Confirmation 28 décembre 2024
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 1 ch. 11, 28 déc. 2024, n° 24/06103 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 24/06103 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Tribunal de grande instance de Paris, 25 décembre 2024 |
| Dispositif : | Irrecevabilité |
| Date de dernière mise à jour : | 4 janvier 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Parties : | LE PREFET DE POLICE |
|---|
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
ORDONNANCE DU 28 DECEMBRE 2024
(1 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 24/06103 – N° Portalis 35L7-V-B7I-CKQXX
Décision déférée : ordonnance rendue le 25 décembre 2024, à 14h54, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris
Nous, Laurent Roulaud, conseiller à la cour d’appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assisté de Maxime Martinez, greffier au prononcé de l’ordonnance,
APPELANT :
M. [J] [G] [F]
né le 02 mars 2002 à [Localité 1], de nationalité guinéenne
RETENU au centre de rétention : [2]
Informé le 27 décembre 2024 à 12h19, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
INTIMÉ :
LE PREFET DE POLICE
Informé le27 décembre 2024 à 12h19, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l’appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l’heure de l’audience
ORDONNANCE : contradictoire
— Vu l’ordonnance du 25 décembre 2024 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris ordonnant la prolongation du maintien de M. [J] [G] [F], dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée maximale de 30 jours, à compter du 24 décembre 2024 soit jusqu’au 22 janvier 2025 ;
— Vu l’ordonnance du 26 décembre 2024 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris rectifiant l’erreur matérielle contenue dans l’ordonnance du juge des libertés et de la détention en date du 25 décembre 2024, ordonnant la prolongation de la rétention de M. [J] [G] [F], dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée maximale de 26 jours, soit jusqu’au 23 janvier 2025 ;
— Vu l’appel interjeté le 26 décembre 2024, à 17h45, par M. [J] [G] [F] ;
SUR QUOI,
Aux termes de l’article L 743-23, alinéa 1, du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en cas d’appel manifestement irrecevable, celui-ci peut être rejeté sans convocation préalable des parties. Dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice il y a lieu de faire application de cet article.
En l’espèce, la déclaration d’appel consiste en plusieurs paragraphes stéréotypés suivis d’un développement soutenant qu’il n’existe aucune perspective raisonnable d’éloignement vers la Guinée, sans aucune offre de preuve.
Il appartient au juge , en application de l’article L. 741-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de rechercher concrètement les diligences accomplies par l’administration pour permettre que l’étranger ne soit maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ.
En l’espèce, le consulat Guinéen a été saisi dès le début de la rétention, dans des circonstances dont la réalité n’est pas sérieusement contestée au regard de la copie figurant en procédure en procédure.
L’absence de réponse par les autorités consulaires ( sur lesquels l’administration française ne dispose d’aucun pouvoirs de contrainte) à ce stade n’est pas un obstacle à la poursuite de la rétention dès lors que l’éloignement demeure une perspective et qu’en l’espèce c’est l’absence de document de voyage qui est à l’origine du retard dans la mise en oeuvre du départ au sens de l’article L. 742-4 du code précité.
En l’absence de toute illégalité susceptible d’affecter les conditions (découlant du droit de l’Union) de légalité de la rétention, et à défaut d’autres moyens présentés en appel, il y a lieu de constater que le grief, qui ne conteste pas la motivation de la décision du juge, est manifestement irrecevable.
PAR CES MOTIFS
REJETONS la déclaration d’appel,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d’une expédition de la présente ordonnance.
Fait à Paris le 28 décembre 2024 à 09h36
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE ET DE L’EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Demande en paiement relative à un autre contrat ·
- Contrats divers ·
- Contrats ·
- Syndic ·
- Sociétés ·
- Audit ·
- Enseigne ·
- Champagne ·
- Honoraires ·
- Comptable ·
- Mission ·
- Titre ·
- Cotisations
- Commission ·
- Chiffre d'affaires ·
- Sociétés ·
- Prime ·
- Employeur ·
- Clause ·
- Salarié ·
- Travail ·
- Contrats ·
- Calcul
- Contrats ·
- Taxi ·
- Global ·
- Transfert ·
- Vice caché ·
- Véhicule ·
- Contrôle technique ·
- Pneumatique ·
- Vente ·
- Procédure abusive ·
- Technique
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Désistement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Appel ·
- Acquiescement ·
- Procédure civile ·
- Dessaisissement ·
- Instance ·
- Conseiller ·
- Contentieux
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Ambulance ·
- Convention collective ·
- Employeur ·
- Transport routier ·
- Travail ·
- Démission ·
- Associé ·
- Astreinte ·
- Heures supplémentaires ·
- Salarié
- Relations du travail et protection sociale ·
- Demande en paiement de prestations ·
- Protection sociale ·
- Prothése ·
- Liste ·
- Charges ·
- Produit ·
- Prestation ·
- Sécurité sociale ·
- Référencement ·
- Générique ·
- Dispositif médical ·
- Devis
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Droit des affaires ·
- Concurrence ·
- Sociétés ·
- Créance ·
- Relation commerciale établie ·
- Rupture ·
- Ouverture ·
- Action ·
- Code de commerce ·
- Fait générateur ·
- Commande ·
- Procédure
- Dommages causés par des véhicules ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Âne ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Tribunal judiciaire ·
- Panneau de signalisation ·
- Vices ·
- Construction ·
- Copropriété ·
- Défaut d'entretien ·
- Photographie
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Faute inexcusable ·
- Victime ·
- Action ·
- Employeur ·
- Rente ·
- Préjudice ·
- Sécurité sociale ·
- Mort ·
- Tribunal judiciaire ·
- Titre
Sur les mêmes thèmes • 3
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Suspensif ·
- Tribunal judiciaire ·
- Représentation ·
- Ordonnance ·
- Garantie ·
- Appel ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Document d'identité ·
- Menaces
- Contrats ·
- Audit ·
- Coq ·
- Siège ·
- Saisine ·
- Mise en état ·
- Défaut de conformité ·
- Vice caché ·
- Qualités ·
- Directeur général ·
- Avocat
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Cotisations ·
- Contrainte ·
- Mise en demeure ·
- Urssaf ·
- Prescription ·
- Recouvrement ·
- Contribution ·
- Sécurité sociale ·
- Délai ·
- Action
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.