Cour de cassation, Chambre civile 3, 12 mai 2021, 20-14.902, Inédit
TCOM Chaumont 17 mai 2018
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CA Dijon
Infirmation partielle 21 janvier 2020
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CASS
Rejet 12 mai 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Existence d'un contrat de louage d'ouvrage

    La cour a estimé qu'il n'existait pas de contrat de louage d'ouvrage, la SEPRA n'ayant pas été engagée dans le cadre d'un tel contrat, mais ayant seulement mis à disposition du personnel et des moyens.

  • Rejeté
    Responsabilité de la société SEPRA

    La cour a retenu que les infiltrations d'eau étaient dues à des décisions du maître d'ouvrage et non à une faute de la société SEPRA.

Résumé par Doctrine IA

La société Nouvelle de Bourbonne (la SCI) a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Dijon qui a rejeté ses demandes d'indemnisation pour des remontées d'eau par capillarité dans les sous-sols d'un casino, l'opposant à la société Etude promotion architecture (la SEPRA) et à son assureur, la société Generali IARD. La SCI soutenait que la SEPRA était liée par un contrat de louage d'ouvrage et invoquait sa responsabilité décennale. La cour d'appel a jugé qu'aucun contrat de louage d'ouvrage n'était établi et que la SEPRA n'avait qu'une mission de mise à disposition de personnel et de matériel, rejetant ainsi la responsabilité décennale et contractuelle de la SEPRA.

La SCI a soulevé plusieurs moyens en cassation, notamment la dénaturation des factures et des correspondances qui, selon elle, ne mentionnaient pas explicitement une mise à disposition de personnel et de matériel (premier et deuxième moyens), ainsi que l'erreur de qualification juridique du contrat et l'opposabilité d'un aveu (troisième et quatrième moyens). Elle a également contesté l'absence de qualification du contrat par la cour d'appel (cinquième moyen), l'erreur de ne pas reconnaître un contrat de louage d'ouvrage malgré la mise à disposition de personnel et de matériel (sixième moyen), l'immixtion du maître de l'ouvrage dans la direction des travaux (huitième et neuvième moyens), et enfin, l'exonération de responsabilité de la SEPRA sans caractériser une faute exclusive de la victime présentant les caractères de la force majeure (dixième moyen).

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant que les factures et correspondances n'avaient pas été dénaturées et que la qualification juridique des relations contractuelles relevait de l'appréciation souveraine des juges du fond. Elle a également jugé que l'immixtion du maître de l'ouvrage dans la direction des travaux ne remettait pas en cause la qualification du contrat et que la responsabilité de la SEPRA n'était pas engagée, toutes les causes des désordres étant imputables aux décisions du maître de l'ouvrage. La Cour a ainsi confirmé l'absence de contrat de louage d'ouvrage et l'absence de responsabilité de la SEPRA, en se fondant sur les articles 1779, 1787 et 1354 du code civil dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance du 10 février 2016.

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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 12 mai 2021, n° 20-14.902
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 20-14.902
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Dijon, 21 janvier 2020, N° 18/00811
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000043565833
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2021:C300424
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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