Cour d'appel d'Agen, Chambre civile, 14 octobre 2020, n° 18/00246
TGI Agen 16 janvier 2018
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CA Agen
Confirmation 14 octobre 2020

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité délictuelle du diagnostiqueur

    La cour a retenu que le diagnostiqueur a commis une faute dans l'accomplissement de sa mission, entraînant une mauvaise appréciation de la qualité énergétique du bien, ce qui a causé un préjudice à l'acquéreuse.

  • Accepté
    Évaluation du préjudice

    La cour a estimé que le préjudice ne consistait pas dans le coût des travaux, mais dans la perte de chance de négocier une réduction du prix de vente, ce qui a été évalué à 10 000 euros.

  • Rejeté
    Surconsommation énergétique due à un DPE erroné

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les estimations de surconsommation ne sont qu'indicatives et ne tiennent pas compte des habitudes de chauffage individuelles.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Agen a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance d'Agen qui avait condamné in solidum la SARL Lynéaires et son assureur, la SA AXA France IARD, à payer à Madame Z Y la somme de 10 000 € en réparation de la perte de chance de négocier le prix de vente d'une maison à la baisse, en raison d'un diagnostic de performance énergétique (DPE) erroné établi par la société Lynéaires. La question juridique centrale concernait la responsabilité délictuelle du diagnostiqueur pour avoir fourni un DPE inexact, sur la base duquel Madame Y avait acheté la maison. La juridiction de première instance avait rejeté la demande de Madame Y visant à obtenir le coût des travaux nécessaires pour mettre la maison en conformité avec le DPE, mais avait reconnu une perte de chance de négocier le prix d'achat. La Cour d'Appel a suivi le raisonnement du tribunal, estimant que le diagnostiqueur avait commis une faute en ne réalisant pas correctement le diagnostic, ce qui a conduit à une mauvaise appréciation de la qualité énergétique du bien. Cependant, la Cour a jugé que le préjudice subi par Madame Y ne consistait pas dans le coût de l'isolation, mais en une perte de chance de négocier une réduction du prix de vente. La Cour a également rejeté les demandes de Madame Y pour une indemnisation supplémentaire et a confirmé l'ordonnance d'exécution provisoire ainsi que la condamnation aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Agen, ch. civ., 14 oct. 2020, n° 18/00246
Juridiction : Cour d'appel d'Agen
Numéro(s) : 18/00246
Décision précédente : Tribunal de grande instance d'Agen, 16 janvier 2018, N° 16/01613;2020-595
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel d'Agen, Chambre civile, 14 octobre 2020, n° 18/00246