuelles et sexistes, ainsi que des atteintes à la dignité humaine, les personnes mentionnées ci-dessus doivent concourir à la lutte contre la diffusion des infractions visées aux cinquième, septième et huitième alinéas de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et aux articles 222-33, 225-4-1, 225-5, 225-6, […]

 Lire la suite…

3Cour de cassation, Chambre criminelle, 15 septembre 2020, 20-90.010, Inédit

[…] « L'application combinée des articles 24 alinéas 1 et 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoit la répression du délit de provocation à la commission d'un crime ou d'un délit non suivie d'effet à l'égard d'une personne, des [articles] 47 et 48 de la loi du 29 juillet 1881, en vertu desquels l'exercice de l'action publique est réservée au Ministère public pour les délits visés par ladite loi, […]

 Lire la suite…
Voir les décisions indexées sur Doctrine qui citent cet article
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Documents parlementaires138

0
Sur l'article 43, renuméroté article 71, modifie l'article 24 Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de...
Une présentation synthétique du droit existant suppose d'examiner successivement les dispositions relatives aux peines encourues en matière correctionnelle, celles relatives au prononcé des peines d'emprisonnement, celles relatives à la probation et celles relatives à l'exécution des peines privative de liberté. Lire la suite…

Sur l'article 43, renuméroté article 71, modifie l'article 24 Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de...
Cet amendement vise à modifier l'échelle des peines correctionnelles. En premier lieu, il vise à supprimer la création par le projet de loi d'une peine de détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) en tant que peine autonome. Les juridictions de jugement peuvent d'ores et déjà prononcer des placements sous surveillance électronique (PSE), au contenu similaire mais aux modalités d'exécution plus souples. Le fait d'ériger le PSE en peine autonome ne peut avoir pour effet, par lui-même, d'encourager davantage les juridictions à prononcer cette mesure : le faible taux de … Lire la suite…

Sur l'article 43, renuméroté article 71, modifie l'article 24 Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de...
Cet amendement vise à prolonger la logique des amendements adoptés en commission concernant l'article 43 et la simplification des dispositions relatives au prononcé des peines. Il convient de parachever cette réforme en supprimant les restrictions aux stages et en permettant aux juridictions de définir les contenus des stages en les adaptant aux profils des délinquants de leur territoire. Lire la suite…
Voir les documents parlementaires qui traitent de cet article
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion