Rejet 10 juillet 2002
Résumé de la juridiction
ne cour d’appel, ayant retenu qu’un procès-verbal de conciliation établi entre le maître de l’ouvrage, les constructeurs et le sous-traitant ne mentionnait que la stabilisation du remblai sous le dallage de la construction et diverses réparations liées aux vices de ce dallage et que les désordres de maçonnerie, qui n’y figuraient pas puisqu’ils étaient apparus après la remise en état du dallage, n’étaient pas la conséquence des désordres du dallage même s’ils avaient une cause commune, a pu en déduire que la reconnaissance de responsabilité des constructeurs ne pouvait valoir pour les désordres qui n’étaient pas apparus lors de la transaction et n’avait pas d’effet interruptif de prescription à leur égard.
Commentaires • 7
pendant 7 jours
Sur la décision
| Référence : | Cass. 3e civ., 10 juil. 2002, n° 01-02.243, Bull. 2002 III N° 159 p. 134 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour de cassation |
| Numéro(s) de pourvoi : | 01-02243 |
| Importance : | Publié au bulletin |
| Publication : | Bulletin 2002 III N° 159 p. 134 |
| Décision précédente : | Cour d'appel de Montpellier, 12 décembre 2000 |
| Dispositif : | Rejet. |
| Date de dernière mise à jour : | 6 août 2024 |
| Identifiant Légifrance : | JURITEXT000007046013 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Montpellier, 12 décembre 2000), que M. X…, maître de l’ouvrage, ayant entrepris la construction d’une maison sous la maîtrise d’oeuvre de M. Y…, architecte, assuré par la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), a chargé la société Aude Construction, également assurée par la SMABTP, de l’exécution des travaux dont le gros-oeuvre a été sous-traité ; que des désordres affectant le dallage étant apparus, une transaction est intervenue partageant la responsabilité entre le maître d’oeuvre, l’entrepreneur et le sous-traitant ; qu’alléguant de nouveaux désordres après reprise du dallage par une autre entreprise, M. X… a assigné en réparation M. Y…, la société Aude Construction et la SMABTP ;
Attendu que M. X… fait grief à l’arrêt de déclarer prescrite sa demande concernant les désordres affectant la maçonnerie, alors, selon le moyen :
1 / que la prescription est interrompue par la reconnaissance que le débiteur ou le possesseur fait du droit qu’il prescrit ; qu’ayant constaté que le procès-verbal de conciliation du 29 février 1988, qui comporte acceptation par la société Aude Construction et M. Y… de leur part de responsabilité respective dans les désordres constatés par l’expert Follet, emporte reconnaissance de responsabilité de ces constructeurs dans le désordre affectant son immeuble et que les désordres du dallage, visés dans la transaction et les désordres de maçonnerie, constatés plus tard, ont une origine commune, à savoir la nature argileuse du sol, la cour d’appel aurait dû en déduire que la reconnaissance de responsabilité des constructeurs valait également pour ces derniers désordres ; qu’en statuant autrement, la cour d’appel a violé l’article 1134 du Code civil ;
2 / qu’en conséquence, en jugeant que la reconnaissance par les constructeurs de leur responsabilité en ce qui concerne les désordres du dallage n’avait pas d’effet interruptif sur la prescription décennale concernant les désordres de maçonnerie dont l’origine était la même, la cour d’appel a violé l’article 2248 du Code civil ;
Mais attendu qu’ayant retenu que le procès-verbal de conciliation établi entre MM. X…, Y…, la société Aude Construction et le sous-traitant, décrivant les travaux de reprise des désordres, ne mentionnait que la stabilisation du remblai sous le dallage de la construction, la dépose du carrelage et diverses réparations liées au vice de ce dallage et qu’il était établi que les désordres de maçonnerie, qui n’y figuraient pas puisqu’ils avaient été constatés après les travaux de remise en état du dallage, n’étaient pas la conséquence des désordres de ce dallage, même s’ils avaient une cause commune, la cour d’appel a pu en déduire que la reconnaissance de responsabilité de M. Y… et de la société Aude Construction ne pouvant valoir pour des désordres qui n’étaient pas apparus lors de la transaction, celle-ci n’avait pas d’effet interruptif à leur égard ;
D’où il suit que le moyen n’est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne M. X… aux dépens ;
Vu l’article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne M. X… à payer à la SMABTP la somme de 1 900 euros ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix juillet deux mille deux.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Contrat de travail, rupture ·
- Clause de non-concurrence ·
- Clause de non ·
- Concurrence ·
- Condition ·
- Validité ·
- Contrepartie ·
- Dommages-intérêts ·
- Salarié ·
- Commission ·
- Producteur ·
- Société d'assurances ·
- Intérêt légitime ·
- Cour de cassation ·
- Emploi
- Inaptitude physique du salarié ·
- Inaptitude à l'emploi occupé ·
- Contrat de travail, rupture ·
- Cause réelle et sérieuse ·
- Travail réglementation ·
- Absence pour maladie ·
- Hygiène et sécurité ·
- Médecine du travail ·
