Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4 4, 11 février 2026, n° 23/03607
CPH Boulogne 20 novembre 2023
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CA Versailles
Infirmation partielle 11 février 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Absences injustifiées

    La cour a estimé que, bien que les absences aient été établies, le licenciement pour faute grave était tardif et ne pouvait pas être justifié, ce qui a conduit à la requalification du licenciement en cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était fondé sur une cause réelle et sérieuse, mais a accordé l'indemnité compensatrice de préavis conformément aux dispositions légales.

  • Accepté
    Ancienneté et application de la convention collective

    La cour a reconnu le droit de la salariée à une indemnité de licenciement en fonction de son ancienneté et des dispositions de la convention collective.

  • Rejeté
    Absence de justification du manquement de l'employeur

    La cour a jugé que la salariée n'a pas prouvé un manquement de l'employeur et a débouté sa demande d'indemnisation au titre du dispositif d'accompagnement.

Résumé par Doctrine IA

La salariée, Mme [P], a été licenciée par la société [1] pour faute grave, motif invoqué étant des absences injustifiées continues depuis le 18 mars 2021. La salariée contestait ce licenciement, arguant d'un surmenage et d'un sentiment d'isolement dus à une surcharge de travail et à ses mandats électifs.

Le Conseil de Prud'hommes avait jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse et avait condamné l'employeur à verser diverses indemnités. La cour d'appel, tout en reconnaissant la matérialité des absences injustifiées de la salariée, a considéré que le long délai entre la première mise en demeure et le licenciement, ainsi que l'ancienneté de la salariée, empêchaient de qualifier les faits de faute grave.

La cour d'appel a donc infirmé le jugement de première instance en ce qu'il avait dit le licenciement sans cause réelle et sérieuse. Elle a statué que le licenciement reposait sur une cause réelle et sérieuse, condamnant l'employeur à verser des indemnités compensatrices de préavis et conventionnelles de licenciement, tout en déboutant la salariée de sa demande relative au "dispositif d'accompagnement".

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, ch. soc. 4 4, 11 févr. 2026, n° 23/03607
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 23/03607
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Boulogne, 20 novembre 2023, N° F23/00066
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 4 mars 2026
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Sur les parties

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