Conseil d'Etat, Assemblée, du 11 juillet 1975, 95293, publié au recueil Lebon
TA Grenoble 17 avril 1972
>
TA Grenoble 3 avril 1974
>
CE
Annulation 11 juillet 1975

Arguments

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  • Accepté
    Droit à la réintégration dans un emploi vacant

    La cour a estimé que le ministre de l'éducation nationale a commis une erreur de droit en refusant la réintégration de la fonctionnaire, en invoquant l'autonomie des établissements publics, alors que celle-ci ne pouvait faire obstacle à son droit à réintégration.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, rejette le recours du ministre de l'Éducation nationale visant à annuler le jugement du tribunal administratif de Grenoble qui avait annulé les décisions du ministre et du recteur de l'académie de Grenoble refusant la réintégration de Madame Y..., assistante titulaire de botanique à l'université de Grenoble, après sa mise en disponibilité. Le Conseil d'État rappelle que, selon la loi du 12 novembre 1968 sur l'enseignement supérieur et les règles fondamentales du statut des fonctionnaires, un fonctionnaire en disponibilité a le droit d'être réintégré dans un emploi vacant de son grade dans un délai raisonnable, indépendamment de l'autonomie des établissements publics à caractère scientifique et culturel. Le refus de réintégration basé sur l'absence de proposition des instances universitaires est donc une erreur de droit. Par conséquent, le Conseil d'État confirme l'annulation des décisions de refus de réintégration et condamne le ministre aux dépens.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, ass., 11 juil. 1975, n° 95293, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 95293
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Recours pour excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Grenoble, 3 avril 1974
Textes appliqués :
Loi 1968-11-12
Dispositif : REJET
Identifiant Légifrance : CETATEXT000007645507
Identifiant européen : ECLI:FR:CEASS:1975:95293.19750711

Sur les parties

Note : Cet arrêt était rédigé entièrement en majuscules. Pour plus de lisibilité, nous l’avons converti en minuscules. Néanmoins, ce processus est imparfait et explique l’absence d’accents et de majuscules sur les noms propres.

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n°68-978 du 12 novembre 1968
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Conseil d'Etat, Assemblée, du 11 juillet 1975, 95293, publié au recueil Lebon