- Absence du salarié ·
- Avis du médecin ·
- Licenciement ·
- Condition ·
- État de santé, ·
- Salarié ·
- Absence prolongee ·
- Branche ·
- Entreprise ·
- Intérimaire ·
- Code du travail ·
- Handicap ·
- Employeur
- Clause exorbitante du droit commun ·
- Séparation des pouvoirs ·
- Contrat administratif ·
- Définition ·
- Achat public ·
- Groupement d'achat ·
- Personne publique ·
- Marchés publics ·
- Tribunaux administratifs ·
- Décret ·
- Etablissement public ·
- Clause ·
- Juridiction administrative
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Publication postérieure au jugement d'ouverture ·
- Redressement et liquidation judiciaires ·
- Transfert ou constitution de droit réel ·
- Interdiction des inscriptions ·
- Compétence du liquidateur ·
- Entreprise en difficulté ·
- Inopposabilité ·
- Adjudication ·
- Répartition ·
- Sanction ·
- Liquidateur ·
- Branche ·
- Liquidation judiciaire ·
- Patrimoine ·
- Effet du jugement ·
- Droit réel ·
- Débiteur ·
- Immeuble
- Comité d'entreprise et délégué du personnel ·
- Modalités d'organisation et de déroulement ·
- Élections professionnelles ·
- Obligations de l'employeur ·
- Opérations électorales ·
- Mentions obligatoires ·
- Liste électorale ·
- Détermination ·
- Électeur ·
- Organisation syndicale ·
- Mentions ·
- Tribunal d'instance ·
- Domicile ·
- Affichage ·
- Election ·
- Adresses ·
- Salarié
- Conclusions initiales limitées à un chef du jugement ·
- Conclusions initialement limitées ·
- Conclusions ultérieures générales ·
- Conclusions de l'appelant ·
- Dévolution pour le tout ·
- Appel non limité ·
- Effet dévolutif ·
- Appel civil ·
- Possibilité ·
- Testament ·
- Consorts ·
- Appel ·
- Demande d'expertise ·
- Successions ·
- Désignation ·
- Legs ·
- Olographe ·
- Dévolution ·
- Nullité
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Affectation au sein de la même entité économique ·
- Changement au sein de la même entité économique ·
- Modification des conditions de travail ·
- Modification imposée par l'employeur ·
- Modification du contrat de travail ·
- Refus de changement d'affectation ·
- Contrat de travail, exécution ·
- Contrat de travail, rupture ·
- Pouvoirs et devoirs du juge ·
- Cause réelle et sérieuse ·
- Changement d'affectation ·
- Conditions de travail ·
- Domaine d'application ·
- Pouvoir de direction ·
- Faute du salarié ·
- Refus du salarié ·
- Appréciation ·
- Licenciement ·
- Modification ·
- Faute grave ·
- Condition ·
- Employeur ·
- Refus ·
- Changement ·
- Salariée ·
- Modification du contrat ·
- Préavis ·
- Contrat de travail ·
- Associations ·
- Branche
- Convention européenne des droits de l'homme ·
- Modification du contrat par l'employeur ·
- Modification imposée par l'employeur ·
- Protection des droits de la personne ·
- Modification du contrat de travail ·
- Modification du lieu de travail ·
- Contrat de travail, exécution ·
- Contrat de travail, rupture ·
- Respect de la vie privée ·
- Libertés individuelles ·
- Domaine d'application ·
- Pouvoir de direction ·
- Contrat de travail ·
- Refus du salarié ·
- Lieu du travail ·
- Imputabilité ·
- Modification ·
- Restrictions ·
- Article 8 ·
- Condition ·
- Employeur ·
- Atteinte ·
- Modification unilatérale ·
- Domicile ·
- Contrats ·
- Salarié ·
- Sociétés ·
- Travail ·
- Téléphone ·
- Minitel ·
- Usage professionnel ·
- Dédommagement
- Contrat de travail, durée déterminée ·
- Contrat présumé à durée déterminée ·
- Formalités légales ·
- Preuve contraire ·
- Contrat écrit ·
- Possibilité ·
- Durée ·
- Associations ·
- Absence de contrat ·
- Embauche ·
- Rupture ·
- Contrat de travail ·
- Code du travail ·
- Redressement judiciaire ·
- Salarié ·
- Redressement
Sur les mêmes thèmes • 3
- Responsabilité à l'égard du maître de l'ouvrage ·
- Responsabilité contractuelle de droit commun ·
- Action récursoire du maître de l'ouvrage ·
- Action contractuelle de droit commun ·
- Désordres réservés à la réception ·
- Désordres réservés non réparés ·
- Désordres affectant l'ouvrage ·
- Action en responsabilité ·
- Architecte entrepreneur ·
- Prescription décennale ·
- Désordres non réparés ·
- Domaine d'application ·
- Obligation de conseil ·
- Prescription civile ·
- Garanties légales ·
- Point de départ ·
- Délai décennal ·
- Responsabilité ·
- Application ·
- Ouvrage ·
- Responsabilité contractuelle ·
- Code civil ·
- Droit commun ·
- Délai ·
- Sociétés ·
- Marches ·
- Dommage ·
- Manquement
- Contrat de sous-traitance ·
- Contrat d'entreprise ·
- Contrat de sous ·
- Sous-traitant ·
- Définition ·
- Traitance ·
- Traitant ·
- Sociétés ·
- Matériel ·
- Locateurs d'ouvrage ·
- Main-d'oeuvre ·
- Qualification ·
- Devis ·
- Location ·
- Marches ·
- Apport ·
- Facture
- Date à laquelle la décision prend force de chose jugée ·
- Divorce, séparation de corps ·
- Arrêt prononçant le divorce ·
- Prestation compensatoire ·
- Arrêt frappé de pourvoi ·
- Effet suspensif ·
- Point de départ ·
- Cassation ·
- Exception ·
- Versement ·
- Divorce ·
- Pouvoir souverain ·
- Capital ·
- Épouse ·
- Vie commune ·
- Grief ·
- Cour d'appel ·
- Code civil
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.