Cour de cassation, Chambre civile 3, 26 mars 2020, 19-10.210, Inédit
TGI Paris 3 juillet 2015
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CA Paris
Confirmation 13 décembre 2017
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CASS
Cassation partielle 26 mars 2020

Arguments

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  • Accepté
    Violation des règles de majorité pour l'adoption de la résolution

    La cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait dénaturé le procès-verbal d'assemblée générale en considérant que la décision pouvait être adoptée à la majorité simple, alors qu'elle devait l'être à la majorité qualifiée des deux tiers.

  • Accepté
    Dénaturation de la délibération de l'assemblée générale

    La cour de cassation a jugé que la cour d'appel avait effectivement dénaturé la délibération en ne tenant pas compte de l'impact de la jouissance exclusive sur les droits des autres copropriétaires.

  • Accepté
    Non-respect du règlement de copropriété

    La cour de cassation a considéré que la cour d'appel n'avait pas correctement appliqué le règlement de copropriété en validant la délibération litigieuse.

Résumé par Doctrine IA

M. et Mme Q. ont contesté en cassation l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait rejeté leur demande d'annulation de la décision n° 21 prise lors de l'assemblée générale de leur copropriété, autorisant deux autres copropriétaires à jouir exclusivement des combles pour y entreposer un ballon d'eau chaude. Ils ont invoqué deux moyens basés sur la violation des articles 25 et 26 de la loi du 10 juillet 1965, arguant que la décision aurait dû être prise à la majorité des deux tiers des voix du syndicat des copropriétaires, et non à la majorité simple, car elle accordait un droit de jouissance exclusive sur une partie commune, nécessitant une modification du règlement de copropriété. La Cour de cassation a accueilli le premier moyen, estimant que la cour d'appel avait dénaturé le procès-verbal de l'assemblée générale en ne reconnaissant pas que la décision accordait une jouissance exclusive, ce qui requiert la majorité des deux tiers des voix. En conséquence, la Cour a cassé partiellement l'arrêt sans renvoi, annulé la décision n° 21 et condamné le syndicat des copropriétaires aux dépens, sans statuer sur le second moyen qui devenait inopérant.

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Commentaire1

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1La jouissance privative de combles communs est accordée à la majorité de l’article 26Accès limité
EFL Actualités · 2 juin 2020
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 26 mars 2020, n° 19-10.210
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-10.210
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 13 décembre 2017, N° 15/16794
Textes appliqués :
Article 627 du code de procédure civile.

Articles 25 et 26 de la loi du 10 juillet 1965, dans leur rédaction antérieure à celle issue de la loi du 24 mars 2014, ensemble l’obligation pour le juge de ne pas dénaturer l’écrit qui lui est soumis.

Dispositif : Cassation partielle sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041795479
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C300256
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Sur les parties

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