Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 10, 24 mai 2017, n° 14/05054
CPH Sens 27 mars 2014
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CA Paris
Infirmation 24 mai 2017

Arguments

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  • Accepté
    Absence de cause réelle et sérieuse du licenciement

    La cour a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, car la modification du contrat nécessitait un accord exprès du salarié et l'employeur n'a pas justifié son refus de régulariser la situation.

  • Accepté
    Non-respect de l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a constaté que l'employeur n'a pas contesté cette demande et a jugé que le salarié avait droit à cette indemnité.

  • Accepté
    Rappel de salaire pour les mois d'avril, mai et juin 2012

    La cour a jugé que le salarié avait droit à ces sommes, car l'employeur avait empêché le salarié de travailler durant cette période.

  • Rejeté
    Harcèlement moral

    La cour a estimé qu'aucun acte constitutif de harcèlement ne pouvait être déduit des échanges entre les parties.

  • Accepté
    Remboursement des indemnités de chômage

    La cour a ordonné le remboursement par l'employeur des indemnités de chômage versées au salarié dans la limite de 2 mois d'indemnités.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Paris a infirmé le jugement rendu par le Conseil de Prud'hommes de Sens le 27 mars 2014. Monsieur X avait été licencié pour cause réelle et sérieuse pour absences injustifiées et abandon de poste. La cour d'appel a considéré que la modification du contrat de travail de Monsieur X nécessitait un accord exprès de sa part, et que l'employeur n'avait pas justifié le bien-fondé de sa décision. Par conséquent, la cour d'appel a jugé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse. Elle a condamné la société SMPE à payer à Monsieur X différentes sommes, dont une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, une indemnité compensatrice de préavis, des congés payés afférents, un rappel de salaire, des heures supplémentaires et des dommages et intérêts. La cour d'appel a également ordonné le remboursement par l'employeur à Pôle Emploi des indemnités de chômage éventuellement versées au salarié depuis son licenciement. La société SMPE a été condamnée aux dépens et déboutée de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 10, 24 mai 2017, n° 14/05054
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/05054
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Sens, 27 mars 2014, N° 13/00154
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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