Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 5 juillet 2023, 469778
TA Rennes 10 février 2021
>
CAA Nantes
Annulation 21 octobre 2022
>
CE
Rejet 5 juillet 2023

Arguments

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  • Accepté
    Droit à déduction de la TVA

    La cour a jugé que l'intention déclarée de la société d'exercer une activité taxable était suffisante pour justifier la déduction de la TVA, indépendamment de l'exonération de l'activité exercée.

  • Accepté
    Absence de fraude ou d'abus

    La cour a confirmé que l'absence de fraude ou d'abus dans l'intention de la société justifiait la déduction initiale de la TVA, même si l'activité exercée était exonérée.

  • Accepté
    Droit au remboursement des frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'État une somme à verser à la société au titre des frais de justice, conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes. Cet arrêt prononçait la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée réclamés à la société Château Vieuville Entreprise. Le ministre invoquait plusieurs moyens, notamment concernant l'exercice du droit à déduction et la régularisation de la déduction. Le Conseil d'État rejette le pourvoi du ministre et confirme l'arrêt de la cour administrative d'appel. Il rappelle notamment que le droit à déduction peut être exercé dès lors que la taxe devient exigible chez le fournisseur, même si l'activité économique envisagée ne donne pas lieu à des opérations ouvrant droit à déduction. De plus, il précise que la régularisation de la déduction doit être opérée si l'assujetti n'envisage plus d'utiliser les biens et services pour réaliser des opérations taxées en aval ou s'il les utilise pour effectuer des opérations exonérées. Le Conseil d'État confirme également que les modalités de régularisation sont fixées par les États membres et que la taxation des hébergements meublés avec services est soumise à certaines conditions. Le pourvoi est donc rejeté et l'État est condamné à verser une somme de 3 000 euros à la société Château Vieuville Entreprise au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 8-3 chr, 5 juil. 2023, n° 469778, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 469778
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Nantes, 21 octobre 2022, N° 21NT00981
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 25 avril 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000047792064
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2023:469778.20230705
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